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 Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]

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MessageSujet: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeJeu 19 Fév 2015 - 12:04


Oh, it's you ... Great ...
" Johan & Malachi "


Malachi était de mauvaise humeur, et c’était le moins que l’on pouvait dire. Il avait été réveillé ce matin par un texto, un message de la part d’un des grands manitous du groupe de rebelles à qui il appartenait depuis plusieurs mois déjà. On lui demandait d’aller à la rencontre d’un mutant, qui avait été repéré en train de faire un boucan pas possible dans la forêt, à une dizaine de kilomètres de la ville. Les uprisings ne connaissaient pas les intentions de cet individu, qui pouvait tout aussi bien préparer un attentat, ou avoir perdu le contrôle de ses dons. Il devait donc aller jeter un coup d’œil afin d’identifier l’individu, et tenter de comprendre pourquoi il se montrait aussi visible : si les Uprisings l’avaient repéré, il y avait de bonne chance que les hunters aient entendu le bruit eux aussi. Il devait donc, si nécessaire, amener le mutant en lieu sûr, le temps que le danger soit écarté. Mal’ était conscient de la raison pour laquelle on l’avait appelé : L’individu en question était potentiellement dangereux, si son don avait une expression aussi bruyante et voyante. Aussi, il devrait probablement le neutraliser avant de faire quoi que ce soit. Il n’était pas vraiment fan de ce genre d’idées, mais il se devait d’aider le groupe quand il en avait l’occasion. Alors il avait répondu lapidairement à ce message, avait pris juste le temps de se doucher et de boire un thé, avant d’enfourcher sa moto en direction de la forêt.

La machine infernale avala les kilomètres en moins d’un quart d’heure, la ville s’effaçant dans les rayons paresseux du soleil matinal, laissant la place à des sentiers boueux, une nature sauvage et déjà en éveil, malgré l’heure encore réservée aux lèves tôt. Les roues patinèrent dans la terre humide, à l’orée du bois, alors qu’il avançait à travers les premiers arbres. Il gara la bécane contre le tronc d’un énorme chêne et tendit l’oreille : il ne dut pas attendre bien longtemps pour entendre une série d’explosions, à peine lointaine, un peu plus loin dans la forêt. Il ôta son casque, et s’avança prudemment en direction du bruit. Il ne lui fallut parcourir que quelques mètres pour atteindre sa destination : il y avait une clairière, baignée dans la lumière du soleil et des… Flammes. La scène était apocalyptique :  il y avait des débris de bois, de roches et d’autres matériaux que Malachi ne savait identifier de là où il était. Les flammes léchaient paresseusement le sol par endroit, et au centre de l’hémicycle, se tenait un homme. Adossé à un arbre, le professeur d’histoire n’eut pas de mal à identifier le pyromane : il ne connaissait pas son nom, mais il avait déjà rencontré l’homme quelques mois auparavant, dans un centre commercial. Il l’avait vu perdre le contrôle, ou presque, de ses pouvoirs, perdu dans une foule compacte et inconsciente du danger que représentait cet homme qui semblait, littéralement, sur le point d’exploser. Mal avait du se jeter sur lui, comme un rugbyman, pour museler fermement les émotions du jeune homme, et l’empêcher ainsi d’imploser. Comment avait il deviné ? il ne l’avait pas fait, en fait. Il avait juste vu l’aura du jeune homme particulièrement troublée au milieu de la foule, visible comme le nez au milieu de la figure. Il avait ensuite remarqué l’onde autour des membres de l’inconnu, et en avait déduit qu’il était en présence d’un mutant en perte de contrôle. Alors il avait agi, comme n’importe qui l’aurait fait, à sa place, avec ses pouvoirs….

Et voilà qu’il se retrouvait à nouveau face à cet énergumène, qui semblait particulièrement concentré dans sa démarche de destruction de tout ce qui se trouvait dans la clairière. Etait il faché, ou simplement en train de s’entrainer ? Malachi ne pouvait pas voir son visage, se trouvant derrière l’homme qui s’agitait en silence. Le professeur réfléchissait à la meilleure stratégie à adopter : devait il d’abord l’anesthésier, puis l’approcher, ou plutôt lui parler et tenter de comprendre ses intentions avant de toucher à sa psyché. Il n’eut pas le temps d’y songer plus longtemps que l’inconnu se retournait, prenant conscience de sa présence. Mal’ croisa les bras, un peu sur la défensive, prêt à camisoler Johan au moindre geste suspect :

- Et bien, heureusement que je suis pas chasseur, parce que sinon, tu serais déjà mort …


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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeMar 3 Mar 2015 - 16:53


Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas.
From womb to tomb, we are bound to others.
Quelque chose avait changé. Quelque chose s'était produit. Je ne savais pas comment, ni pourquoi. Mais je ne pouvais que constater l'effet que cette chose avait sur mon pouvoir. Depuis que je l'avais récupéré suite aux évènements du Redwolf Castle, il était différent. J'étais différent et j'avais besoin d'être certain de cette évolution pour ne pas me retrouver vulnérable devant des inconnus et surtout des hunters. Je devais pratiquer, m'exercer et m'entraîner. Dans la forêt. Lieu paisible et calme où mes explosions ne pourraient faire de mal, où elles ne pourraient éveiller le moindre soupçon. Ainsi, je décidais de prendre mon véhicule et de m'enfoncer dans les profondeurs des bois alentours de la ville. J'avais l'habitude de le faire. Chaque fois que j'en ressentais le besoin, je m'isolais en cet endroit. Pour me défouler, pour m'entraîner ou tout simplement pour me vider l'esprit. Seul, je pouvais me libérer de toute cette colère qui m'animait et qui alimentait mon don jusqu'à m'en faire perdre le contrôle à l'occasion. Ce n'était arrivé qu'une fois. Et sans ce type, j'aurais pu me transformer en véritable bombe humaine. Il avait réussi à calmer ma colère pour ne laisser place qu'à ce doux sentiment d'espoir et de joie que je ne connaissais pas.

Arrivé au milieu de cette clairière étincelante, je posais mon sac derrière moi avant de m'avancer. Je retirais mes gants de plomb que je jetais maladroitement vers mes affaires. Je tremblais. Si j'avais raison, ces gants ne me seraient plus d'une grande utilité. En effet, depuis le retour de mon don, je m'étais surpris à pouvoir plus ou moins contrôler mon toucher explosif. Tout ce que j'effleurais n'explosait plus systématiquement. Et j'en étais le premier surpris. Après toutes ces années à batailler, cet espoir était à porter de main. Ainsi, dans une concentration accrue, j'attrapais le premier caillou et rien ne se produit. Aucune substance violette ne recouvrit la zone du toucher. Ce n'est que lorsque je le désirai qu'elle prit possession de l'objet. Je le balançais alors au loin et la première détonation retentit. Un sourire naquit sur mon visage. Un temps était révolu. Je continuais donc de m'entraîner. Les uns après les autres, mes expériences confirmaient mon hypothèse. Je contrôlais désormais ce don et le plomb ne serait plus qu'une barrière m'empêchant de l'utiliser.

La clairière était maintenant un véritable champ de bataille, où les fleurs avaient laissé place aux flammes. J'étais heureux. Heureux de l'évolution de mon pouvoir et de la fin des ennuis. J'étais celui qui contrôlait et d'une euphorie naissante, je me retournais pour l'apercevoir à quelques mètres seulement de moi. Mon sourire disparut. Ma joie également. L'indifférence remontait ainsi que ma froideur quotidienne. « Et bien, heureusement que je suis pas chasseur, parce que sinon, tu serais déjà mort… » Je ne savais pas depuis quand il m'observait, ni même s'il avait compris l'objectif de ce cataclysme. Je le fixais donc, les yeux dans les yeux, mon regard fusillant le sien. Je n'avais pas confiance. Il m'intriguait, m'intimidait mais je ne le laisserai pas me manipuler. Avais-je cependant le choix ? « Oui, heureusement pour moi... » Répondis-je sur un ton glacial. « Que me vaut donc cette visite impromptue ? Devrais-je me sentir menacer ? » Je me sentais déjà menacer. La dernière fois que j'avais crisé sa route, il m'avait contrôlé et je détestais cette sensation. C'est pourquoi, alors que je mettais les mains dans mes poches, j'attrapais ces calots que j'affectionnais particulièrement et que se révélaient être de véritables armes de combat lorsque je les touchais. Je m'apprêtais à l'attaquer, ou du moins à l'étourdir pour m'enfuir. Être en sa présence, je m'en passerai volontiers. « Pourquoi êtes-vous ici ? » Lui demandais-je alors dans le seul espoir de faire diversion. Ainsi, alors que je venais d'utiliser mon pouvoir sur mes calots, je les sortais et en lançais deux d'entre eux sur l'homme qui se tenait devant moi. J'en profitais pour déguerpir. Mais ma tentative fonctionnerait-elle ?
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeSam 7 Mar 2015 - 12:57


Oh, it's you ... Great ...
" Johan & Malachi "


De toute évidence, le mutant au toucher explosif n’était pas vraiment content de le voir. Pas spécialement étonnant, puisque leur dernière rencontre s’était soldée par l’infliction de sa part d’une grosse claque mentale, qui avait surement du traumatiser la bombe humain. Il n’en était pas spécialement faire, mais il avait agi dans l’urgence, pour sauver les personnes autour. Il y était probablement aller fort ce jour là, et il n’avait pas eu l’occasion de s’excuser d’ailleurs. Il l’aurait bien fait, mais le mutant s’était fait la malle avant même que lui-même ait pu retrouver ses esprits. Depuis ils ne s’étaient pas recroisés, et ils s’en étaient tous les deux très bien portés. D’ailleurs, le ton glacial de la bombe humaine ne fit que le faire se raidir encore plus. Il n’avait qu’une seule envie, assommer mentalement l’énergumène et le forcer à l’écouter. Cependant, il était sensé être agir de manière pacifique avec les autres mutants. Sauf que pour lui, mutant ou pas, un con restait un con, et celui là semblait vraiment en tenir une couche.

