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 Now you see me- Feat. Clementine

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MessageSujet: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeJeu 25 Fév 2016 - 17:20

Now you see me
Lloyd
feat.
Clementine


 

 



 

 

Illud autem non dubitatur quod cum esset aliquando virtutum omnium domicilium Roma, ingenuos advenas plerique nobilium, ut Homerici bacarum suavitate Lotophagi, humanitatis multiformibus officiis retentabant.  Δ Lorem Ipsum

Il y a des jours où l’on s’ennuie plus que d’autre, et aujourd’hui en fait partie. Je n’ai même pas un de mes animaux à embêter, ils dorment tous. Comment peut-on passer ces journées à dormir ? Enfin bref, finit de me lamenter sur moi-même je décide de sortir. Prendre l’air ça aide à réfléchir, et ça détend, et on peut parfois trouver des trucs intéressants à faire en ville si on se débrouille suffisamment bien pour éviter les hunters qui se baladent avec leurs super appareil détecteur de mutants.  Ce n’était apparemment pas suffisant de nous traquer comme des chiens maintenant ils ont juste besoin de nous croiser, génial !

Enfin bref, je n’ai pas décidé de quitter mon appart pour me morfondre, ça je peux très bien le faire depuis mon canapé si je suis sorti c’est pour me changer les idées, ce qui m’as amené à errer en ville jusqu’au lycée. Ce bon vieux lycée de Radcliffe, j’en ai vécu des choses là-bas.  Dieu que je détestais cet endroit, même si c’est à cet endroit que mon don s’est révélé. Mais ça ne change en rien le ressentiment que j’ai par rapport à ce lycée. Et si j’allais chercher des indemnisations ? Il doit bien y avoir des trucs que je peux voler ! Quelques ordinateurs, peut-être les produits chimiques qu’ils gardent, ça doit valoir quelque chose non ? Les heures que j’ai perdues à suivre des cours là-dedans avec une bande d’abrutis qui utilisent les plus faibles pour réussir leurs études, et les professeurs qui n’en avaient rien à faire, rien que d’y penser cela m’énerve, c’était une autre époque certes, mais ce n’est pas si vieux que ça. Rancunier que je suis, je deviens Invisible et rentre dans l’établissement.

Les couloirs et les salles n’ont pas changées, je me souviens parfaitement bien des lieux. Certaines choses ont changées bien évidemment, il faut garder le bâtiment dans l’air du temps. Je me dirige vers les salles de sciences, je suis sûr d’y trouver quelque chose d’utile, c’est généralement là-bas que se trouvent les appareils électroniques. Je rentre dans une pièce à première vue vide, je pense que pour la santé mentale de mes victimes, il ne vaut mieux pas qu’ils voient un ordinateur se mouvoir seul et disparaître. Manquerait plus que je me retrouve avec des gens paniqués qui racontent à qui veut l’entendre ce qu’ils ont vu. Ça mettrait la puce à l’oreille des hunters et je tiens trop à a tranquillité pour me mettre en danger ainsi.

Je me dirige vers les ordinateurs, j’en débranche un, mon sac ne peut pas en contenir plus que ça. J’observe les alentours et observes les produits gardés dans la réserve. Des souvenirs me reviennent, je me souviens avoir pratiqué la chimie ici, j’étais plutôt douée, en même temps j’étais doué dans beaucoup de choses, c’est utile d’avoir une très bonne mémoire et de s’intéresser à tout. Si j’avais continué mes études il est possible que je sois revenu dans ce lycée en tant que prof.  Je sens comme un frisson qui parcourt mon corps et me retourne pour observer la pièce, j’ai l’impression que je ne suis pas seul. En voyant une…jeune femme ? Enfin, si on peut dire « voir » je sursaute, étouffe du mieux que je peux mon cri et arrête de bouger. La femme dans la pièce avec moi est translucide, j’hésite désormais entre courir vers l’hôpital psychiatrique le plus proche ou appeler les ghostbusters, mais la peur m’empêche de bouger. A la suite de la longue liste de choses qui m’effraient il faudra que j’y ajoute les créatures surnaturelles en tout genre.
© Gasmask




Dernière édition par Lloyd Wilson le Sam 5 Mar 2016 - 15:48, édité 1 fois
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Harvey Sunderland
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeSam 27 Fév 2016 - 10:52

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lloyd & clémentine
Je m’ennuie. Clémentine, je m’ennuie et, ça se sent donc ne démens pas, tu t’ennuies toi aussi. La fin d’année approche à grand pas, les examens, les révisions, les conseils de classe et autres lourdeurs administratives approchent tout aussi vite et nous nous ennuyons toutes les deux alors que tes élèves s’ennuient, eux aussi, devant leur copie d’examen. Tu es sadique, Clémentine, d’imposer de telles horreurs à des enfants alors qu’à l’extérieur de ta salle de classe il fait beau, il fait chaud, le soleil brille et appelle à la sieste. Tu détestes ton travail, tu n’as aucune patience avec les imbéciles et ta classe en est remplie. Tu détestes le principe même d’enseigner à des cancres, à des insolents, à des incapables, à des flemmards, à des petits cons qui te méprisent alors qu’ils doivent avoir à eux tous le QI d’une carpe asphyxiée. Et encore, je me trouve méchante avec ces poissons. Mais que fais-tu donc encore ici dans ce cas, ma petite Clémentine ? Tu corriges les copies d’une autre classe, tu jettes de temps à autre un regard exaspéré en direction de tes élèves aussi silencieux dans leurs respirations qu’un troupeau de buffles. Des idioties, voilà ce qu’ils écrivent, tu n’en doutes pas une seule seconde tout comme moi. Que fais-tu ici, ma princesse ? Ou sont donc passés tes rêves de grandeur, qu’as-tu fait de ton doctorat pour te retrouver à enseigner alors que ce n’est en rien ta passion ?

Ton portable s’éclaire : un message de ton imbécile de mari je présume. Archimède, dans toute la profondeur de l’espace et des milliers d’étoiles qui la composent te regarde un instant, troublée par l’horloge affichée sur l’écran. Où sont passés tes rêves, Clémentine ? Tu voulais aller dans l’espace, tu voulais errer dans la station spatiale internationale, tu voulais poser un pied sur Mars. Et te voilà à enseigner la géologie et la biologie à des adolescents qui préfèrent la pratique à la théorie hormonale. Tu m’écoutes, pour une fois, parce que ces regrets sont autant mes questions que tes constats. Un frétillement sur ta peau, tu te rends compte de justesse que perdue dans tes pensées, tu as relâché un instant ton attention et ta véritable nature reprend le dessus. Voilà pourquoi tu n’es pas dans l’espace, voilà pourquoi les portes de la Station spatiale internationale te sont inaccessibles : tu n’as pas le contrôle qu’il faut sous pression. Un froncement de sourcils, je te sens t’acharner à nier ce que tu es. Mutante, fantôme, cette fois même ton mari serait d’accord avec toi, tu vis dans un certain déni de la réalité. Et ton ton sec lorsque tu te lèves pour annoncer que l’heure est écoulée et qu’il est temps de rendre sa copie retranscrit parfaitement ton agacement et tes doutes. Tes élèves le sentent d’ailleurs : regarder les se jeter des coups d’œil angoissés. Celui du fond, dont j’oublie tout le nom, tente bien de faire le malin mais d’un sarcasme qui tranche avec ta timidité coutumière tu le remets à sa place. Un regard sur sa copie te suffit pour savoir qu’il n’aura pas la moyenne.

Un à un ils sortent, toi tu t’attardes un peu plus dans la salle de classe. Le texto reçu ? C’est bien ton mari qui t’envoie des encouragements. Aussitôt, ton sourire renaît, chasse ta fatigue, ton ennui. Il a ce pouvoir, cet imbécile heureux, que je ne comprends pas. S’il doit y avoir un mutant dans ce bas monde, c’est bien lui. Une anormalité de la nature qui t’éloigne de moi, te met des inepties dans le crâne, te convainc et te rassure plus que ton père ; chose que j’ai longtemps considérée comme totalement impossible. Un message, et il te rappelle que seules quelques heures désormais te séparent de son étreinte. Méfie-toi, méfie-toi ma petite Clémentine ! Parce que si l’insécurité révèle ta véritable nature, cette joie simple qui chasse ta morosité et te rappelle pourquoi tu enseignes a aussi cette capacité merveilleuse de te faire perdre le contrôle. De ton paquet de copies, une feuille t’échappe et c’est en la ramassant que tu te rends compte que ta peau est aussi claire que l’eau la plus limpide. Tu n’es pas totalement déphasée, merci bien t’entends-je chuchoter d’une petite voix. Dommage, ça m’aurait bien amusée de te voir disparaitre, perdre tes habits ou mieux encore, rester dans le spectre du visible mais n’être qu’un hologramme au travers duquel tes habits se seraient écroulés. Tu souffres d’un tel manque d’humour, ma princesse, c’est d’un triste… Et te voilà en plus qui prend ton inspiration et te réfugie dans la première salle venue au moindre mouvement de foule ; une autre classe qui a terminé sa journée faut-il supposer.

Chimie. La chimie et la biologie vont de paire lorsqu’on s’intéresse aux cellules, tu t’y sens donc presque chez toi. Aussitôt, non sans une certaine prudence attentive de peur de traverser sans t’en rendre compte, te voilà qui t’appuies contre le mur avant de fermer les yeux. Et de les rouvrir aussitôt. Tu es translucide, certes, mais tu restes lucide. Et tu sais aussi qu’avec ton déphasage progressif vont venir perte d’ouïe et perte de vue si tu ne stoppes pas instantanément le processus. Mais ce mouvement que tu as saisi au coin de l’œil… Tes yeux se plissent, une forme finit par se distinguer du reste de la pièce. Transparente, comme toi. Spectrale te souffle ton instinct. Ma petite Clémentine, serait-ce l’un de tes pairs, l’un de tes vrais pairs qui se tient devant toi ? Tu te redresses, fais un pas hésitant dans sa direction. Tu le vois et, confusément, tu sais que ton état à demi-déphasé en est la cause. Pendant une fraction de seconde, je te sens chercher tes mots, chercher la meilleure façon d’entamer la conversation. « Bon… bonjour ? Que… » Pour une fois, ce n’est pas ta timidité maladive qui te fait balbutier de la sorte mais l’incongruité de la situation. Tes yeux parcourent la classe rapidement à la recherche d’indices. « Qu’est ce que… qui êtes vous ? » Qu’êtes-vous même, telle est la question qui te brûle les lèvres mais que tu n’oses pas poser pour le moment.