- Merde…

Avant qu’il n’ai pu ne serait ce que lui répondre, et tenter de le rassurer sur ses bonnes attentions – après tout, il était là pour lui donner un coup de main et l’éloigner de cette zone qui allait attirer irrémédiablement les hunters - Celui qu’il ne savait pas encore qu’il s’appelait Johan le mitraillait de questions. Puis il le mitraillait de choses bien moins … inoffensives. Il vit les mains de Johan se mettre à … briller ? avant qu’il ne lui balance des calots rougeoyant à la figure. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre ce qu’il faisait : il voulait lui faire du mal, et ces projectiles allaient lui exploser à la figure. Il s’écarta de la trajectoire du premier, qui s’explosa contre le tronc d’un arbre quelques mètres derrière lui. En revanche, le second rebondit contre sa jambe métallique, et il tenta de shooter dedans pour l’éloigner avant qu’il n’abime le métal. Le projectile explosa une milliseconde apres qu’il ait tiré dedans, un éclat lui griffant la joue droite. Il porta sa main à son visage et grimaça : Su-per, il n’avait pas besoin de ça. Ça n’était pas profond, mais la plaie le brulait désagréablement. On était plus dans l’intervention pacifiste, là, il allait commencer à devenir sérieusement désagréable.

Il ne pouvait pas poursuivre Johan en courant, puisqu’il en était incapable : sa prothèse « de ville » n’était pas faite pour qu’il cavale dans la forêt. Cependant, le mutant explosif n’était pas particulièrement discret, il écrasait les plantes et écartait les branches sur son passage, et suivre sa trace ne serait pas trop compliqué, tant qu’il avançait à bon pas. Et c’est ce qu’il fit, avançant une centaine de mètres derrière ce dernier. Il hésitait encore à la façon de neutraliser l’homme : devait il l’anesthésier, le faire rire, le rendre las ? Après tout il ne le connaissait pas suffisamment pour savoir les conséquences qu’aurait chaque émotion sur son comportement. Et ça, ça rendait sa mission délicate.

Quand Johan fut à nouveau dans son champ de vision, il vit se dernier s’acharner à essayer d’ouvrir la porte de sa voiture. Mauvaise, très mauvaise idée. Il ne pouvait pas le laisser filer comme ça, c’était hors de question. Il allait devoir agir, et pas de façon delicate. Mentalement, il attrapa l’aura de Johan entre ses mains et la serra, la serra fort, jusqu’à ce que l’excitation de l’adrénaline s’évapore, pour ne laisser qu’une boule grise et froide : la peur. La peur qui fait suffoquer, qui vous prend à la gorge et aux tripes, celle qui vous fait trembler, vous empêche de vous servir de vos mains et vous fait vous recroqueviller comme si vous vouliez vous enterrer sous terre. Malachi avait de la chance : Johan avait déjà ressenti la peur, comme 99% de la population humaine. Il n’avait qu’à l’accentuer, presque à l’excès, pour que ce dernier vive la terreur de sa vie. Il ne saurait pas pour quoi, ni de qui il était temps effrayé, mais les effets physiques de ce déferlement émotionnel serait implacable. Malachi espérait juste ne pas le faire tourner de l’œil.

Toujours en boitillant un peu, il avança vers le mutant prostré. Il n’aimait pas utiliser son don de cette manière. Il trouvait ça profondément contre nature, et contraire à ses convictions. Mais avait il eu vraiment le choix ? La bombe humaine avait essayé de le blesser, voire pire. Il baissa ses yeux à présent fluorescents, du fait de l’utilisation de son pouvoir, sur Johan. Il n’était plus qu’à quelques enjambés de lui. Il leva les mains, pour montrer au mutant qu’il n’était pas armé, mais son regard était glacial :

- Tu n’étais pas sensé te sentir menacé. Mais tu ne m’as pas laissé le choix. Si tu bouges une oreille, je te fais mourir de peur. Littéralement.

Il ne savait pas si il en était capable. Il ne l’avait jamais fait encore. Mais il savait qu’il en avait encore sous la pédale, et qu’il pouvait encore serrer l’aura de Johan bien, bien plus fort. Que se passerait il si il l’écrasait ? Mal’ avait toujours identifié cette aura comme le cœur émotionnel d’un humain. Transformerait il l’homme en un légume sans aucune émotion, ou le rendrait il fou ? Aucune idée, et l’idée d’essayer pour voir ne le charmait pas vraiment.

- Ecoute moi espèce de Psychopathe. J’étais venu te chercher, à la base uniquement pour te prévenir que tes petites sauteries étaient tout sauf discrètes. Si même mes « amis » l’ont repéré, je suis même surpris qu’aucun chasseur n’ait pointé le bout de son flingue pour t’occire. J’étais sensé venir te donner un coup de main, au pire pour fuir, au mieux pour t’aider à contrôle ton pouvoir. * il fixa Johan avec un rictus dur, touchant instinctivement sa joue blessée* Mais au regard de l’accueil, j’en ai plus hyper envie …



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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeDim 22 Mar 2015 - 13:35

Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas.
From womb to tomb, we are bound to others.
Je l’assommais de questions, désirant m'enfuir après avoir lancé les calots que je chargeais de mon don explosif. Ce que je fis rapidement sans prendre en conséquence les dégâts que mon pouvoir causerait à cet individu dont je me méfiais particulièrement. La dernière fois, il m'avait contrôlé. Je ne savais pas trop comment. A coup d'émotion, d'aura, d'empathie. J'ignorais son véritable pouvoir mais je n'appréciais pas l'emprise qu'il avait sur moi. J'aimais avoir le contrôle et, avec lui dans les parages, je ne l'avais pas. Ainsi, je m'enfuyais dans la forêt, déguerpissant à toute allure pour être hors de son champ de vision et de son pouvoir. Je courrais sans même me retourner, la fuite étant mon objectif pour le coup. Cependant, alors que j'arrivais à mon véhicule pour quitter les lieux, je ne pus m'empêcher de ressentir cette peur envahissante. Je ne contrôlais plus rien et je m'écroulais contre la portière de ma voiture sans pouvoir y échapper. Dos contre la taule, je me recroquevillais sur moi-même et prostrais comme jamais je ne l'avais fais. Ma plus grande peur me submergeait. Je revoyais mon passé et ce visage qui me terrorisait lorsque j'étais enfermé dans ce laboratoire. J'étais terrifié et je savais pertinemment d'où venait cette émotion. Ma respiration était saccadée, mon cœur battait la chamade et je ne pouvais rien faire pour m'en dépêtrer. Je réussis, cependant, à relever mon visage en direction de mon nouveau tortionnaire. Ses yeux fluorescents m'inspiraient la crainte et je ne pouvais que me laisser dominer par ce mutant au pouvoir démesuré.

« Tu n’étais pas sensé te sentir menacé. Mais tu ne m’as pas laissé le choix. Si tu bouges une oreille, je te fais mourir de peur. Littéralement. » J'accusais le coup et ne répondais rien. J'étais trop terrifié pour le faire et pour exprimer le moindre autre sentiment. La peur m'avait envahi et s'était même décuplée. Recroquevillé, je ne pouvais que le voir approcher. J'étais sans défense et, même si je n'appréciais pas la situation, je n'avais pas le choix. J'étais contraint de rester figé de peur par cet homme qui me faisait revivre mon pire cauchemar. Je me débattais intérieurement, me collant contre ma portière comme si le contact de la taule m'aiderait. Mes mains se serrèrent contre ma tête. Impuissant, je l'étais. Terrifié, également. « Écoutes-moi espèce de Psychopathe. J’étais venu te chercher, à la base uniquement pour te prévenir que tes petites sauteries étaient tout sauf discrètes. Si même mes « amis » l’ont repéré, je suis même surpris qu’aucun chasseur n’ait pointé le bout de son flingue pour t’occire. J’étais sensé venir te donner un coup de main, au pire pour fuir, au mieux pour t’aider à contrôle ton pouvoir. Mais au regard de l’accueil, j’en ai plus hyper envie… » Je le fixais d'un regard noir que je ne pus tenir longtemps, la peur me submergeant quand je ne m'y attendais pas. « Va... Va te fai...re foutre ! » Je tentais de me redresser. Difficilement, je me glissais contre ma portière, m'appuyant contre cette dernière pour ne pas chuter maladroitement.