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeSam 27 Fév 2016 - 18:24

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Alerte rouge ! Mon cerveau est en ébullition et c’est la panique à bord. Le bug total. Qui, ou plutôt  qu’est cette femme ? Mutante ? C’est ça, il faut que je reste rationnel les fantômes n’existent pas les mutants oui ! Bonjour ? C’est à moi qu’elle parle ? Parce qu’elle me voit ? Faites qu’elle parle toute seule parce que manifestement les seules âmes qui vivent dans cette pièce sont elle est moi, et je suis à peu près sûr que je suis invisible ! « Qu’est ce que… qui êtes vous ? » qui moi ? Comment fait-elle pour me voir ? « euh….salut ? Tu me vois ? C’est possible ça ? » J’ose parler, tout sauf rassurer près à me barrer en courant ou même en sautant par la fenêtre – enfin non, la seconde option est dangereuse-  bref c’est toujours la panique à bord et je ne sais pas quoi faire. C’est bien la première fois depuis toujours en fait que quelqu’un me voit alors que j’utilise mon don, ce qui est effrayant, un peu excitant mais surtout effrayant. « Lloyd, je m’appelle Lloyd et euh… » Trouve un mensonge allé ! Le vide total, je n’ai pas franchement pensé à préparer une explication au cas où quelqu’un me trouverais ici, en même temps je n’ai pas l’habitude de me retrouver dans ce genre de situation. "vous, vous êtes?"

Réfléchi ! Je dois bien pouvoir trouver un moyen de m’échapper d’ici pour de bon cette fois-ci ! Promis je ne reviendrais plus jamais dans cet enfer ! C’est dans ce putain de lycée qu’il fallait que ce genre de chose m’arrive, évidemment ! Ça n’est qu’une jeune femme, je ne risque rien à tenter de m’échapper hein ? M’enfin dans cette ville on ne sait pas sur qui on peut tomber si ça se trouve elle a le pouvoir de me tuer qui sait ? Clairement aujourd’hui j’aurais dû rester au lit, ou au moins flemmardé sur mon canapé à regarder des rediffusions à la télé ou bien Netflix parce que là clairement tout se barre en cacahuète, ou alors faire un reboot de la journée et repartir en mode sans échec. Ceci étant clairement impossible, il faut faire face ! « Tu es….tu sais…une mutante ? » S’il te plaît dis oui, s’il te plaît dis oui ! Prouve-moi que je ne suis pas fou ! De toute façon c’est la seule explication logique ! Je n’ose même pas bouger, et je suis presque sûr que ma tête de chien apeuré doit valoir le coup, enfin, pour ceux qui peuvent me voir parce que pour le moment je reste bloqué sur mode invisible pour la simple et bonne raison que je ne suis pas supposé être là !

Si seulement dans la vie on avait le bouton « retour en arrière » à disposition, je retournerais direct au moment ou je me plaignais que je m’ennuyais plutôt que d’avoir à affronter cet instant gênant ! Je mérite un prix à ce niveau-là, non pas que ce soit la situation la plus gênante qui soit, mais j’ai un don pour foutre les deux pieds dedans dès que je peux ! A force on pourrait croire que l’on s’habitue mais non, je ne sais toujours pas comment gérer ce genre de moment….En même temps je ne sais rien gérer du tout, suffit de jeter un coup d’œil à ma vie pour voir que les responsabilités m’échappe et que je ne suis qu’un gamin dans un corps d’adulte qui fuit factures et boulot en volant des ordis dans son ancien lycée se venger d’histoires qui datent de plus de dix ans… Il y a prescription là non ? Alors pourquoi je me suis entraîné là-dedans ? Bravo Lloyd ! Vraiment chapeau !....Relativisons, au moins à première vue ce n’est pas un hunter alors c’est déjà ça de gagné !

©️ Gasmask




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Harvey Sunderland
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeLun 29 Fév 2016 - 17:29

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Je pensais avoir tout vu avec toi, ma princesse, mais je dois avouer que tu m’épates et que tu arrives à me surprendre encore maintenant. Dix-sept ans que je suis morte et ton incapacité à contrôler ce que tu appelles mutation et qui n’est autre que ta vraie nature a toujours cette petite saveur d’inacceptable. Tu sais que si tu ne ralentis pas le processus, dans quelques secondes au mieux tu seras totalement déphasée et nue, au pire, tu ne seras qu’invisible et je ne pourrai rire que de ton désarroi. En soi, les deux me vont mais… mauvaise joueuse, Clémentine. Tu te réfugies dans la première salle de classe venue, salle de chimie m’informe l’environnement, pour diminuer les risques que l’on te voie comme ça. Les élèves crient dans le couloir, toi tu t’adosses à un mur dans un soupir. Et lorsque tu ouvres les yeux, c’est pour remarquer un mouvement. Infime. Qui se concrétise dans une silhouette aussi fantomatique que la tienne. Spectrale silhouette, silhouette similaire à la tienne. Voilà qui pique la curiosité n’est-ce pas ? Tu te redresses, tu t’avances, tu t’arrêtes : ma poupée, je crois que tu ne sais pas ce qu’il convient de faire. Je crois même que tu n’es pas sûre de ce que tu es en train d’observer. Mais oui, ma chérie, mais oui : ne nie pas l’évidence plus longtemps. Qui êtes-vous, a-t-on déjà vu question plus ridicule que celle-ci dans une telle situation ? Je ne pense pas et ton hésitation me souffle que toi non plus, tu ne penses pas avoir déjà vu pire entrée en matière. Qu’est-il, voilà la seule question à poser.

Au moins, tu as un peu de chance, Clémentine : le jeune face à toi, de ton âge d’ailleurs, semble aussi surpris que toi. Deux imbéciles dans une salle de chimie, ça sonne comme le début d’une mauvaise blague… je sens que je vais bien m’amuser. Et toi… « euh….salut ? Tu me vois ? C’est possible ça ? » Un petit rire détend tes lèvres, détend l’atmosphère. Ça te rassure, dans un sens, de le voir aussi démuni que toi face à cette situation plus que surréaliste : irréelle. « Je t’entends aussi, si cela t’intéresse…  » Tes bras croisés enserrent tes avant-bras pour mieux contrôler ta nervosité. Est-ce un fantôme lui aussi ? Un de ces élèves terrifiés par leur professeur de biologie un peu trop stricte, un peu trop immatérielle, qui se sont suicidés de terreur à l’approche de leurs examens de fin d’année ? Ose me dire, Clémentine, que cette idée saugrenue ne t’a pas déjà traversé l’esprit. Peut-être pas sous cette forme mais… si ton mari est superstitieux, toi, ma belle, tu as hérité bien malgré toi de cette certitude que les fantômes, spectres et autres ectoplasmes existent.

Un nouveau pas en avant, tu détailles en tentant d’être discrète celui qui se trouve devant toi. De toute évidence, d’ailleurs, vu son agitation, le silence n’est guère quelque chose qui lui convient dans cette situation. Jeune adulte de ton âge, où peu s’en faut, il n’est ni élève, ni enseignant. Tu ne l’as déjà jamais vu, ce qui n’a rien d’étonnant lorsqu’on considère sa surprise. Deviendrais-tu de moins en moins humaine pour parvenir à voir ainsi l’invisible ? La question te taraude, je n’ai même pas eu besoin de te la souffler comme un sifflement malsain qui s’entortillerait dans ton esprit, ronce mêlée à tes pensées, blessant et heurtant ta crédulité pour mieux s’enraciner en toi. Il aura beau dire, il aura beau faire, ton mari : tu ne peux lutter contre ce que te dicte ta conscience. « Lloyd, je m’appelle Lloyd et euh… vous, vous êtes? » Il t’extirpe de tes pensées, sauveur inconscient. Tu agites un peu tes sourcils de désapprobation. Vous êtes deux à ne savoir comment agir, vous êtes deux à tourner autour du pot dans vos questions, comme pour mieux éviter les réponses qui font mal. A-t-il seulement conscience de ne pas exister ? Tu me vois ? Oui, bien sûr qu’il en a conscience. Alors peut-être est le problème inverse, peut-être ne peut-il, tout comme toi, admettre que quelqu’un d’autre que lui n’existe pas. Ce constat te fait mal, plus que tu ne voudras jamais l’admettre, alors que ta volonté s’effrite. Il te fait mal, ce Lloyd, par sa seule présence. Bon sang que je l’aime déjà ce petit gringalet. Il ne paye pas de mine, mais il détruit ce que ton mari construit, avec minutie, à chacune de ses respirations. Pourquoi donc te débattre, Clémentine ? Parce que ton mari te répète de ne pas m’écouter ? « Clémentine. Clémentine Stevens, je suis enseignante dans cet établissement. Et toi tu… »

« Tu es….tu sais…une mutante ? » A ce simple mot, tes pensées se figent instantanément. Peste soit cet imbécile, bon sang, peste sur sa famille et toutes les générations d’imbéciles qu’il pourra avoir en faisant l’imbécilité de se reproduire avec d’autres imbéciles ! Ce n’est pas compliqué, bon sang, de voir l’évidence ! Fantôme, spectre, dame blanche, même esprit frappeur m’aurait convenu ! Mais directement il faut qu’il parle de mutant. Ne l’écoute pas, ma princesse, il se fourvoie comme tous les autres. Tu te redresses, malheureusement, d’une voix plus assurée. « Ca ne te regarde pas. » Un peu d’autorité pour cacher ton malaise face à l’appellation mutant ma petite ? C’est bien. Ce n’est pas beau de mentir, ton crétin de père te l’a répété à de trop multiples reprises. « J’imagine que tu penses en être un, et que c’est pour ça que tu t’octroies le droit de voler les ordinateurs ? »

Oh oh… ma petite Clémentine retrouve du poil de la bête. C’est ta nervosité qui te pousse à te réveiller, c’est l’ensemble de ton incertitude qui durcit ta voix et la rend un petit peu accusatrice. D’un mouvement de menton, tu désignes le sac de ce Lloyd qui te parait un peu trop volumineux et le câble qui en jaillit. « Tu te prends pour qui ? Pour un Peeves ou un Monte-en-l’air de bas étage ? » Un peu de colère et du sarcasme ? Et bien, ma chérie, tu nous fais un grand spectacle. Est-ce ton comique de mari qui t’apprend le risible ? Du haut de ton mètre soixante, avec ton épiderme si peu opaque qu’on en distingue les plus infimes veinules, tu es l’incarnation même de l’autorité, la puce.