Mais la peur me reprit soudainement. « Arrêtes ça, putain ! » Lui hurlais-je avec conviction alors que je voyais le visage de mon ancien bourreau juste devant moi. Je fermais les yeux, me répétant que ce n'était qu'une illusion. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'avoir et, comme si ce n'était pas déjà assez éprouvant, je commençais à entendre sa voix dans ma tête. Cette voix rauque qui m'avait traumatisé et torturé durant des années. « Je t'aurais, Johan. » « Non, lâches-moi ! » « Tu n'es qu'un pantin, une faible chose qui ne pourrait me résister bien longtemps... » Son rire diabolique me raidit. Je ne pouvais rien dire. J'étais pétrifié, figé. Cependant, alors que j'étais retombé à même le sol, mes mains se serrèrent contre la terre. Un sentiment de colère naissait un mois. Cet homme m'avait pourri la vie et me rendait colérique à chaque fois que j'y repensais. Ma peur se transforma alors rapidement en une colère noire. Une colère si intense que je ne pouvais l'arrêter ni la contrôler. J'essayais encore une fois de me relever, m'appuyant encore sur ma voiture pour le faire. Sauf que cette fois-ci mon pouvoir se manifesta et la substance violette que je dégageais quand il était actif s'empara de la portière. J'eus à peine le temps de m'écroule à terre que celle-ci explosa. J'avais peur, oui. J'étais également en colère. Et mes mains se mirent alors à briller. « ARRÊTES TOUT CA ! » Je me roulais alors en boule, ne sachant quoi faire, et hurlais plus fort que jamais.
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeMar 24 Mar 2015 - 23:32


I didn't mean to hurt you, but ...
" Johan & Malachi "


« Va... Va te fai...re foutre ! » . Mal dut se faire violence pour ne pas applaudir cyniquement à cette injonction des plus subtiles et raffinées : Bravo gars, continue, je ne t’aime qu’encore plus après une telle déclaration. Il se contenta de lever les yeux au ciel, alors qu’il avançait en direction de Johan qui était recroquevillé, paralysé, contre l’une des roues de sa voiture. Le pauvre type semblait être en transe, son visage incroyablement crispé, les muscles de tout son corps complètement tendus. Malachi n’avait pas la moindre idée de ce qui voyait Johan sous ses paupières agitées, mais son déclencheur était probablement particulièrement traumatisant pour le mettre dans un tel état. Il n’avait même pas poussé son don au maximum, à la base il n’avait voulu que dissuader le pyromane de s’enfuir, et l’immobiliser. A croire que ce dernier était un peu plus sensible que la moyenne, comme la plupart de ceux qui avaient vécu un évènement traumatique. Lequel, ça, il était bien incapable de le savoir.

. « Arrêtes ça, putain ! »
- Je veux bien mais pour ça il faut que tu lâches les clés de ta voiture et qu’on s’en aille. Tu fais un boucan d’enfer et ils risquent de débarquer à tout moment.

Il essaya de se rapprocher un peu plus, lentement, tout en relâchant progressivement son emprise sur l’aura du mutant, malgré une emprise encore ferme. Les émotions de ce dernier semblaient partir dans tous les sens, un imbroglio rutilant, presque agressif tant son aura brillait à l’intérieur de sa poitrine. Mal avait du toucher un point sensible pour que celle-ci devienne aussi instable. Il devrait se montrer prudent pour éteindre la peur qu’il lui avait instillée, la chute pourrait se révéler encore plus dangereuse et douloureuse pour le mutant. Or, il avait beau ne pas le porter dans son cœur, Malachi ne voulait pas mal au mutant, simplement le protéger de lui-même.

Il se pencha vers lui pour chercher ses clés et le relever, mais avant même qu’il ne puisse le toucher, Johan le fixa avec un air terrorisé et enragé. « Non, lâches-moi ! » Recul d’un pas, circonspection. De toute évidence, ce n’était pas à lui qu’il s’adressait : Johan le regardait sans le voir, comme en proie à une hallucination visuelle particulièrement vivace. Intéressant, Mal n’avait pas le souvenir que son pouvoir ait jamais eu cet effet sur quelqu’un. Il n’eut même pas le temps de répondre quoi que ce soit à Johan, pas le temps de desserrer un peu plus son emprise, qu’il vit une lumière sortir des mains du mutant et se répandre jusqu’à la portière de la voiture. Merde. Il eut tout juste le temps de se jeter à terre, les mains sur la tête pour protéger son crâne et sa délicate chevelure de la déflagration, que le souffle de l’explosion lui vrilla les tympans et chauffa la peau de ses mains découvertes. Il soupire : ce type était définitivement taré.
« ARRÊTES TOUT CA ! »
- TOI ARRÊTE DE TOUT FAIRE PETER D ABORD, SINON ON VA MOURIR AVANT MËME QUE TU AIS LE TEMPS DE TE CALMER

Il n’avait pas forcément voulu crier, mais le bourdonnement dans ses oreilles l’empêchait d’entendre sa propre voix. Il se redressa pour avancer à quatre pattes vers le mutant qui ondoyait d’une lumière qui était probablement la matérialisation de son pouvoir d’explosion, et qui menaçait de remettre ça à tout moment. N’importe quelle personne saine d’esprit aurait détalé en voyant Johan perdre le contrôle comme ça, responsable om non des effet de son don. Seulement voilà, déjà Malachi n’avait pas le choix, il devait le sortir de là. Et puis des mutants qui perdent les pédales, il en avait croisé plus d’un, avec des pouvoirs plus terrifiants les uns que les autres. Il se traina jusqu’à lui, et attrapa son menton entre son pouce et son index, le contact physique ayant pour but d’accélérer le processus de contrôle. Malachi avait horreur de faire ça, toucher les gens pour accentuer son emprise, mais la il n’allait pas pouvoir faire autrement. Son visage était à quelques centimètres de celui de Johan alors qu’il soufflait entre ses dents, la respiration sifflante.

- T’es … vraiment … un gros con … Tu m’obliges à faire des choses que je ne voudrais faire à personne … * il secoua la tête, soupirant avant de reprendre* je vais éteindre tes émotions. Toutes. Ça va pas être agréable du tout. Tu vas te sentir faible, amorphe. Sans envie. Mais n’oublie pas : c’est dans ta putain de petite tête de pioche. Ca n’a rien de réel.

Il se sentait obligé de rassurer l’homme avant de lui infliger ça. C’était bête, mais si johan se le répétait constamment, que c’était pas réel, peut être que ce serait un peu moins désagréable pour lui. Malachi ferma les yeux pour se concentrer, visualisant l’aura tremblante du mutant dans sa tête, le menton de ce dernier toujours enserré entre ses doigts, fermement. Il gomma mentalement toutes les couleurs émotionnels du cœur de Johan, comme pour ne laisser qu’une toile blanche, totalement vide et neutre. C’était assez éprouvant pour Malachi lui-même, car l’opération nécessitait qu’il traque la moindre émotion, joie, colère, crainte, pour l’extraire de Johan et s’en débarrasser. C’était temporaire bien sur, mais pendant un court laps de temps, Johan oublierait ce que c’est d’être heureux. Ou triste. Comme si il ne l’avait jamais été, et ça, ça peut être dévastateur.

Sa manœuvre terminée, il s’appuya sur sa prothèse pour se redresser, puis souleva avec difficulté Johan par le col pour l’aider à se redresser. Le pauvre paraissait totalement dans les vapes.

- T’inquiète pas, ça va revenir tout doucement. Faut pas lutter. Maintenant passe moi les clés. Une portière en moins ou pas, faut vraiment, vraiment qu’on parte d’ici.


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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeJeu 9 Avr 2015 - 15:54

Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas.
From womb to tomb, we are bound to others.
« Je veux bien mais pour ça il faut que tu lâches les clés de ta voiture et qu’on s’en aille. Tu fais un boucan d’enfer et ils risquent de débarquer à tout moment. » Les flics, j'en avais rien à foutre. Oui, je faisais du bruit et oui, j'en étais conscient. Mais jusque-là, personne n'était jamais venu m'empêcher de m'entraîner. Je n'étais si con pour me montrer proche de la ville et exposer mon don au premier venu. J'avais choisi la forêt pour cette solitude et cette isolement. Ce n'était pas la première fois que je pratiquais ici. J'avais mes habitudes dans le coin. Mais c'était bien la première fois qu'un inconnu m'interrompait dans mes exercices. Traumatisé, apeuré, je ne contrôlais plus rien. Mes émotions me submergeait et l'autre abrutis contemplait la situation sans même bouger le petit doigt. Le peut et l’effroi me glaçaient le sang. Je ne contrôlais plus rien, la colère me consumant de seconde en seconde. Je faisais exploser contre mon gré la portière même de ma voiture et m’écroulais à terre. Mon pouvoir me dominait dorénavant. « TOI ARRÊTE DE TOUT FAIRE PETER D ABORD, SINON ON VA MOURIR AVANT MÊME QUE TU AIS LE TEMPS DE TE CALMER. » Recroquevillé en boule sur le sol, je ne bougeais plus. Je ne voulais pas perdre le contrôle. Je désirais plus que tout que cette colère et cette peur disparaissent à tout jamais. Cette période de ma vie devait être enterrée. Je croyais qu'elle l'était mais le mutant venait de me prouver l'inverse. J'en étais d'autant plus désemparé.