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeMer 2 Mar 2016 - 17:50

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Et si je faisais une liste de toutes les merdes qui me sont arrivées dans ce lycée ? je pourrais facilement écrire l’équivalent d’un volume d’Encyclopédie. Et puis je commence à douter de ma mutation, invisible mes fesses oui ! Si cette fille peut me voir qui d’autre le peut ? Il va falloir que je fasse plus attention maintenant, et je vais flipper à chaque fois que je croise quelqu’un même si je suis invisible ! Ça va m’en causer des soucis tout ça ! Bon tant qu’elle ne sait pas ce que je fais ici, je devrais m’en sortir non ? Et si elle pouvait partir et me laisser finir ce que j’ai commencé ce serait sympas… Elle a l’air de faire partie du corps enseignant, n’a-t-elle pas un boulot ? Des élèves à saouler, dont elle se fiche comme de sa première chemise ? Un salaire à se faire sur le dos des élèves qu’elle n’aide pas ? « Je t’entends aussi, si cela t’intéresse…  »Oui ben merci, je me doute que tu m’entends si tu me vois ! L’un sans l’autre serait complètement stupide, d’autant plus que je suis supposé être invisible pas muet !

Et puis si elle pouvait éviter de se rapprocher de moi, pas à pas, je sais que je suis physiquement pas mal, mais pas franchement à l’aise dans l’instant ! Et elle ne me rassure pas cette femme, elle est translucide quand même…  Et donc j’avais raison, c’est bel et bien une enseignante, miss Stevens, vous ne m’inspirez pas confiance, je sais que tous les enseignants ne sont pas mauvais, mais si je me base sur mon expérience, ils le sont, alors je changerais d’avis lorsqu’elle me prouvera le contraire si je lui en laisse l’occasion. Je pose la question qui me brûle les lèvres, fait-elle partie des miens ou non ? En même temps poser la question est stupide…évidemment que oui ! « Ca ne te regarde pas. » Wow, c’est qu’elle pique celle-là ! Et puis refuser de le dire est stupide, que pourrait-elle être si ce n’est une mutante ? Les fantômes ça n’existe pas, je ne suis pas dupe, ce genre de truc ne résulte que d’histoire pour faire peur aux enfants au même titre que les vampires et les loups-garous, ça n’existe que dans notre imagination !

Je ne sais pas si elle répond de la même manière à ces élèves, mais elle ne doit pas être marante tous les jours. « J’imagine que tu penses en être un, et que c’est pour ça que tu t’octroies le droit de voler les ordinateurs ? » Que je pense en être un ? Oh darlin’ je sais que j’en suis un ! « Oh non, non, je ne suis pas un mutant ! je suis un extraterrestre venu de la planète Mars ! Que veux-tu je sois ? » Non mais sérieux… Et…qu’a-t-elle dit ? Les ordinateurs ? Et merde…grillé. « Tu te prends pour qui ? Pour un Peeves ou un Monte-en-l’air de bas étage ? » Un « Peeves » ? Depuis quand on est en Grande-Bretagne ? Et « Un monte-en-l’air de bas étage » Un peu de respect ! Je ne suis ni décédé, ni un voleur de bas étage – bon j’avoue que je ne fais pas le casse du siècle, et je ne suis ni Mesrine ni Arsène Lupin mais jusqu’à présent je ne me suis jamais fait attraper et mes occupations me rapportent suffisamment pour vivre !- « Pour ton information, je ne suis pas un Casper, je marche parmi les vivants ! Tout comme toi ! Et pour ce qui est des ordinateurs….Un homme dois manger ! » Et qu’est-ce que ça peut lui faire que je prenne des ordis, ce n’est pas elle qui les paye ! « tu comptes m’arrêter ? Parce que vous n’irez pas loin ! Jusqu’à preuve du contraire vous êtes la seule à pouvoir me voir et ce lycée me le doit bien ! » Et quoi qu’elle en dise, je quitterais cet établissement avec de quoi me faire suffisamment d’argent pour payer les coûts de la semaine à venir !
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeSam 19 Mar 2016 - 21:16

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Il n’a pas bien l’air menaçant, je dois l’admettre, et si on oublie qu’il vient de sortir des jupes de sa mère, je dirais même qu’il est plutôt mignon. Mais bon sang, Clementine, cesse-donc d’être fascinée comme ça par sa transparence, tu me fais honte. Tu l’observes, tu le détailles, tu l’approches avec lenteur comme le ferait un dresseur d’un animal sauvage. Que crains-tu, Clémentine ? Qu’il disparait, comme le spectre qu’il semble être ? Voilà qui est bien ridicule ma poupée : tu ne sais pas te volatiliser réellement, tu sais juste être là, puis ne pas être là. Regarde le : surpris de te voir surpris que tu puisses le voir. Aucun de vous deux n’est supposé être ici et pourtant… vous êtes là, à vous observer, à vous détailler. Par sa seule présence, il a le don de te déstabiliser. Par sa seule existante, tout le travail fait par ton stupide mari s’effiloche. C’est peut être pour cette raison que tu es là, à te débattre, à te battre contre mes murmures. Parce que tu penses à Dhan, tu penses à ce qu’il te chuchote lorsque tu paniques, tu penses à ce qu’il t’affirme, te répète. Tu es vivante, Clémentine. Et si tu vois un homme transparent… Tu réponds à sa question pour t’éviter de te laisser couler dans tes pensées. Enseignante, voilà ce que tu es. Et lui ? Et lui, il ne te répond pas. Ton autorité m’a toujours fait rire, ma princesse. A froncer les sourcils, à hausser le ton, à infléchir ta voix : ton petit mètre soixante n’aide pas à te faire respecter et cette incertitude qui tremble sur ta peau, cette peau translucide, translucide et semi-visible…

Sa question te déstabilise encore plus, tu sens l’air te traverser et ton corps devenir de moins en moins réel. Un peu plus, et on pourrait croire qu’une brise te disperserait dans les airs… Es-tu une mutante, Clémentine ? Réponds à la question du fantôme, sois une brave fille. Que vas-tu faire, ma puce ? Lui mentir, céder à la facilité, lui répondre la vérité au risque qu’il te prenne pour une folle ? Une mutante, quel manque flagrant de clairvoyance et de lucidité. Quel manque d’originalité aussi, c’est réellement décevant de sa part. Il avait pourtant si bien commencé… Et toi aussi, Clémentine. Quel besoin as-tu de te redresser de cette manière, de t’assurer, d’ouvrir grand les yeux et de respirer. Inspire, Clémentine, inspire l’air qui te traverse, l’air qui ne se loge dans tes poumons que pour te passer au travers du corps. Tu n’as pas besoin de respirer, Clémentine, tu n’as jamais existé et tout te le prouve. Ca ne le regarde pas. Là, elle est là ton autorité. Ta voix claque, irritée, agacée. Que caches-tu derrière cela, Clémentine ? Que caches-tu ? Ton malaise, les mensonges, tes convictions branlantes ou tes doutes ? Tu te réveilles, tu ne te laisses pas abattre : je dois bien te concéder cela. Aujourd’hui tu as décidé que tu existais et tout ce que je vais pouvoir te dire ne te détournera pas de ton déni. Et bien soit, fais ce que tu désires, borne toi à fermer les yeux, persiste donc à hausser le ton et à chipoter sur de moindres détails comme cet ordinateur qu’il a dans son sac. Je le sens bien, même, que tu te retiens de justesse d’ajouter que oui, tu vois son sac aussi. Et dans toute ton assurance, dans toute ta mauvaise foi…

Tu chutes, Clémentine. Et cette détresse qui t’enserre les entrailles ne peut me mentir, ne peut me le cacher. Tu le dis, malgré tout. Pour qui se prend-il. La question est là, retournée. Tu tentes de le mettre au pied du mur, cet homme semi-visible. Tu penses le mettre au pied du mur. Ses sarcasmes t’énervent plus qu’ils ne te calment, tu détestes être prise pour une imbécile, surtout sur ce sujet là. Tu t’énerves, tu t’agites, ta colère se confond au sarcasme. Risible, tu es risible. Tu sors le grand jeu, tu t’essayes à l’ironie mais tu te perds dans ton petit jeu funambule. « Pour ton information, je ne suis pas un Casper, je marche parmi les vivants ! Tout comme toi ! Et pour ce qui est des ordinateurs….Un homme doit manger ! » Tu tressailles. Il ne sait pas dans quel sable mouvant il vient de mettre le pied, mais je me réjouis d’avance pour la conversation que vous allez avoir tous les deux. J’en ris, de le voir te comparer à une vivante. Tu doutes, Clémentine, ne me le cache pas. Tu doutes, tu croises les bras d’un air assuré pour endiguer ce doute. Mais il est là, et il te noie. Tu ne retrouveras pas ton aspect normal rapidement, à ce rythme. « Tu comptes m’arrêter ? Parce que vous n’irez pas loin ! Jusqu’à preuve du contraire vous êtes la seule à pouvoir me voir et ce lycée me le doit bien ! » Tu inspires profondément, sans que cela ne change quoique ce soit à ton état. Tes veines deviennent rouges alors que la peau n’est plus là pour en biaiser la couleur, on peut même presque distinguer tes os et ton squelette. Tu es translucide, Clémentine : pas tout à fait absente, pas tout à fait là. Et si lui se revendique vivant… « Qu’est ce que tu en sais, d’abord ? » De quoi parles-tu, ma princesse ? Que ne saurait-il pas ? « Si je peux te voir, que ne puis-je faire d’autre ? Ne me sous-estime pas ! » Mais c’est qu’elle bluffe, la Clémentine. Elle bluffe et elle s’affirme. Elle panique. La colère, c’est ce qui se dresse entre toi et les larmes, entre toi et la crise de panique. Tu en aurais presque du mal à respirer. C’est pitoyable. Pourquoi n’ai-je donc pas de pop corn pour égayer le tout ? « Et qui te dit que tu es vivant, d’abord ? N’est ce pas la définition d’un spectre que d’être visible et invisible à son gré, n’est-ce pas la définition d’un esprit que de hanter les lieux qui lui ont porté préjudice de son vivant ? » Tu es magnifique, Clémentine. Tu es magnifique lorsque tu sors de ta chrysalide et que tu t’affirmes. Tu es magnifique, aussi, lorsque tu prononces à haute voix ces arguments que je te chuchote en continu. Je n’ai plus rien à faire, en dehors de te regarder saper tes propres convictions et établir les miennes. Et tu continues. « Regarde-toi, un peu : ce lycée te doit bien ces ordinateurs ? Tu ne marches pas parmi les vivants, Lloyd. Tu voles, tu disparais. Tu es aussi vivant que moi, tu es aussi mutant que moi : et ce ne sont pas des affirmations » Range donc cet index, Clémentine, range donc cet index que dans ta colère tu as pointé dans sa direction. Tu recroises les bras. « Qu’est ce qui te fait croire que tu es un mutant, d’abord ? »


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeDim 27 Mar 2016 - 14:17

Now you see me
Lloyd
feat.
Clementine


 

 



 

 

Illud autem non dubitatur quod cum esset aliquando virtutum omnium domicilium Roma, ingenuos advenas plerique nobilium, ut Homerici bacarum suavitate Lotophagi, humanitatis multiformibus officiis retentabant.  Δ Lorem Ipsum

La façon dont cette femme me regarde est très gênante, j’ai l’impression d’être un Alien, vraiment ! Elle ne devrait pourtant pas être aussi surprise de voir un autre mutant ! On est pourtant partout et même si on doit se cacher des hunters ce n’est pas si rare de croiser un autre mutant. Et elle est prof en plus d’être…bizarre ? Clairement elle ne vole pas bien haut dans mon estime. Je n’ai pas à m’inquiéter les profs dans ce lycée sont engagés par rapport à leurs capacité à se voiler la face…ils pourraient bien assister à un meurtre ils ne bougeraient pas le petit doigt ses enfoirés. C’est drôle comme la rancœur ne me quitte pas, je serais toujours en colère contre le corps enseignant de ce lycée, ils ont tous été aussi présents que mon daron lorsque j’ai encaissés les coups de mes camarades !  

Enfin bref j’apprécierais qu’elle arrête de me zyeuter, et qu’elle m’explique sa mutation parce que c’est bien chelou quand même, on dirait un hologramme qui servirait aux écoles de médecines pour observer l’intérieur du corps humain, c’est à la fois fascinant et dégoutant, et clairement, je suis heureux de ne pas avoir sa mutation, en même temps si un jour elle a un cancer ou un truc dans le genre elle pourra le repérer facilement ! « Qu’est ce que tu en sais, d’abord ? » oh ! Bah j’en sais rien moi, le fait qu’elle soit toute…frêle ! On dirait qu’un coup de vent pourrait la souffler au loin, et à moins qu’elle soit championne de krav maga ou championne de course à pied, je suis à peu près sûr de pouvoir m’en sortir ! « Si je peux te voir, que ne puis-je faire d’autre ? Ne me sous-estime pas ! » C’est mignon, on dirait un chaton qui essaie de faire croire qu’il est en fait un lion ! Et je n’y crois pas franchement ! Je sais que j’ai facilement peur mais, faut pas pousser non plus.   « Désolé, mais je ne pense pas que vous puissiez me mettre au tapis, et sachez que je cours vite ! » En même temps j’ai été entraîné toute ma vie à courir vite pour fuir, fuir les gamins qui se servaient de moi comme punchingball, puis fuir mon alcoolo de père, alors courir, je sais faire ! « Et qui te dit que tu es vivant, d’abord ? N’est ce pas la définition d’un spectre que d’être visible et invisible à son gré, n’est-ce pas la définition d’un esprit que de hanter les lieux qui lui ont porté préjudice de son vivant ? » Quoi ? Elle n’est pas bien cette fille ! Je mets tout ce que j’ai pour garder mon sang froid et ne pas rire, mais c’est difficile. « Regarde-toi, un peu : ce lycée te doit bien ces ordinateurs ? Tu ne marches pas parmi les vivants, Lloyd. Tu voles, tu disparais. Tu es aussi vivant que moi, tu es aussi mutant que moi : et ce ne sont pas des affirmations » ses mouvements et le sérieux dans ses yeux, tout ça est digne d’une pièce de théâtre comique « Qu’est ce qui te fait croire que tu es un mutant, d’abord ? »

Bon là je tiens plus, il faut que ça sorte, j’explose de rire, c’est qu’elle y croit en plus ! Elle est sérieuse !  J’essaie de me calmer du mieux que je peux avant de parler, j’en ai presque les larmes aux yeux d’avoir ri comme ça ! « Désolé ! Mais vraiment je tenais plus là ! T’y crois vraiment toi aux fantômes ? Et tu crois que tu es….morte ? Un esprit qui erre dans les rues de Radcliffe ? Toi et moi, on est bel et bien mutant ! Les fantômes ne sont que des histoires pour effrayer les enfants ! » J’ai dû mal à croire que cette fille se prend vraiment pour un fantôme ! Il faut se faire aider, voir un psy avant qu’elle se fasse du mal en essayant de traverser un mur ! « Je suis sûr que tu ressens la douleur, que tu as des sentiments, que tu as faim, que tu manges, que tu dors et que tu vieillis ! Toutes ces choses qui font de nous des humains, des êtres bel et bien vivants ! Je ne sais pas qui ou comment que tu t’es mis en tête ces histoires absurdes mais il faut arrêter d’y croire et affronter la dure réalité : fantômes, vampires, loup garous, ne sont que des êtres de papiers ! » Il y a bien la possibilité que certains ait des mutations qui les fassent s’apparenter à des créatures surnaturelles, comme moi à un fantôme, je veux bien avouer qu’on pourrait y croire, mais il y a des limites tout de même !

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Harvey Sunderland
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeDim 3 Avr 2016 - 21:05

now you see me
lloyd & clémentine
Tes poings serrés, ton regard, ta respiration, tes lèvres pincées : autant de signes avant-coureurs de ta colère que l’autre fantôme ne va pas pouvoir manquer. Mais pourquoi t’énerves-tu, ma princesse, au final ? Tu es habituée, depuis le temps, au sceptisisme et aux moqueries depuis le temps, ça ne devrait pas avoir pour toi goût de nouveauté que de le voir se rire de toi, se rire de ce que tu penses, de ce que tu es, de ce que tu fais… Et encore, tu as de la chance Clémentine, tu te contrôles encore suffisamment pour ne pas disparaître complètement et laisser tes vêtements se déposer lentement sur le sol. Tu t’énerves, ma Clémentine, et lorsque tu t’énerves, tu perds patience à toute vitesse. Tu es peut être un petit gabarit, tu es peut être honteusement timide, tu es peut être fragile, mais tu n’es pas du genre à te défiler dans ce genre de situation. Piquée au vif par ses réponses, tu te redresses. Qu’est ce que tu en sais, d’abord ? Ta question est bien évidemment double mais tu la désambiguïses sans attendre, incapable de laisser planer un doute qui risquerait de te faire perdre une réponse. Tu es fragile, tu es sensible, tu n’es guère menaçante et pourtant tu t’octroies le droit de bluffer comme pour mieux te revendiquer dangereuse. Ah… ma Clémentine… même un chaton encore aveugle serait plus dangereuse et que tes vitupérations, tu le sais bien pourtant. Et lui non plus n’est pas dupe. Que tentes-tu de faire, mon poussin, en te dressant de la sorte entre lui et la sortie ? « Désolé, mais je ne pense pas que vous puissiez me mettre au tapis, et sachez que je cours vite ! » Tu croises les bras. Et tu te perds. Tu te perds parce que tu chutes, tu te perds parce que tu revendiques à voix haute ce que je te dis, ce que je te murmure, que tu t’appropries pleinement tes doutes. Oh, que j’aimerais voir la tête de ton mari à cet instant alors que tu dérapes et que tu vois tes certitudes disparaître entre tes doigts comme un filet d’eau qui profitera de chaque faille pour s’enfuir. Un spectre, un fantôme, tu réalises qu’avec cette certitude emplie de doutes, tout peut s’expliquer, tout peut se justifier. N’est-ce pas le propre d’un esprit frappeur que de revenir hanter ce qui l’a tué dans sa vie antérieure, n’est-ce pas le propre d’un fantôme que de paraître et disparaître à son gré, de troubler l’existence des vivants pour se venger de sa propre mort ? Mais toi, Clémentine, dans ce cas là, qui es-tu, quand es-tu morte, pourquoi as-tu vieilli ? Je peux répondre à tes questions, il faut juste que tu lâches prise, que tu lâches encore plus prise et tu trouveras des réponses.