Je n'arrivais plus à penser. Ma seule crainte était maintenant la manifestation de mon pouvoir en plus de la peur de revoir mon tortionnaire dans ma vie. Une vie que j'avais tant d'année à trouver et à accepter. J'avais fuis des dizaines d'années avant de me poser ici, à Radcliff, et je ne pouvais tolérer qu'un type comme cet abrutis vienne gâcher tout ce que j'avais pu construire ici. Pourtant, je n'avais pas le choix. J'étais à sa merci, apeuré, en colère et sans défense. Cependant, le voir se rapprocher de moi et tenter de m'attraper le menton me soulagea d'une quelconque manière. Il n'en avait pas rien à foutre mais j'étais bien trop perdu pour espérer lui dire le fond de ma pensée et lui retourner une explosion pour le dissuader de me toucher. « T’es… vraiment … un gros con… Tu m’obliges à faire des choses que je ne voudrais faire à personne… Je vais éteindre tes émotions. Toutes. Ça va pas être agréable du tout. Tu vas te sentir faible, amorphe. Sans envie. Mais n’oublie pas : c’est dans ta putain de petite tête de pioche. Ça n’a rien de réel. » Je protestais pas un grognement et pestais intérieurement contre lui tout en souffrant le martyre. Contre toute attente, mes émotions s'envolèrent. Une à une, elles m'échappèrent sans que je ne puisse les retenir. Je me sentais plus calme, presque inoffensif et sans danger. En quelques secondes, tout disparut. Ma peur, ma colère, tout s'envola et je n'étais plus qu'un coquille vide avec des souvenirs qui ne me touchaient même plus. L'indifférence me portait et je me sentais planer comme jamais. Relevé de force par le mutant, je ne réagissais pas. J'étais un véritable légume sur pattes, ne sachant quoi faire. J'avais la grande impression d'être saoule sans pourtant avoir bu un seul verre. Mon corps entier me paraissait lourd. Mes jambes ne me supportaient pas et la réalité semblait si lointaine que je ne pouvais m'en approcher.

« T’inquiète pas, ça va revenir tout doucement. Faut pas lutter. Maintenant passe moi les clés. Une portière en moins ou pas, faut vraiment, vraiment qu’on parte d’ici. » Debout face à l'émotionnaliste, j'avais l'impression d'être en mer et de tanguer au fil des vagues. J'entendis ce qu'il me demandait mais ma réaction fut bien longue. Je ne réussis même pas à aligner deux mots que je finis juste pour sortir les clés de la voiture de ma poche. Je les lui tendais délicatement et ne pus les retenir bien longtemps. Je lâchais ainsi mon trousseau qui s'échoua sur le sol poussiéreux. Je me baissais, difficilement, croyant que j'allais m'effondrer tête la première contre la terre. Cependant, je réussis à reprendre mes clés et à m'avancer vers ma voiture. La portière du conducteur n'était plus un obstacle, détruite par ma précédente intervention. Ainsi je m'installais à ma place et posais ma tête contre le volant tout en cherchant à mettre le contact. Chose que je ne parvenais toujours pas à faire, vu mon état actuel. « Je...je...je dois...ren...trer... » Murmurais-je difficilement. Finalement, je réussis à mettre ma clé et à démarrer le véhicule. J'actionnais la vitesse et posais tout mon poids sur la pédale d'accélérateur. En une fraction de seconde, la voiture s'était emballée et était venue percuter l'arbre d'en face. Coincé sous l'airbag, je ne réagissais plus et patientais comme un moins que rien.
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeLun 13 Avr 2015 - 12:55


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" Johan & Malachi "


On ne l’y reprendrait plus à accepter d’aller sur le terrain. Ce n’était pas son élément, à Mal, il n’avait pas les épaules pour ça. Il était fait pour les salles de classe, les leçons particulières sur la transmutance dans son manoir, pour planquer des gens et garder des secrets. Il était bon pour apaiser les gens, pour effacer les peines et soulager les cœurs. Pour l’inverse il manquait de pratique, et son aversion pour cette utilisation la rendait approximative, dangereuse. Et l’état de Johan lui renvoyait en pleine face son manque de pratique de cette aspect de sa capacité : il était allé trop fort, trop vite, et avait manqué de la douceur et de la délicatesse qui le caractérisait d’ordinaire. Il avait juste été … Brutal, impatient. Le stress et l’angoisse du terrain étaient bien trop lourds pour lui, il était incapable de les gérer, comme le faisaient ceux qui prenaient des risques constamment. Il était un homme prudent, raisonnable. Mais il n’avait pas la trempe d’un homme d’action.

Le mutant au toucher explosif semblait au plus mal, et son état émotionnel se dégradait de manière exponentielle. Son aura n’était plus qu’une masse informe et indéfinissable, et si il le laissait comme ça plus longtemps, il allait imploser, littéralement ou non. Il avait du l’éteindre, l’éteindre complètement, et malgré son absence d’empathie particulière pour le type, il ne put s’empêcher de culpabiliser, le cœur serein, devant la masse grise qui ondoyait à peine à présent dans la poitrine de Johan. C’était presque mort, à l’intérieur, comme si la vie entière de Johan était à présent grise, sans aucune couleur ni relief. C’était un peu comme mourir, aux yeux de Malachi. Il aurait pu pointer une arme sur le front du mutant, celui-ci aurait probablement à peine réagit : pas de peur, pas de colère, pas vraiment d’instinct de survie, au final.

Le mutant explosif se redressa, hésitant, avec l’aide du motiopathe, qui avait l’impression de soulever un âne mort. Les jambes de Johan ne le portaient qu’à peine, son regard était vide, presque vitreux. Il tanguait comme un bateau ivre, cherchant dans ses poches lentement, terriblement lentement, alors que Malachi guettait le moindre bruit autour d’eux : si un hunter ou ne serait ce que la police n’arrivait pas dans les dix minutes, ce serait un miracle. Il y avait plusieurs débuts d’incendie autour d’eux, la portière finissant de se consumer à quelques mètres d’eux dans une fumée noire et malodorante. Malachi vit les clés s’échapper des mains du mutant, et avant qu’il ne put les récupérer, Johan se penchait, ou plutôt piquait tête la première en direction de ces dernières, les attrapant entre ses doigts malhabiles avant de se tourner vers son véhicule endommagé. Le motiopathe soupira : allait il vraiment Essayer de prendre la voiture lui-même ? tout seul, dans cet état ? Il l’observa faire, incapable de se décider à agir : Même éteint, Johan était dangereux. Peut être même plus qu’avant puisqu’il n’avait plus aucune idée des conséquences de ses actes. Il se contenta alors de suivre l’homme qui rampait presque sur son siège, l’entendant siffler entre ses dents ce qui ressemblaient à ses dernières volontés. Rentrer. Oui, mais où ? comment ? Johan réussit à enclencher le moteur, à actionner la vitesse et à démarrer. Pour s’encastrer vingt mètres plus loin dans un arbre.

- Mais qu’est ce que je fais dans ce merdier moi …

Il boita jusqu’à la voiture accidentée, se penchant prudemment sur Johan pour prendre son pouls : il était plus faible, mais constant. Il tira le dossier du siège pour mettre Johan en position quasi horizontal, puis pinça l’arrête de son nez fort, très fort : dans cet état, il ne pourrait rien faire du mutant. Il était complétement HS, et le professeur n’avait pas la force physique de tirer Johan de là, et encore moins de le porter jusqu’à un endroit sur. De l’aide. Il lui fallait de l’aide. Fébrile, il chercha sn téléphone dans sa poche, son esprit cherchant à toute vitesse qui il pouvait appeler dans ces circonstances. Un mutant ? non, si un chasseur arrivait, il aurait leur trois têtes pour le prix d’un. C’était trop dangereux. Non, plutôt un humain, une personne qui pourrait avoir une voiture, et suffisamment dingue pour l’aider. Et si un hunter venait, ils seraient 2 « présumés humains ». Il ne prendrait pas le risque de les occire. Il tapa sur un raccourci sur son clavier, sa main tremblant, comme s’il était en hypoglycémie.