Regarde le, regarde le rire, pleurer de rire même. Tu sers les poings, ta respiration est difficile. Pénible. Tu déglutis, même, sans que ça n’y change rien. Tu devrais être habituée, pourtant, aux moqueries. C’est pour ça, aussi, que tu n’en parles que rarement de ces doutes qui te rongent. Mais chaque seconde à l’entendre rire te donne envie de t’enfuir dans une autre réalité, de te déphaser, de partir tes réfugier dans les bras de ton mari. Tu es faible, Clémentine. Défends-toi, ne laisse pas cet imbécile détruit des années d’effort qui viennent tout juste de se cristalliser. « Désolé ! Mais vraiment je tenais plus là ! T’y crois vraiment toi aux fantômes ? Et tu crois que tu es….morte ? Un esprit qui erre dans les rues de Radcliff ? Toi et moi, on est bel et bien mutant ! Les fantômes ne sont que des histoires pour effrayer les enfants ! » Tu serres les dents, tu lui lances un regard mauvais. « Ne t’excuse pas si tu n’es pas désolé. » Tu crispes ta mâchoire, refuses de te laisser embarquer dans une discussion qu’il sera incapable de comprendre. Courage, ma princesse, ou lâche, je n’arrive pas à trancher mais le fait est que… « Je suis sûr que tu ressens la douleur, que tu as des sentiments, que tu as faim, que tu manges, que tu dors et que tu vieillis ! Toutes ces choses qui font de nous des humains, des êtres bel et bien vivants ! Je ne sais pas qui ou comment que tu t’es mis en tête ces histoires absurdes mais il faut arrêter d’y croire et affronter la dure réalité : fantômes, vampires, loup garous, ne sont que des êtres de papiers ! »

Tu es déconcertée Clémentine ? Et bien sache que moi aussi. Parce que je ne m’attendais pas à ce que la situation s’inverse, je ne m’attendais pas à ce qu’il tente, à son tour, de te convaincre. Avec des arguments auxquels même moi je dois concéder de la pertinence. Cet imbécile ne perd rien pour attendre, s’il me fait perdre ces quelques pas que j’ai pu prendre sur tes pensées. Clémentine, ton poing se desserre, tu le fixes quelques secondes, le temps de formuler ta réponse. Même à moi, ce que tu penses reste inaccessible pour le moment. Qui vas-tu croire, Clémentine, vers qui la balance va-t-elle pencher aujourd’hui ? Ta vieille mère qui n’a, au final, toujours voulu que ton propre bien ou cet inconnu, voleur, moqueur, immature et, j’en suis certaine, violente qui n’hésitera pas à te frapper si tu restes au travers de son chemin ? Ta voix est douce, lorsque tu secoues légèrement la tête. « Je suis professeur de biologie, Lloyd. J’en sais plus que toi sur le corps humain, sur son fonctionnement. Mais je sais aussi quelle force à la psyché sur ce qui nous entoure. » J’ai gagné. Je le sais et tu le sais aussi. J’ai gagné, tu ne peux pas te dépêtrer de ton fil, petit oiseau pris au piège. « Il y a quelques années, les mutations aussi n’étaient que des fictions. Si tu n’es pas capable de remettre en perspective tous les mythes et toutes les légendes en tenant compte de la variable mutant, c’est que tu es stupide. Parce qu’au final, les loups garous, est ce qu’on ne peut pas poser l’hypothèse que ce sont des métamorphes ? » Je ne te suis plus, Clémentine… tu réfléchis à haute voix. Discussion incongrue entre toi et le vide, entre toi et un fantôme, entre toi et le voleur. « Les vampires, des immortels, les fantômes des… » Tu le fixes. « Des êtres comme toi et moi ? Tu n’as pas à te moquer de ce que je pense, ou alors tu as quitté l’école bien trop tôt pour manquer à ce point de jugeote et d’ouverture d’esprit. Maintenant, rends cet ordinateur ou je donne ton signalement à la police lorsque je ferais déclarer le vol. Parce que pour sortir de la pièce, tu vas devoir toucher la poignée. Et en touchant la poignée, tu vas laisser des empreintes. Que je saurais localiser avec exactitude. »



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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeLun 4 Avr 2016 - 18:07

Now you see me
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Illud autem non dubitatur quod cum esset aliquando virtutum omnium domicilium Roma, ingenuos advenas plerique nobilium, ut Homerici bacarum suavitate Lotophagi, humanitatis multiformibus officiis retentabant.  Δ Lorem Ipsum

Pauvre d’elle, elle croit vraiment qu’elle est morte, c’est triste ! Je crois même l’avoir blessée et énervée, mais en même temps j’ai tendance à énerver les gens ça ne change pas de d’habitude. Mais comment quelqu’un peut croire qu’il est mort ? Elle doit bien le sentir qu’elle respire non ? Je ne peux pas la laisser dans son délire, ce serait méchant de ma part non ?   « Je suis professeur de biologie, Lloyd. J’en sais plus que toi sur le corps humain, sur son fonctionnement. Mais je sais aussi quelle force à la psyché sur ce qui nous entoure. »  Et ? Qu’est-ce que ça change qu’elle soit prof ? Pourquoi ils pensent tous qu’être prof fait d’eux des êtres aux connaissances absolues ? C’est énervant cet air qu’ils se donnent !   « T’es prof de biologie ? Cool, mais il n’empêche que tu n’as pas la science infuse ! » Oups, j’y suis peut être allé un peu fort en haussant le ton de la sorte, mais les profs m’énervent ! Je souffle un bon coup pour me calmer, en me répétant que celle-ci ne m’as rien fait « Il y a quelques années, les mutations aussi n’étaient que des fictions. Si tu n’es pas capable de remettre en perspective tous les mythes et toutes les légendes en tenant compte de la variable mutant, c’est que tu es stupide. Parce qu’au final, les loups garous, est ce qu’on ne peut pas poser l’hypothèse que ce sont des métamorphes ? »On va se calmer sur les noms d’oiseaux, et ici ce n’est pas moi qui pense être décédée. Je peux comprendre son point de vue sur les métamorphes, et honnêtement, j’y crois, mais une meute d’homme loups, ou des êtres immortels qui se transformes en chauve-souris et ne peuvent sortir que la nuit ? Ça fait beaucoup ! « Quelques années ? Même quelques décennies. Soyons honnête ! Je suis sûr qu’elles sont là depuis plus longtemps qu’on ne le croit ! Certes ce ne serait pas étonnant de croiser un homme loup ou un immortel, mais ce que je cherche à dire c’est que tu n’es pas un fantôme et moi non plus c’est tout ! » J’espère que je m’en rendrais compte sinon ! Être mort et ne pas le savoir, ce serait étonnant, les gens ne pourraient pas me voir du tout, et surtout je ne pourrais pas les toucher, ni manger, ni dormi ni rien du tout, ce serait bien pourri ! « Les vampires, des immortels, les fantômes des…  Des êtres comme toi et moi ? Tu n’as pas à te moquer de ce que je pense, ou alors tu as quitté l’école bien trop tôt pour manquer à ce point de jugeote et d’ouverture d’esprit. Maintenant, rends cet ordinateur ou je donne ton signalement à la police lorsque je ferais déclarer le vol. Parce que pour sortir de la pièce, tu vas devoir toucher la poignée. Et en touchant la poignée, tu vas laisser des empreintes. Que je saurais localiser avec exactitude. »

Mais c’est qu’elle ne veut pas m’écouter « Je ne me moque pas de vous okay ? Je suis désolé d’avoir ri, c’était surprenant, mais je suis vraiment désolé, surtout si ça vous à blessée ! Mais si on remet en cause ce qu’est un fantôme, si on se met à dire que c’est juste un être invisible voir translucide alors okay nous en sommes, le problème c’est qu’un fantôme c’est quelqu’un de mort, décédé ! Et certes j’ai quitté l’école plus tôt que la plus part des gens, mais je l’ai quitté avec mon diplôme en poche ! Tu me dis que je manque d’ouverture d’esprit sans prendre en compte le fait que tu sois celle ayant tort ! » Au fil des phrases j’ai haussé le ton, fixant mon interlocutrice sans cligner des yeux, je pose l’ordinateur et m’approche d’elle « Voilà, plus d’ordi, et donc as de vol ! Mais toi et moi, on a quand même un problème ! Savoir qui de nous deux à raison ! » Un regard rempli de défit, je l’attrape par les épaules « tu vois ! En chair et en os, vivants, tous les deux ! Tu peux te croire morte et ne penser que ce qui est autour de toi n’est qu’illusions, mais je te le dit, tu es bel et bien vivante ! Ton sang court dans tes veines, et je le vois –ce qui est vraiment bizarre au passage !-  Qui t’as fait croire que tu étais morte ? » Je la lâche et lui souris gentiment, je ne veux pas jouer les méchants ici et je l’aie suffisamment énervée pour le moment, me prendre une baffe ce n'est pas dans mes plans futurs, alors si un sourire peut apaiser la situation, je suis prêt à le tenter ! Et on ne peut pas se mettre à croire tout seul qu’on est mort non ? qu’on se mettent à croire des choses que les gens nous répètent ça ok, j’en ai payé les frais avec mon père alcoolique qui me répétait quel naze j’étais tout comme mes camarades de classe, mais se dire qu’on est mort ça vient pas tout seul...si ?