- Viktor ? C’est Malachi, j’ai un …. Problème, un gros problème. Du genre qui n’arrivent comme les personnes, euh, comme moi. Il y a un accident de voiture, une personne est blessée et euh … Conditionnée. J’ai besoin que tu viennes, vite. Je suis à à peine un demi mile de la route 27, coté est de la forêt. Tu devrais trouver facilement, il doit y avoir une colonne de fumée assez visible … C’est assez urgent, s’il te plait

Entendre Malachi presque supplier quelqu’un de l’aider, c’était quelque chose de plutôt… peu commun. Et pourtant, il n’avait pas le choix. Il avait, comme qui dirait, lamentablement foiré sa mission. Et maintenant, il était en danger. Il avait mis la vie de Johan en danger aussi. Il ne pourrait pas se sortir de là tout seul. Il s’effondra contre le pneu de la voiture, sa prothèse le lançant terriblement, toujours à l’affut du moindre bruit suspect en attendant que la cavalerie arrive …





[ Libre à vous de voir qui veut répondre mtn ^^"]
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeMer 15 Avr 2015 - 16:29

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Tranquillement affalé dans son canapé, un café décaféiné offert par Merry lors de son passage matinal sur sa table basse et un roman policier dans la main, Viktor était bien loin des drames qui agitaient la vie des autres habitants de la ville. La mutation temporaire s’était envolée, et il profitait désormais de la joie de pouvoir toucher tout ce qui l’entourait sans risquer de griller l’électroménager ou brûler ses proches. Autrement dit, il était aux anges. Alors lorsque son portable se mit à vibrer, faisant apparaître le nom de Mal, il en conclut que ce dernier cherchait probablement à se désister de leur prochaine réunion d’handicapés. Mais la voix bien trop sérieuse qui parvint à ses oreilles suffit à lui rappeler qu’à Radcliff, les choses étaient souvent beaucoup plus graves. « Viktor ? C’est Malachi, j’ai un …. Problème, un gros problème. Du genre qui n’arrivent comme les personnes, euh, comme moi. » Viktor se releva d’un geste, cherchant sa prothèse de la main. Adossée contre le canapé, il l’enfilait déjà, continuant à écouter les informations que lui déversait le motiopathe. « Il y a un accident de voiture, une personne est blessée et euh … Conditionnée. J’ai besoin que tu viennes, vite. Je suis à à peine un demi mile de la route 27, coté est de la forêt. Tu devrais trouver facilement, il doit y avoir une colonne de fumée assez visible … » « Mal… » commença Viktor, plus pour demander d’autres précisions que pour tenter de se dérober à l’histoire, mais Malachi l’interrompt presque immédiatement. « C’est assez urgent, s’il-te-plait » Jamais ne l’avait-il entendu aussi désespéré. « Donne-moi dix minutes. » répondit-il, attrapant sa veste sur le dossier de chaise où il l’avait jetée la nuit dernière. Il vérifia juste que ses clés étaient bien dans une des poches et déboula de son appartement avec toute la rapidité d’un athlète, remerciant silencieusement les dieux de ne pas avoir arrêté le sport.

Sa voiture démarra sans problème, et il risqua une amende dans sa hâte de trouver la sortie que Malachi lui avait indiquée. Effectivement, une colonne de fumée lui indiquait la localisation de son ami et de sa situation mieux qu’un GPS. Quelques minutes plus tard il s’arrêtait à côté de la voiture accidentée avec un crissement des pneus et bondit hors de la voiture, prêt à faire ce qu’on attendait de lui. C’est à cet instant seulement qu’il vit la ‘personne blessée et conditionnée’ qu’il était censé aider Malachi à secourir. « Johan !? » s’exclama-t-il malgré lui, se précipitant sur le jeune homme. Ce qu’il vit lui tordit le cœur : il avait beau être vaguement au courant des aspects négatifs du pouvoir de Malachi, voir leurs effets sur le stripteaseur était une toute autre chose. Sans vraiment y réfléchir, sa main se glissa sur la joue de celui-ci et tourna légèrement son visage, autant pour s’assurer que celui-ci était encore conscient que dans le vague espoir de se prendre une claque ou une remarque salace, de quoi le rassurer que le brun allait bien. Mais rien ; c’était à peine si Johan réagissait à sa présence. Viktor se mordit la lèvre. « Tu y es allé fort… » dit-il d’une voix lourde de reproches. Il était presque en colère, et le regard qu’il dardait sur Malachi était bien loin de la joyeuse luminosité d’un chien sorti en balade qu’on y voyait habituellement.

Il semblait prêt à rajouter quelque chose, avant qu’une autre pensée lui traverse l’esprit, éteignant presque instantanément son ressentiment. Se passant la main sur le visage, il soupira. « Enfin, je sais comment il est. Tu n’as probablement pas eu le choix. » Ses doigts se refermèrent sur l’avant-bras de Johan, le soulevant juste assez pour voir les traces de brûlures entourant encore ses poignets, souvenir de leur dernière altercation. Viktor grimaça et, lorsqu’il se releva, le regard qu’il adressa à son ami était plus empreint de culpabilité qu’autre chose. Il n’avait pas raconté sa rencontre avec Johan à ce dernier, mais Malachi reconnaîtrait sans mal les marques sur la peau du mutant, si semblables à celles que le vétérinaire lui avait également infligées, lors de sa brève période d’électrokynésie. Il alla ouvrir la porte arrière de sa voiture et revint vers les deux hommes, faisant signe à Malachi de prendre un bras et lui l’autre. Soutenant ainsi le mutant à moitié inanimé, ils s’avancèrent jusqu’à la voiture – non sans difficultés, n’ayant entre eux que deux jambes en état, et Johan pesant nettement plus qu’Eleanor. Finalement, ils réussirent à le faire rentrer dans la voiture, et Viktor se retrouva à essayer de faire enfiler sa ceinture à Johan, qui avait l’air aussi enthousiaste à l’idée que si on lui avait proposé de faire ses impôts. Voyant qu’il n’y arriverait pas de suite, le vétéran jeta ses clés au professeur, qui après menait la barque.

« Où est-ce que tu l’emmènes ? » demanda-t-il lorsque le moteur de la voiture commençait à vrombir. Il avait beaucoup plus de questions à poser sur toute cette histoire, mais il ne savait pas combien Malachi pourrait lui confier, puisqu’il n’était pas membre d’Uprising. Autant commencer par voir ce que l’homme pouvait et était prêt à lui dire. Cependant, il ne put s’empêcher de jeter un regard sur Johan, qui n’en menait pas large. « Combien de temps est-ce que ça va durer, ta… suppression ? »



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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeLun 20 Avr 2015 - 19:24

Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas.
From womb to tomb, we are bound to others.
Tout tournait au ralenti. Ma vie, le temps, mes actions. Je ne ressentis même le choc engendré par l'accident que je venais de commettre. Je sentis simplement mon corps tout entier réagir et voler en avant alors que je n'avais même pas pris la peine d'accrocher ma ceinture. Bien heureusement, l'airbag me retint et mon visage le percuta sans émettre le moindre gémissement de douleur. Aucun son ne sortit de ma bouche et j'accusais le choc comme si rien ne m'était arrivé. Je restais planté sur l'airbag, attendant que le temps passe, que quelque chose me réveille. Je n'avais pas conscience de l'état dans lequel j'étais et continuais à être ce légume sans cœur, ni âme, ni conscience. « Viktor ? C’est Malachi, j’ai un… Problème, un gros problème. Du genre qui n’arrivent comme les personnes, euh, comme moi. Il y a un accident de voiture, une personne est blessée et euh… Conditionnée. J’ai besoin que tu viennes, vite. Je suis à à peine un demi mile de la route 27, coté est de la forêt. Tu devrais trouver facilement, il doit y avoir une colonne de fumée assez visible… C’est assez urgent, s’il te plait… » J'avais écouté sans réellement faire attention à ces propos. J'étais bien trop perdu pour retenir ces courtes phrases non-pertinentes et purement inintéressante pour le coup. Cependant, un mot retint mon attention, même si ce dernier n'éveillait aucun sentiment, ni aucune émotion de ma part. « Vik...tor... » Murmurais-je, abasourdi par le choc frontale de l'accident, et tombais dans les vappes.

« Johan !? » Je m'éveillais, sursautant par ce prénom que je ne connaissais que trop bien mais qui, pour une fois, ne m'interpellait pas. J'étais devenu faible, facilement manipulable et bien que je détestais l'être dans la vraie vie, je n'avais pas le choix ici. Je subissais sans broncher et sans pouvoir le faire. J'étais le légume que Malachi avait décidé que je serais en me retirant toute capacité émotionnelle. « Tu y es allé fort… » Je ne pouvais dire le contraire mais encore une fois, je n'avais plus la possibilité ni même l'intelligence et la compétence de donner mon opinion. J'étais, à l'heure actuelle, l'animal de ces messieurs. La pauvre bête en détresse. « Enfin, je sais comment il est. Tu n’as probablement pas eu le choix. » Toujours planté sur l'airbag, je sentis l'un de mes bras qui se soulevait. Je le fixais d'un regard vide, n'apercevant même pas l'homme qui agissait. Les secondes paraissaient être de longues minutes de supplices et je ne remarquais pas qu'on me déplaçait. J'avais la seule impression de voler pendant quelques minutes (en réalité quelques secondes) mais n'éprouvait aucune joie, aucune peur, aucune crainte. Je m'écroulais simplement sur les sièges arrières lorsque le vétérinaire abandonna l'idée de me mettre la ceinture de sécurité. Je tombais encore une fois dans les vappes.
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeJeu 23 Avr 2015 - 21:39


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" Johan & Malachi "


Malachi raccrocha en se sentant à peine plus soulagé que ce qu’il était en appelant Vik. Tant qu’il ne serait pas là, il ne se sentirait pas plus sorti de ce traquenard. Il continuait de surveiller Johan , et plus précisement l’espèce de boule grisâtre qui palpitait faiblement dans sa poitrine. Il espérait voir un peu de couleur raviver lentement l’aura du mutant, mais pour l’instant ce dernier était irrémédiablement en mode veille, ce qui mettait le motiopathe mal à l’aise. Il s’en voudrait terriblement d’avoir « cassé » Johan de manière durable. Il ne savait même pas si il était possible pour quelqu’un de vivre dans cet état durablement. Les personnes qu’il avait déjà vu vivre « naturellement » dans cet état étaient des personnes dans le coma, et des dépressifs si profonds qu’ils avaient coupé tout accès à leurs émotions, et ne les écoutaient absolument plus. Et on sait bien que les personnes au bord du suicide ou déjà en coma ne font pas partie de ceux bénéficiant de la plus grande espérance de vie. Il n’était même pas sur de s’il fallait qu’il réintroduise artificiellement des émotions dans l’aura de Johan ou non. Pour l’instant, il préférait s’abstenir : toucher à cette petite chose qu’il avait brisé n’était pas sage, surtout au regard de son propre état d’esprit, et des circonstances. Non il fallait faire les choses dans l’ordre : mettre l’enveloppe corporelle de Johan à l’abri, quelque part, se plaindre un coup et Ensuite, ensuite trouver une solution.