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeMar 12 Avr 2016 - 20:26

now you see me
lloyd & clémentine
Oh, je sais bien ce que tu es en train de penser, Clémentine. Tu te dis que tu es stupide d’avoir parlé de tout ça à cet inconnu, tu te dis que tu es stupide d’avoir pu croire, l’espace d’un instant, qu’il allait te comprendre, qu’il allait te soutenir, qu’il allait écarquiller les yeux et admettre, lui aussi, cette amère vérité : que ni lui, ni toi n’êtes en vie, que vous n’êtes que des fantômes, des spectres ou que sais-je encore, à errer dans l’établissement comme pour mieux maintenir l’illusion de votre pitoyable existence. Mais tu es seule, Clémentine, seule dans ta tête, seule dans ton délire, seule dans tes doutes qui te tordent les tripes pour mieux te faire trembler. Toutes tes assurances ne te seront jamais utiles, Clémentine, ne seront toujours que du vent face à cette incertitude que je sème en toi depuis toujours. Tu ne peux pas me déraciner, tu ne peux pas me tuer, je suis comme une mauvaise herbe qui s’est immiscée jusque dans tes pensées les plus innocentes pour les pervertir et les rendre elles aussi chancelantes. Et lorsque tu te poses comme experte avec ta si risible fonction de professeur, tu dois bien admettre que j’ai gagné, Clémentine, que tu ploies sous la pression du doute pour t’agenouiller devant ton inexistence. Il se moque de toi, mais toi, tu refuses d’être dans le faux. Il faut bien que tu finisses par choisir, après tout, ce en quoi tu crois. Et aujourd’hui, là, maintenant, sans Dhan, avec moi et moi seule pour te souffler les réponses, c’est le camp de ta vieille mère que tu rejoins, dans une complète reddition. Et même si tu en viens à réfléchir à voix haute, tu dois bien reconnaître, ma petite Clem, que tu trahis ton mari en embrassant ta dépression latente. Et que tu n’arrives pas à t’en vouloir, pas alors que l’autre se moque. « T’es prof de biologie ? Cool, mais il n’empêche que tu n’as pas la science infuse ! » Pas alors que l’autre te dénigre, pas alors qu’il tourne en dérision ce que tu as mis des années à admettre, ce que tu refuses d’admettre tout en ne pouvant l’ignorer. « Quelques années ? Même quelques décennies. Soyons honnête ! Je suis sûr qu’elles sont là depuis plus longtemps qu’on ne le croit ! Certes ce ne serait pas étonnant de croiser un homme loup ou un immortel, mais ce que je cherche à dire c’est que tu n’es pas un fantôme et moi non plus c’est tout ! » Tu serres la mâchoire, tu te crispes en l’entendant déformer tes propos pour mieux te ridiculiser. C’est bien Clémentine, alimente ta colère, alimente ta frustration, alimente donc encore plus ce sentiment oppressante de solitude qui t’enserre et qui ne t’a jamais autant enserrée qu’à cet instant. Des larmes de fureur menacent de brûler tes yeux, tu essayes – en vain, mais est-ce réellement utile de le préciser ? – de te calmer. Sans succès. « Ecoute un peu ! Je n’ai pas dit qu’elles n’existaient pas, j’ai dit qu’elles n’étaient pas connues du grand public ! Et tout n’est qu’une question de perspective, bon sang, c’est ce que je… » Tes doigts glissent à tes tempes récupérer une mèche de tes cheveux qui a fui, traversé ton élastique. C’est ce que tu… Tu ne termines pas ta phrase, perdue comme tu es dans tes explications que même toi tu ne trouves pas… pas quoi, ma chérie ? Tu te perds, tu te perds vraiment dans tes pensées et lorsque tu reprends, c’est pour t’énerver et t’énerver davantage encore. Et tu remets l’ordinateur sur le devant de la scène, objet qui n’a pas quitté un seul instant ton esprit malmené par le doute et mes murmures. Menaçante, la petite Clémentine.

Mais sincèrement, ma petite fille, je ne suis pas totalement sûre qu’il se fasse avoir, le gugus, par ta colère et ta fausse assurance. Tu es un chaton, qui miaule, qui griffe, qui feule mais qui ne parvient qu’à attirer des regards tout brillants de bêtise et d’attendrissement. Regarde le donc bien, tente de t’imposer. Tu m’en veux, n’est-ce pas ? Tu as pourtant l’impression d’être convaincante, tu es presque aussi sûre de toi que le jour où tu as soutenu la thèse qui t’a valu le titre de docteur. Ah… ce jour là, que j’aurais aimé te distraire pour te faire bafouiller. Que j’aurais aimé que tu disparaisses devant le jury, que tu dévoiles aux yeux de tous ta véritable nature. Mais Dhan était là, comme toujours. Et actuellement, Dhan n’est pas là. Et ta confiance en toi s’étiole et disparait pour te laisser tremblante. Tu m’en veux, Clémentine, je le sais. Tu as envie de hurler contre moi pour que je cesse de sabrer à ce point tous tes efforts. Et tu lui en veux, à lui aussi. De se moquer. Malgré ce qu’il t’assure. Vas-y, Clémentine, alimente ta colère, nourris ta rage, embrase ta fureur. Tu ne payes pas de mine, avec ta silhouette fragile, avec ta peau diaphane, avec ton petit mètre soixante, mais tes yeux te rattrapent à cet instant, t’élèvent et le foudroient dans un brasier de colère. C’est bien, Clémentine, continue comme ça. « Je ne me moque pas de vous okay ? Je suis désolé d’avoir ri, c’était surprenant, mais je suis vraiment désolé, surtout si ça vous à blessée ! Mais si on remet en cause ce qu’est un fantôme, si on se met à dire que c’est juste un être invisible voir translucide alors okay nous en sommes, le problème c’est qu’un fantôme c’est quelqu’un de mort, décédé ! Et certes j’ai quitté l’école plus tôt que la plus part des gens, mais je l’ai quitté avec mon diplôme en poche ! Tu me dis que je manque d’ouverture d’esprit sans prendre en compte le fait que tu sois celle ayant tort ! » Ne l’écoute pas, ne te laisse pas influencer, continue comme ça et perds le contrôle, perds le définitivement. Un fantôme, quelqu’un de mort ? Et que crois-tu être ? Tu n’es qu’un souvenir, Clémentine, un souvenir tout comme moi. Il s’approche, tu recules sans pouvoir t’en empêcher. Ta peau, elle disparaît davantage encore, même tes veines et tes os perdent en tangibilité. Tu n’es pas réelle, Clémentine, tu ne l’as jamais été et tu le sais. Il pose l’ordinateur, tu lèves les yeux pour le fixer. Où est ta colère, Clémentine ? Tu étais si proche du but, pourtant… sans prendre en compte le fait que tu sois celle qui a tort. Avec un temps de retard, tu viens de l’entendre, cette phrase. Et tu trembles sous le sous-entendu. Qui a tort ? Tes lèvres posent la question en silence au moment même où il se dédouane du vol et où il se défait enfin de son larcin. Mais tu t’en fiches, ma Clémentine, parce que tu te poses encore la question. Et je vois où tu veux en venir : si j’ai tort ? Ses mains saisissent tes épaules au moment où tu t’y attends le moins.

Petit con. Mais quel petit con… Ses doigts s’impriment dans ta chair, te secouent, t’ancrer à la réalité brutalement. « tu vois ! En chair et en os, vivants, tous les deux ! Tu peux te croire morte et ne penser que ce qui est autour de toi n’est qu’illusions, mais je te le dit, tu es bel et bien vivante ! Ton sang court dans tes veines, et je le vois –ce qui est vraiment bizarre au passage !- Qui t’as fait croire que tu étais morte ? » Il te lâche, tu recules si précipitamment que tu heurtes, heurtes la table la plus proche. Son sourire te déstabilise, tes yeux le quittent, tes doigts s’entremêlent comme pour évacuer une nervosité due à un surplus de… surplus de quoi ? Tu l’ignores. C’est Dhan, l’hyperactif de ton couple, je le sais bien. Toi, toi tu es le fa… « Arrête, arrête ça tout de suite ! » Tu te mords la lèvre, Clémentine, mais c’est trop tard. Et tu es professeur. Pitoyable. Si fragile en réalité, que tu donnes bien l’illusion face à tes élèves ! « Ca ne te regarde pas, va-t-en ! » Il a rendu l’ordinateur, qu’est ce qui le retient ici, hein ? « Va-t-en de cet établissement, ça ne te regarde pas… » Si proche du but, si proche de te faire craquer sous la tension cumulée à l’angoisse, et te voilà qui t’écarte à nouveau du gouffre. Aaaah… s’il ne t’avait pas si brutalement rendu ta tangibilité, j’aurais gagné. Mais ce n’est que partie remise, ma princesse, tu le sais. Et je suis même certaine que c’est pour cette raison que tu le repousses comme ça, alors qu’une part de toi meurt d’envie de tout lui raconter. Sauf que même s’il vient de te sauver d’un geste maladroit, n’oublie pas que c’est lui qui a failli te pousser dans le gouffre, avec son rire. « Dégage de là, avant que je donne ton signalement. » Tu croises les bras sur ta poitrine, fragile. Si vulnérable, ma Clémentine, tu fais peine à voir.


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeJeu 14 Avr 2016 - 17:03

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Illud autem non dubitatur quod cum esset aliquando virtutum omnium domicilium Roma, ingenuos advenas plerique nobilium, ut Homerici bacarum suavitate Lotophagi, humanitatis multiformibus officiis retentabant.  Δ Lorem Ipsum

Bon, énerver les gens en général ça me gêne pas j’ai l’habitude et j’y ai même pris goût. Mais dans certains cas, ça me gêne un peu, elle me fait de la peine, et puis la faire crier ça aide pas. Je veux juste la raisonner moi, et j’avoue, je veux surtout prouver que j’ai raison, la secouer un peu c’était juste le moyen que j’ai trouvé pour ça. Au final j’ai plus l’impression de l’avoir fait paniquer plus que de la raisonner. « Arrête, arrête ça tout de suite ! » Wow, okay, je me tais, elle me ferait presque peur. J’ai bien échoué pour le coup, je voulais juste aider moi ! Bon clairement si un jour je veux me ranger je ferais pas dans le social par ce que je serais pas doué.   « Ca ne te regarde pas, va-t-en ! » Ça ne me regarde peut-être pas, mais ce n’est pas la peine de m’agresser comme ça, je voulais bien faire moi ! Alors quand je vole on me dit que ce n’est pas bien qu’il faut que j’arrête ou je vais finir en prison, et quand j’essaie d’aider, que je suis plein de bonnes intentions on me crie dessus ! Il va falloir se mettre d’accord sur ce que je dois faire parce que pour l’instant la seule chose qui me rapporte c’est de voler des trucs. Et en plus j’essaye d’aider une prof, comment voulez-vous que j’arrête de les détester si encore aujourd’hui ils me crient dessus lorsque je veux aider ? « Va-t-en de cet établissement, ça ne te regarde pas… » A la base moi je suis venu pour trouver de quoi manger cette semaine, ça me saoulerait vraiment de repartir d’ici sans rien, même pas la satisfaction d’avoir prouvé que j’avais raison. En même temps si je vole quelque chose ici aujourd’hui elle saura que c’était moi, et j’ai pas franchement envie de finir en tôle. « Dégage de là, avant que je donne ton signalement. » Wow, on se calme là ! On ne va rien faire du tout !

« Donner mon signalement ? À qui ? Je peux toujours dire que je suis venu voir mes anciens profs, et si vous appelez les flics, ben vu le nombre de hunter qu’il y a là-bas, vous serez la cause de ma mort, mais je me gênerais pas pour vous dénoncer aussi ! C’est ce qu’on appelle une impasse, on a tous les deux le pouvoir de mettre l’autre dans une position plus que délicate ! » Bon j’avoue c’est méchant, et ça sonne un peu collabo durant la seconde guerre mondiale, en même temps la situation avec les hunters et tout ça, ça y ressemble un peu. Enfin bref et si on arrêtait là ? J’aime pas la tournure que cette situation prend….bon j’avoue c’est en grande partie de ma faute, mais je ne suis pas méchant moi, j’ai juste un don pour me foutre dans des situations pas possible, alors on souffle et on répare les dégâts ! « Bon, et si on recommençait depuis le début tous les deux ? Okay ? »  Dis-je avec un sourire aux lèvres « Moi c’est Lloyd, mutant, ancien élève et bien vivant ! Et j’ai une certaine rancœur envers les profs du lycée d’où ma tentative de vole qui a bien échoué on oublie cette partie-là ? Je suis désolé de vous avoir vexée, ce n’était pas mon intention !  » On va espérer qu’avec ma tête d’enfant innocent et ma main tendue ça va passer crème, parce que dans le cas contraire ma seule option sera de quitter l’établissement et de détester un peu plus les profs, même si pour le coup, je serais celui à blâmer, c’est toujours plus facile d’accuser les autres.  
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeVen 22 Avr 2016 - 0:56

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Ça ne te regarde pas. Qu’est ce qui ne le regarde pas, tu peux me le dire, Clémentine ? Tes névroses, ta dépression, ce qui se passe dans ta petite tête complètement dérangée ? Qu’il s’en aille, oui, qu’il te laisse te noyer dans tes doutes. Avant que tu ne le frappes. Va-t-en répètes-tu dans une infantilité pitoyable. C’est Dhan l’hyperactif, l’éloquent de votre couple. Toi tu es le maillon faible. Tu l’as toujours été. Tu es celle qui cède, celle qui se brise, celle qui ne supporte pas la pression de ta seule respiration. Arrête ça. A qui t’adresses-tu, ma petite puce, au juste ? A moi et à mes murmures qui s’imposent, à toi-même, à Lloyd qui attise ta colère en te rendant ta tangibilité ? Son signalement. As-tu donc des hallucinations auditives ou viens-tu réellement de le menacer, là ? Bras croisés contre ta poitrine, tu trembles, ma princesse. Tout est continuellement remis en question dans ta tête. Continuellement. Il n’y a qu’au lycée, où tes pensées ne sont orientées que vers tes élèves, il n’y a que dans les bras de ton imbécile de mari que tu parviens à cesser de réfléchir. Un temps. C’est épuisant, Clémentine, de continuellement m’entendre ? Et tu te dis que tu as de la chance qu’il t’ait touché au pire moment, en plus. Parce que tu étais à ça, à rien, à un tout petit rien de craquer une nouvelle fois et de t’effondrer sans que personne ne puisse t’aider. Ce Lloyd a le pouvoir sacrément puissance de te pousser dans le gouffre, tu t’en rends compte. C’est d’ailleurs pour ça que tu le rejettes avec autant de force. Tes bras croisés t’enlacent, te protègent avec tension. Tu aimerais avoir le pouvoir de disparaître intégralement comme lui. Que ce soit simple, que tu cesses d’exister, que tu cesses de paniquer au moindre signe de déphasage. Tu aimerais aussi, parfois, je le sais bien ma princesse, être normale. Sauf que tu ne le peux pas. Tu peux te prétendre normale, tu peux faire comme ci, te leurrer, mais tu ne peux pas être normal. Même le vaccin qu’on t’a proposé t’est refusé dans un instinct protecteur que tu ne parviens pas à combattre. Alors oui, qu’il s’en aille. Parce qu’il ne peut rien pour toi si ce n’est te faire tomber sous mon joug. Ta colère joue pour moi. Ta panique aussi. Ton anxiété est mon ambroisie. Et cette menace que tu as faite tomber, loin de m’affaiblir, confirme mon ascendance sur ta pitoyable personne, ma petite cocci… Non. Seul Dhan a le droit de t’appeler Coccinelle, c’est cela ? « Donner mon signalement ? À qui ? Je peux toujours dire que je suis venu voir mes anciens profs, et si vous appelez les flics, ben vu le nombre de hunter qu’il y a là-bas, vous serez la cause de ma mort, mais je me gênerais pas pour vous dénoncer aussi ! C’est ce qu’on appelle une impasse, on a tous les deux le pouvoir de mettre l’autre dans une position plus que délicate ! » Au mot hunter, tu te tends Clémentine. Pire encore, tu pâlis, tu blêmis, tu disparais. Presque. Translucide à l’extrême, il te faut toute ta concentration pour redevenir présente, pour te rephaser presque pleinement avec la réalité

Juste à temps pour que ton ouïe déphasée elle aussi entende la fin de sa phrase qu’il prononce avec un sourire aux lèvres. « […] mençait depuis le début tous les deux ? Okay ? Moi c’est Lloyd, mutant, ancien élève et bien vivant ! » A cette pique, tu le foudroies du regard. Clémentine, tu as les lèvres pincées de l’enseignante stricte que tu sais être. S’il veut enterrer la hache de guerre, il faut croire qu’il est mal parti. Ou alors que tu tentes encore de consolider ton opacité. Comme si la transparence était ton état naturel. Comme si… « Et j’ai une certaine rancœur envers les profs du lycée d’où ma tentative de vol qui a bien échoué. On oublie cette partie-là ? Je suis désolé de vous avoir vexée, ce n’était pas mon intention ! » Tu respires. Silencieuse. Qu’est ce que tu vas faire, Clémentine ? Ce qu’il te propose là… c’est une trêve, quelque chose dans le genre. Pourquoi ? Qu’est ce qu’il te veut, le bougre ? T’appâter ? Te manipuler ? Se jouer de ta naïveté pour se sortir d’affaire. Tu ne vas quand même pas l’écouter, ma princesse, ce serait… pire que… qu’est ce que tu fais ? Tu es sur la défensive, je le sens, je le sais. Tes muscles sont crispés, ta concentration est à son comble et tu commences à avoir mal à la tête à force de lutter. Qu’est ce que tu fais, Clémentine, à quoi joues-tu ? C’est parce que tu es encore en colère contre moi que tu prends sur toi pour faire le contraire de ce que je te chuchote ? Tu sais que c’est contre lui que tu devrais être énervée, j’espère, parce que sinon… je crains qu’on ne puisse plus rien faire pour toi. Tu décroises les bras. Comme pour lui serrer la main. « Clémentine. Professeur de biologie. Et… mutante. Quelque chose comme ça. » Tu replaces une mèche derrière ton oreille. Mutante. Penses-tu vraiment l’être ? « Tu voles pour te venger alors, vraiment ? Qu’est ce qu’ils t’ont fait ? » Tes yeux glissent vers ta montre. La journée est finie, tes cours aussi, tu as bien encore quelques temps devant toi. « Voler n’est en rien une solution, tu sais ? » Tu t’assois sur une table. Brave fille.


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeMar 26 Avr 2016 - 11:13

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J’ai à peine le temps de la menacer qu’elle re-disparaît -enfin si on peut appeler ça disparaître-, quoi je lui fais si peur que ça ? Pourtant je n’ai pas la tête du mec à appliquer ces menaces, m’enfin, j’avoue que je reste très rancunier, et si vraiment elle me dénonçait aux flics, je lui en voudrais beaucoup et j’aimerais lui rendre la monnaie de sa pièce. Je n’ai pas toujours des bonnes idées c’est un fait, mais j’ai bon espoir sur celle de recommencer à zéro. Mieux vaut ça plutôt que de continuer à s’envoyer des menaces dans la figure. Et puis elle ne semble pas bien méchante dans son genre, bizarre certes, mais pas méchante et je n’ai pas vraiment envie de la rajouter dans ma liste noire des personnes à éviter, il y a déjà trop de prof dedans. « Clémentine. Professeur de biologie. Et… mutante. Quelque chose comme ça. » Mutante ! Elle l’a dit ! J’avoue que je suis un peu fier de moi là ! « Tu voles pour te venger alors, vraiment ? Qu’est ce qu’ils t’ont fait ? » Ce qu’ils m’ont fait ? Ils sont pires que les élèves qui m’ont mené la vie dure, voilà ! C’est justement ce qu’ils n’ont pas fait qui me rend fou, ils n’ont rien fait lorsque je leurs ai dit ce que les autres élèves me faisaient subir, ils ont au contraire préféré en rire. « Voler n’est en rien une solution, tu sais ? » Voler n’est pas la solution certes, mais il faut bien que je me venge, et que je mange, et ce n’est pas en allant tabasser les gens qui ont un jour levé la main sur moi que je réussirais à me faire du fric. Sauf si je les enlève et demande une rançon, mais je pense que les flics découvrirait vite mon identité, le vol me va bien.