Il tourna la tête en direction du vrombissement du moteur de la voiture de Viktor, reconnaissant le véhicule entre mille avec un certain soulagement : il avait fait vite, plus vite qu’il ne l’aurait espéré. Il avait probablement du mettre le code de la route de coté pour arriver plus vite, mais il n’en ferait même pas mention, alors qu’il essaya de se redresser non sans difficulté. Sa jambe lui faisait un mal de chien, tellement mal qu’il devrait probablement passer à l’hopital pour vérifier que tout était encore à sa place, parce qu’il n’en était pas tout à fait sur. Il offrit à Viktor qui s’approchait un pâle sourire, alors qu’il s’agrippait à la portière restante pour se tenir debout. Ce dernier s’effaçait presque aussitôt alors qu’il voyait son ami se précipiter sur Johan avec une mine inquiète, son regard chargé de reproches. Su-per, en plus de ça il avait abimé un ami de Viktor. C’était décidément pas son jour, pas plus que celui de sa victime, en fait. Il lui répondit avec lassitude :

- Oui, Fort… Sinon j’aurais pas eu à t’appeler…

Si fort d’ailleurs qu’il sentait le contrecoup de sa prouesse mentale revenir comme un boomerang sur ses tempes. Il sentait la migraine poindre, et quand elle atteindrait son paroxysme dans quelques heures, il serait plié au dessus d’une cuvette de toilette à vomir tripes et boyaux en se promettant de ne plus jamais de sa vie sortir de son bureau. Vraiment. Mais pour l’instant, il ne pouvait que se mordre la langue et serrer les mâchoires : s’il n’avait pas manqué de psychologie et de finesse aujourd’hui, ils n’en seraient pas là, et Johan aurait probablement arrêté ses petits jeux de pyrotechnie sans broncher. Probablement. Il suivit Viktor en boitillant le plus discrètement possible pour l’aider à extraire Johan de la voiture, alors que la différence de taille entre les deux hommes était telle que Johan semblait totalement désarticulé, penchant dangereusement du coté de Malachi. Ils réussirent à l’asseoir sur la banquette sans que le mutant n’oppose la moindre résistance, mou comme une poupée de chiffon de 80 kilos. Il les fixait sans les voir, ce qui fit se serrer un peu plus le cœur de Mal dans sa poitrine. Il n’aimait pas savoir qu’il était la cause de cette situation. Il grimaça dans le dos de Viktor quand celui-ci lui donna les clés de la voiture, alors qu’il s’occupait d’attacher le corps de johan : il allait souffrir comme un chien à conduire avec sa prothèse cassée, mais il ne voulait pas affolé le véto un peu plus. Il s’était mis dans la merde, il devait en subir les conséquences maintenant.

- Je ne sais pas encore… Je pensais l’amener chez moi, mais en même temps, si il se réveille en colère, il saura où j’habite et, comment te dire … L’idée ne m’emballe pas plus que ça. Alors je suis tenté de l’amener à l’hopital, et de dire que je l’ai trouvé comme ça près de sa voiture accidentée. Sinon, faut trouver un endroit privé où on pourrait vérifier ses constantes et l’allonger … * il soupira, se passant une main tremblante sur son visage moite de sueur* Et combien de temps ça doit durer … ça aussi, c’est une bonne question. La dernière fois que j’ai utilisé ça pour me défendre, et pas parce qu’on me l’a demandé, j’étais en fuite, et j’ai pas attendu gentiment que le type reprenne conscience … Alors ça peut être dans dix minutes, dans une heure … un jour … Je sais pas, je sais pas…

Il secoua la tête, l’air désemparé et mort de honte. Son don n’était là pour ça, il ne voulait pas être capable de ça. Quand il ôtait des émotions, c’était pour soulager les gens, vaincre des peurs, surmonter la tristesse d’une perte. Pas pour les transformer en chair inerte et malléable. Il n’avait jamais eu cette curiosité malsaine qu’avaient certains mutants un peu trop fiers de jouer au Dieu. Il ne voulait pas savoir jusqu’où il pouvait pousser quelqu’un. Il ne voulait pas savoir de quoi il était capable. Il était suffisamment conscient des possibilités pour s’y risquer pour de vrai. Il s’effondra discrètement sur le siège conducteur alors que Vik ne le regardait pas, soulevant sa jambe artificielle sous le genou en grimaçant de douleur, puis de désarroi en voyant le sang sur ses doigts : les chairs avaient dû être bien amochées pour que ça se mette à saigner comme ça. Il boucla sa ceinture, inspira profondément, attendant que son ami prenne place à son tour. Il fit ses réglages, plantant la clé dans le démarreur, avant de murmurer, de manière presque inaudible :

- Je voulais pas Vik’… Je ne devrais même pas être capable de faire ça… Il a failli me tuer et j’ai … J’ai perdu mon sang froid …

Le moteur ronfle, manque de caler, mais finalement la voiture démarre, sans que Malachi ne sache vraiment encore où il allait. Loin d’ici en tout cas. Pour sa moto, il appellerait un garage pour aller la récupérer, mais l’important, à présent, c’était de quitter cette forêt de malheur …





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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeVen 24 Avr 2015 - 15:04

i never meant to hurt you...

 


Dès l’instant où il abandonna l’idée d’attacher sa ceinture, Johan s’affaissa sur la banquette arrière et perdit conscience. Viktor se mordit la lèvre, et jeta les clés à Malachi, comme dit précédemment. Il se retourna ensuite vers le mutant hors d’état, et lui redressa vaguement la tête, à l’aide de sa veste roulée en boule et placée dessous comme un coussin. Ce n’était pas parfait, mais ce serait déjà moins inconfortable que la position dans laquelle il s’était laissé tomber, et il aurait moins mal à son réveil. S’il se réveillait…  Chassant cette pensée, Viktor préféra se focaliser sur les informations importantes, comme leur destination. « Je ne sais pas encore… Je pensais l’amener chez moi, mais en même temps, si il se réveille en colère, il saura où j’habite et, comment te dire… L’idée ne m’emballe pas plus que ça. Alors je suis tenté de l’amener à l’hôpital, et de dire que je l’ai trouvé comme ça près de sa voiture accidentée. Sinon, faut trouver un endroit privé où on pourrait vérifier ses constantes et l’allonger … » Viktor ne dit rien, réfléchissant à la situation. Emmener Johan à l’hôpital lui semblait plus dangereux qu’autre chose ; il ne voyait pas le mutant se réveiller gentiment, et les conséquences pourraient être désastreuses pour lui comme pour ceux qui seraient présents. Enfin, s’il se réveillait en possession de ses émotions plutôt explosives, ce qui n’était pas sûr.

La réponse à sa deuxième question ne le rassura pas sur ce sujet. « Et combien de temps ça doit durer… ça aussi, c’est une bonne question. La dernière fois que j’ai utilisé ça pour me défendre, et pas parce qu’on me l’a demandé, j’étais en fuite, et j’ai pas attendu gentiment que le type reprenne conscience… Alors ça peut être dans dix minutes, dans une heure… un jour… Je sais pas, je sais pas… » La voix du professeur s’érailla, et Viktor posa une main réconfortante sur son épaule. « Eh, respire. Il vit encore, alors plutôt que de se perdre dans les ‘et si’, on va commencer par chercher des solutions aux problèmes qu’on peut contrôler. » Malachi secoua sa tête, mais mit le moteur en marche. Instinctivement, le vétéran mit une légère pression sur l’épaule où était posé sa main, avant de s’assoir sur sa banquette et le laisser reprendre la parole et la route.  « e voulais pas Vik’… Je ne devrais même pas être capable de faire ça… Il a failli me tuer et j’ai… J’ai perdu mon sang froid… » Viktor se mordit la lèvre. Il n’avait pas envie de dire ce qu’il avait à dire, mais entre les sentiments de Malachi et la vie de ce dernier, il n’avait pas de choix à faire. « Mal, je t’adore, tu es mon meilleur ami mais… Si tu ne peux pas garder ton sang-froid dans ce genre de situations, ta place n’est pas sur le terrain. Du moins pas sans supervision. » Il observa le visage de l’homme dans le rétroviseur, détaillant sa réaction à ce qu’il venait de rire. Puis, il secoua la tête, et son regard se déplaça sur le paysage qui défilait en dehors de la vitre.

« Enfin, ça c’est entre toi et ton… groupe. En attendant, prend la route pour aller chez moi. » Devant le regard que lui jeta Malachi, il continua : « Il habite dans le même quartier que moi, alors ce sera plus facile pour lui de rentrer si… quand il se réveillera, et comme il sait déjà vaguement où j’habite, ça m’est égal qu’il découvre l’adresse exacte. » Une vague tentative de sourire. « Mutant ou non, j’en ai affronté des plus coriaces, alors… même pas peur ! » Son sourire s’effaça lorsqu’il tourna la tête et aperçut Johan inconscient sur la banquette arrière, le soulèvement de son torse le seul signe de la vie qui y subsistait encore. Le reste du parcours se fit en silence, les deux amis enfoncés dans leurs pensées respectives. Finalement, Malachi gara la voiture de Viktor dans le parking souterrain de son immeuble, et celui-ci ouvrit la portière arrière. C’est lorsque l’autre descendit à son tour de l’automobile qu’il aperçut le sang sur sa jambe amputée. Le visage du brun pâlit, et il pointa silencieusement la blessure, cherchant la confirmation que celle-ci lui avait été cachée. Magnifique, il avait désormais deux blessés sur les bras. « Mes clés sont dans le cabinet à gants. Prends-les et monte ouvrir. » Malachi allait protester, mais Viktor le coupa aussitôt. « Je le porterai seul. Même sans ta jambe blessée, je saute moins la gym que toi, alors... » Encore une vague tentative d’humour, qui trahissait son calme de soldat. Tandis que le mutant clopinait vers l’ascenseur, Viktor se retourna vers la portière ouverte et s’empara de Johan, qui semblait un peu plus conscient. Ou peut-être était-ce un faux espoir.

Ayant délicatement déposé l’homme sur le sol le temps de verrouiller la voiture, Viktor le prit dans ses bras, comme un enfant qui se serait endormi en rentrant de voyage. Lentement – autant pour ne pas cahoter le mutant que pour éviter de se faire mal – il rejoint son appartement, priant pour que ses voisins ne se montrent pas.



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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeSam 2 Mai 2015 - 16:18

Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas.
From womb to tomb, we are bound to others.
Être inconscient, perdre le contrôle, me sentir faible et vulnérable. Jamais je n'aurais imaginé une situation comme celle-ci. Je me faisais pitié et encore heureux que je ne ressentais aucune émotion à l'heure actuelle. J'étais un légume et je préférais être ainsi plutôt que conscient de cet état pathétique dans lequel j'étais. Ainsi, jeter comme un animal sur les sièges arrières d'une voiture, je ne réalisais pas ce qu'il se passait autour de moi. Perdu, désorienté et sans émotion, je ne pouvais que me laisser faire et subir les gestes de ces hommes. Je me sentais bousculer, trimballer sur les sièges, ressentant tous les virages et toutes les bosses de la route. Je ne pouvais rien faire pour amoindrir les chocs alors je restais allongé sur la banquette, écoutant d'une oreille inattentive l'échange de deux acolytes. Je ne retenais aucunement leur mot et ne comprenais même pas le sujet de leur conversation. Alors que je me réveillais en douceur, après être tombé dans les vappes encore une fois, je ne pouvais que suivre le chemin qu'on m'ordonnait de suivre. Je n'avais pas la force de sauter du véhicule et encore moins d'ouvrir la portière arrière pour échapper à leur griffe. La voiture s'arrêta alors. Je gémis légèrement, sentant mon corps tiré vers l'air extérieur comme une vulgaire marionnette, et je me retrouvais rapidement posé à même le sol. « Viktor... » Répétais-je encore une fois, avec un air complètement sonné. Si un étranger nous croisait, il penserait certainement que j'avais pris une cuite, que je m'étais drogué ou que j'étais sous calmant. J'aurais préféré, malheureusement Malachi en était le seul responsable. Ce mutant diabolique m'avait vidé de toutes émotions. Quel salop ! Dorénavant porté dans les bras du vétérinaire, je le regardais avec des yeux enfantins avant de jeter un œil rapide à mon nouvel environnement. « C'est...c'est où ici ? » Peu à peu, je retrouvais ma conscience. Je ne ressentais toujours rien mais j'avais cette sensation d'aller mieux, de ne plus être ce putain de légume à qui l'on pouvait tout faire. Je revivais peu à peu, je sentais la vie revenir en moi. Était-ce normal ? Malachi y était-il pour quelque chose. Me débattant faiblement, je réussis à me défaire des bras du jeune Dawson et m'étalais sur son parquet la seconde suivante. « Ne me...touchez pas. » Dis-je aux deux hommes. J'essayais de me relever, de m'appuyer sur mes bras. Je n'y arrivais pas encore.
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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeLun 4 Mai 2015 - 15:52


Oh, it's you ... Great ...
" Johan & Malachi "


Malachi avait pris le volant sans discuter, pied au plancher. Il écoutait avec attention ce que disait Viktor, se concentrant sur la voix du vétérinaire pour ralentir les battements de son cœur jusqu’à un rythme à peu près décent. Il conseillait ça presque quotidiennement à ses élèves, alors autant essayer de se l’appliquer à lui-même, pour une fois… Attendant que le véto se décide sur leur destination finale, il s’engagea sur une route un peu moins rurale, pour se mêler à la foule des conducteurs sur un des axes principaux : ils en auraient pour une demi douzaine de minutes pour atteindre le centre ville, suffisamment pour que Viktor prenne une décision : de toute façon, lui-même n’en était pas capable, alors il préférait laisser ça entre les mains de la seule personne intacte dans cette voiture. Malachi jeta un coup d’œil dans le rétroviseur central pour vérifier l’aura de Johan à l’arrière : elle restait désespérément grise et terne, mais cela ne l’inquiétait pas, pour l’instant autant qu’il reste amorphe pour le temps du trajet en voiture. Il en avait déjà explosé une, cela l’embêterait qu’il abime celle de Viktor en plus de cela. Le professeur sourit pauvrement à la tentative de réconfort de Viktor : il lui était reconnaissant de son soutien, mais il était bien conscient qu’il avait clairement merdé sur ce coup là. Et qu’il avait intérêt à repérer ça au plus vite, et surtout au mieux.
Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, la seconde remarque de l’ancien militaire réussit à tirer un petit rire, un peu nerveux, à Malachi, alors qu’il double une vieille voiture allemande conduite par une dame au brushing tellement serré qu’elle ressemblait à un playmobil :

- Ahah, si tu savais à quel point je suis d’accord avec toi Vik … Je… Suis pas un soldat. Je ne suis même pas fait pour être sur le terrain à vrai dire, je le sais bien, ce n’est pas ma place. J’aurais jamais dû être là. « Ils » auraient dû envoyer quelqu’un d’autre.

Un silence. « Ils », c’était Sheldon et les décideurs d’Uprisings bien sur, qui n’avaient pas écouté les réticences du professeur quand ils avaient évoqué le fait de l’envoyer en mission. Il avait le don le plus adapté à la mission, peut être, mais il ne connaissait rien aux procédures, aux reflexes à avoir dans pareille situation. Il était juste… Pas fait pour ça, comme tu ne fais pas faire du tricot à un boxer. Ben lui c’est pareil : tu n’envoies pas un rat de bibliothèque souffrant d’anxiété raisonner un mutant doué d’un pouvoir explosif. C’était une erreur grossière de stratégie. Il se contenta d’acquiescer quand Viktor lui indiqua de prendre la route en direction de sa maison, tournant le volant pour couper la route à la femme playmobil, accélérant ostensiblement. Plus vite ils seraient rentrés et en sécurité, plus vite ils pourraient essayer de « rallumer » Johan. Et plus vite lui-même pourrait aller se rouler en boule pour dormir un demi siècle. Au bas mot.

Malachi se gara dans le parking de l’immeuble de Viktor, un peu à l’écart des autres voitures, et de la vue potentiel des curieux. La scène n’était pas banale, alors autant ne pas faire le spectacle non plus. Alors qu’il boita pour rejoindre Vik près de la porte arrière pour réceptionner Johan, ce dernier le congédia d’un air militaire, sans qu’il ait le moindre mot à dire. Il grimaça, mais il savait que l’ex militaire avait raison : il aurait été un poids plus qu’autre chose pour lui, alors autant ne pas lui trainer dans les pattes. Il chercha du regard les clés, avant de s’éclipser, clopin-clopant jusqu’à l’ascenseur. Dans ce dernier, il se confronta à son reflet dans le miroir, qui lui renvoya une grimace douloureuse : il avait un pan de sa chemise de complètement brulée, des égratignures sur le visage et les mains, et ses yeux n’avaient toujours pas retrouver leur couleur normal, et ressemblaient à deux néons bleus. Il tâta sa poche de veste, mais ne trouva pas sa paire de lunettes : il ne pouvait plus que prier pour ne croiser personne dans les étages. Il se rua sur la porte de Viktor, ses doigts tremblants sur la serrure, avant de pénétrer chez son ami. Il était déjà venu plus d’une fois, mais dans des circonstances bien moins… Critiques. Il s’installa dans le salon, et le temps que Viktor arrive, il détacha sa prothèse, en faisant attention à ne pas tacher le tapis. Viktor ne lui pardonnerait jamais de mettre du sang de partout. Il avait pris une serviette pour envelopper son moignon sanglant, grimaçant de douleur, alors qu’il entendit la porte de l’entrer claquer. Viktor arrivait avec Johan dans les bras. Il déposa celui-ci sur le parquet, à même le sol, alors que Mal se redressait pour inspecter émotionnellement Johan, qui se débattait faiblement. C’était plutôt bon signe en tout cas parce que s’il parlait, c’était qu’il avait quelque chose à dire. A Exprimer. Ça voulait dire que le verrou avait sauté, quelque part, et qu’il allait pouvoir essayer de repeindre les émotions sur l’aura du mutant. Il essaya de se redresser sur sa jambe valide alors que sa tête lui tournait dangereusement :

- Merde … Tes toilettes Vik, vite….

Il sautilla jusqu’à la salle de bain sans entendre ce que Johan disait à Viktor, et se courba devant la lunette des toilettes pour vomir tout ce qu’il avait dans l’estomac. Il le savait à présent, il avait trop tiré sur la corde ses derniers jours. Il avait utilisé son pouvoir sur trop de gens, trop fort, et maintenant son corps lui disait d’arrêter ses conneries tout de suite. Il s’essuya la bouche, s’appuyant sur le carrelage pour se redresser, avant un coup d’œil dans le miroir : ses yeux devenaient de plus en plus luminescent, et ses pupilles étaient tellement rétractés qu’elles ne se voyaient presque plus dans le bleu aveuglant de ses iris aux airs radioactifs. Il sautilla jusqu’à Viktor, s’appuyant sur l’épaule de ce dernier pour ne pas faillir. Il siffla entre ses dents, évitant soigneusement de regarder le véto dans les yeux pour ne pas l’inquiéter un peu plus :

- Ok … Je vais essayer de le réveiller doucement… Je te jure que je le touche à peine, assez pour qu’il sente quelque chose… De toute façon, je pourrais pas faire plus…

Dans l’état où je suis, allait il dire, mais il n’avait pas besoin d’en rajouter une couche. Alors que la nausée remontait dangereusement, il posa ses yeux mutantissimes dans ceux de Johan , et attaqua la manipulation, avec autant de douceur qu’il en était capable dans les circonstances actuelles… Il rendit à Johan un peu de colère, pour la logique Cœur/Cerveau, puis instilla du bien être, un sentiment de sécurité qui irradia rapidement dans tout son corps. Un truc qui disait plus ou moins « ok mec, le cauchemar est terminé » …


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MessageSujet: Re: Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal]   Moi aussi je suis ravi de te voir. Ou pas [Jo&Mal] Icon_minitimeJeu 7 Mai 2015 - 22:31

i never meant to hurt you...

 

« Ahah, si tu savais à quel point je suis d’accord avec toi Vik … Je… Suis pas un soldat. Je ne suis même pas fait pour être sur le terrain à vrai dire, je le sais bien, ce n’est pas ma place. J’aurais jamais dû être là. « Ils » auraient dû envoyer quelqu’un d’autre. » Intérieurement, Viktor souffla un peu. Que Malachi se soit accroché à l’idée de participer activement aux missions d’Uprising, plutôt que de rester dans un environnement qui lui seyait mieux, ç’aurait été un problème inquiétant. Non pas que le fait que ses supérieurs soient suffisamment aveugles pour l’envoyer sur le terrain était particulièrement rassurant… Ces pensées occupèrent Viktor jusqu’à ce qu’ils arrivent à son appartement, et qu’il se retrouve confronté au problème de transporter Johan jusqu’à chez lui. Il finit par se décider à prendre l’ascenseur, n’osant pas se risquer aux escaliers dans son état. Pendant qu’ils s’engouffraient dans la cage en métal, Johan murmura quelque chose. Tendant l’oreille, l’homme put discerner un « Viktor... » plus que faible. Son cœur n’en fit pas moins un bond : Johan était conscient, Johan avait conscience de ce qu’il se passait autour de lui, et cela l’affectait suffisamment pour qu’il tente de réagir. Pour toute réponse, il exerça une légère pression sur le corps de Johan, qu’il n’avait pas déposé, l’idée de devoir de nouveau se baisser pour le ramasser à l’arrivée de l’ascenseur plus terrible que le fait de continuer à le porter. La voix du mutant se fit à nouveau entendre au moment où ils passaient enfin le seuil de la porte d’entrée. « C'est...c'est où ici ? » « Chez moi. » répondit-il doucement, tentant un sourire rassurant.

Malheureusement, ce fut cet instant que Malachi choisit pour virer pâle et laisser s’échapper : « Merde … Tes toilettes Vik, vite… » avant de se précipiter vers la porte qu’on lui avait indiquée. Tentant de ne pas trop réfléchir à ce que ce nouveau développement disait sur l’état de son ami, il se retourna vers Johan et continua : « Je te promets que tu y seras en sécurité le temps de reprendre tes esprits. » Il parlait lentement, articulant chacune de ses paroles – moins par peur que le mutant ne le comprenne pas, mais plutôt parce qu’il se comportait toujours envers celui-ci comme il le faisait face à un animal sauvage ou blessé. Des gestes lents, une voix dont il se refusait à hausser le timbre, une façon de se tenir qui diminuait sa stature pourtant imposante… Le tout pour donner l’impression qu’il n’était pas un potentiel agresseur. Johan était peut-être plus intelligent que la majorité des patients du vétérinaire, celui-ci avait suffisamment interagi avec lui pour savoir que, sous ses jeux de manipulation, il réagissait souvent à l’instinct, préférant attaquer plutôt que de laisser une chance à son présumé adversaire de prendre le dessus. Ce ne fut pas suffisant, et Johan commença à tenter de se libérer des bras de Viktor, n’ayant visiblement pas pu attendre les cinq pas de plus qui l’auraient laissé s’écrouler sur le canapé. Il tomba donc sur le sol, pas de très haut puisqu’on le posait déjà, mais suffisamment pour que le choc le sonne une seconde ou deux. « Ne me...touchez pas. » dit-il, tentant vainement de se redresser sur ses coudes. Viktor se mordit la lèvre, n’ayant envie ni de le toucher contre son gré, ni de le laisser se débattre sur le tapis.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour se décider, et il ramassa délicatement Johan malgré ses protestations, pour l’allonger sur le canapé. « Je vais te faire un thé, d’accord ? » dit-il, se relevant doucement, avec une grimace qui révéla que sa prothèse n’avait pas apprécié de devoir soutenir son poids et celui de Johan, puis de faire des squats sans échauffement. Mais comparé à l’homme allongé sur son canapé, ou celui encore enfermé dans la salle de bains, il n’avait vraiment pas de quoi se plaindre. Et puis, comme ses camarades disaient… Quand tu ne peux plus courir, marche ; quand tu ne peux plus marcher, rampe ; et quand tu ne peux plus ramper, trouve quelqu’un pour te porter. Or, en cet instant, le vétéran se retrouvait à devoir porter deux soldats qui ne pouvaient même plus ramper, tandis qu'il marchait toujours. « Ça te réchauffera un peu, et je préfère te donner quelque chose de relaxant plutôt qu’un café ou de l’alcool… » Entre la caféine et l’effet dépressif de l’alcool, il ne se sentait pas prêt à faire des expériences sur la composition chimique du cerveau de Johan pour l’instant. Il partit donc en direction de la cuisine, alluma la bouilloire et mit trois sachets de thé dans trois tasses – Malachi et lui avaient également besoin de quoi se ressaisir – avant de revenir dans le salon. L’instant d’après la porte de la salle de bains s’ouvrait, laissant réapparaître le professeur. Il claudiqua jusqu’au canapé, et s’appuya tant bien que mal sur l’épaule de Viktor. Celui-ci allait lui proposer de s’assoir pendant qu’il irait lui chercher une béquille dans le placard, quand Malachi passa directement aux choses sérieuses. « Ok … Je vais essayer de le réveiller doucement… » Instinctivement, Viktor se tendit. Sentant sa réaction, l’autre tenta de le rassurer. « Je te jure que je le touche à peine, assez pour qu’il sente quelque chose… De toute façon, je pourrais pas faire plus… »

« Tu es sûr que… » commença-t-il, mais l’expression de Malachi lui annonça que ses doutes arrivaient trop tard, et que ce dernier avait déjà commencé à utiliser son don sur le mutant. Viktor se mordit la lèvre, mais ne dit rien. Il comprenait que son ami veuille réparer les dégâts, mais il était personnellement de l’avis que le mieux serait de laisser récupérer Johan à son rythme, sans le priver de nouveau du contrôle de ses émotions. Peu de personnes pourraient accepter ce genre d’invasions à répétitions, et il était entièrement certain que le brun allongé devant eux n’en faisait pas partie, bien au contraire ; il risquait d’exploser dès que l’occasion s’en présenterait. A espérer qu’il ne le ferait pas littéralement.



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