Les bras croisé, adossé à la table derrière moi je réfléchi rapidement à ma réponse « Ils ont failli à leurs devoirs tout simplement ! Je servais de punching ball aux élèves, et les profs le savaient, ils n’ont jamais bougé le petit doigt pour m’aider, j’ai abandonné les études pour ça, mais il faut bien que je trouve de quoi payer mon loyer non ? » J’allais en cours la boule au ventre, et j’en sortais avec des bleus, je rentrais chez moi, et c’était la même chose, l’odeur d’alcool en plus. Alors quand mon pouvoir s’est déclaré, il m’a sauvé la vie, les adultes ne m’aidaient pas, seule ma mutation l’a fait, alors maintenant, je l’utilise pour réussir ma vie au mieux.  J’aurais pu tourner pire que simple voleur d’ordinateur, j’aurais pu devenir un psychopathe cherchant la vengeance et épiant tous ceux qui l’ont blessé et les tuant un par un, la deadlist serait longue.  « Vous comptez me faire la morale ? Parce que vous pouvez essayer, mais j’ai bien peur que vous vous heurtiez à un mur. Tout le monde ne peut pas rester droit dans ces baskets, et moi je choisis la facilité, voler les gens pour survivre ! » J'ai un léger rictus, il y'en a qui ont essayé de m'arrêter, pourtant je suis toujours là. Il faut des gens comme moi, sinon, les autorités n’auraient plus de boulot, je rends service à la communauté en faisant ce que je fais, et qu’est-ce que je pourrais bien faire d’autre de toute façon ? Prof ? La bonne blague, j’en aurais le niveau j’en suis sûr, mais l’envie, non. « Chacun ces activités, vous, vous avez choisi d’essayer de rendre des élèves tous plus stupide les uns que les autres un peu moins bête, et je ne suis pas franchement sûr que vous fassiez carton plein, j’me trompe ? » J’ai été élèves, et je suis sûr que rien à changer, il doit y avoir trois élèves a tout casser qui écoutent le cours pendant que les autres font n’importe quoi. « Il faut être un petit peu fou pour devenir professeur » Il faut du courage pour ceux qui font bien leurs jobs, pour les autres, comme ceux que j’ai eus, il faut juste être stupide et indifférent.
 
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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeSam 30 Avr 2016 - 22:34

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Il faut bien dire que c’est quand même assez décevant, cette histoire. Depuis ta plus tendre enfance, avant même que je me suicide, ton père a tenté de te faire prendre conscience de ton anormalité pour l’envelopper dans une fausse perception de la réalité et t’aider à la contrôler. Qu’on en pense ce que l’on veut, illusion ou vérité, ça fait tout de même plus de vingt-cinq ans que tu apprends à contrôler tout ça. C’est triste de voir qu’après tout ce temps là, une simple saute d’humeur arrive à tout réduire à néant et à faire fluctuer à ce point ton existence. Moi je dis ça, je dis rien, mais il faut bien que tu admettes, ma Clémentine, qu’il y a anguille sous roche. Et une preuve supplémentaire est faite lorsqu’à sa menace, tu disparais. Au mot Hunter, tu cesses d’exister, ma princesse, comme pour disparaître de ce monde dont tu ne veux pas, de ces menaces qui t’effraient et te font redevenir une petite fille. Tu disparais, suffisamment pour que même ton ouïe se déphase avec la réalité et que la voix de l’autre te semble provenir d’un autre monde. Il te faut toute ta concentration pour revenir dans sa réalité, entendre la fin de sa phrase, te raccrocher à ses mots. Aussitôt, d’ailleurs, tu le foudroies du regard, peu encline à passer outre cette provocation supplémentaire qui loin de t’apaiser, réveille ta colère et ton mal-être.

Pourtant, et je dois dire que je te reconnais bien là, tu inspires et tu t’efforces au calme. Il souhaite de toute évidence recommencer à zéro, je sais que toi aussi, ça t’arrangerait bien d’effacer les quelques minutes qui viennent de s’écouler. Sans cela, tu risquerais de ne pas réussir à retrouver un plein contrôle de ta mutation et ce serait fort dommage. Tu respires, restes silencieuse, prends le temps de peser le pour et le contre en l’écoutant justifier son comportement, s’excuser aussi, d’une certaine manière. Je suis perplexe, tout comme toi. Que veut-il de toi, au final ? Avoue pour une fois que je n’ai pas tort de poser la question. Son attitude est étrange, ses réactions le sont encore plus et pourtant, niveau étrangeté, à errer avec toi toute la journée, je devrais être vaccinée depuis le temps. Et en parlant de réaction étrange… tu décroises les bras. Tu viens de prendre une décision, celle de lui offrir une seconde chance. Lorsque tu argues n’être professeur que par défaut, tant que ta mutation te fermera les portes de l’espace, tu te leurres ma princesse. Parce que ce besoin de comprendre, de l’aider, cet aveu que tu fais par le simple geste de décroiser les bras et d’ouvrir ton attention à ce qu’il peut avoir à te dire, c’est celui d’une femme qui veut aider, écouter, faire grandir. L’espace est loin, très loin. L’école, elle, est à portée de main, tout comme ces dizaines d’élèves qui t’agacent, t’exaspèrent, te portent sur les nerfs mais que tu revoies chaque semaine et que tu couves du regard avec une certaine affection. Tu n’aimes peut être pas enseigner, Clémentine, mais ces enfants que t’aimerais et que tu refuses pourtant d’avoir, tu les vois dans tes élèves. Et dans ce jeune homme, qui a pourtant ton âge. C’est pour cette raison, finalement, que tu lui tends une main et que tu te présentes. C’est pour cette raison, encore, que ta voix se fait moralisatrice, alors que tu replaces une mèche derrière ton oreille et t’assois sur une table. « Ils ont failli à leurs devoirs tout simplement ! Je servais de punching ball aux élèves, et les profs le savaient, ils n’ont jamais bougé le petit doigt pour m’aider, j’ai abandonné les études pour ça, mais il faut bien que je trouve de quoi payer mon loyer non ? » Tu fronces les sourcils. Mon petit doigt me souffle que tu n’es pas convaincue. Etrange, avec un tel argumentaire, pourtant, ce brave gars avait toutes ses chances face à toi. « Vous comptez me faire la morale ? Parce que vous pouvez essayer, mais j’ai bien peur que vous vous heurtiez à un mur. Tout le monde ne peut pas rester droit dans ces baskets, et moi je choisis la facilité, voler les gens pour survivre ! Chacun ses activités, vous, vous avez choisi d’essayer de rendre des élèves tous plus stupides les uns que les autres un peu moins bêtes, et je ne suis pas franchement sûr que vous fassiez carton plein, j’me trompe ? Il faut être un petit peu fou pour devenir professeur » Tu le regardes, sans savoir quoi répondre dans un premier temps.

Cette diatribe… est trop bourrée d’incohérences selon toi pour être recevable voire crédible. Déjà… « Tu sais que les gens normaux travaillent pour payer leur loyer ? Voler… c’est la solution des faibles et des lâches, au final. Surtout avec une anormalité comme la tienne. » Ma Clémentine… tu ne veux peut être pas être moralisatrice mais… mais tu l’es. Tu l’es parce que tu ne peux pas ne pas l’être dans ce genre de situation. Trop honnête, trop intègre, tu suis les règles et les règlements parce que c’est ce que tu as toujours fait. Trop rigide, comme ton père avant toi. Comme moi, aussi, et ça t’agace. « Ce n’est pas que je compte te faire la morale, c’est que… et bien… tout le monde ne peut pas nécessairement rester droit dans ses baskets mais ce n’est pas pour autant que c’est bien de faire ça. Au final, tu ne vaux pas mieux que tes professeurs, Lloyd. J’espère que tu en es conscient. »Tu le fixes, avec une assurance nouvelle qui est celle que tu arbores face à tes élèves. « Tu as quel âge, au juste ? Vingt-cinq, trente ans, non ? Et donc quoi… dix ans après, tu ressasses toujours les mêmes histoires, le même traumatisme sans essayer d’avancer, sans essayer de te définir toi-même ? Tu me dis que tu voles parce que tes enseignants n’ont pas fait leur devoir. Mais en volant et en te complaisant dans cette petite revanche stérile, tu leur donnes presque raison, tu sais. » C’est marrant de t’entendre dire ça, toi qui restes traumatisées, dix-sept ans plus tard, par mes mots et mon suicide, parce le suicide qui aurait du être le tien.


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MessageSujet: Re: Now you see me- Feat. Clementine   Now you see me- Feat. Clementine Icon_minitimeLun 2 Mai 2016 - 21:07

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Clementine


 

 



 

 

Illud autem non dubitatur quod cum esset aliquando virtutum omnium domicilium Roma, ingenuos advenas plerique nobilium, ut Homerici bacarum suavitate Lotophagi, humanitatis multiformibus officiis retentabant.  Δ Lorem Ipsum

Bon j’avoue, mon excuse à la con j’y crois pas moi-même. Je veux bien que certains tournent mal à cause de ceci ou cela, mais bon, le choix de mon activité professionnelle n’est pas que dû à mes professeurs. « Tu sais que les gens normaux travaillent pour payer leur loyer ? Voler… c’est la solution des faibles et des lâches, au final. Surtout avec une anormalité comme la tienne. » Les gens normaux ? Je suppose que c’est cool que je n’en fasse pas partie alors ! « Qui a dit que j’étais fort et courageux ? Non moi je choisis la facilité ! » Je n’ai jamais prétendu être ce que je ne suis pas, je n’ai pas de temps à perdre à prétendre être quelqu’un d’autre. « Ce n’est pas que je compte te faire la morale, c’est que… et bien… tout le monde ne peut pas nécessairement rester droit dans ses baskets mais ce n’est pas pour autant que c’est bien de faire ça. Au final, tu ne vaux pas mieux que tes professeurs, Lloyd. J’espère que tu en es conscient. » Alors là par contre je ne suis pas d’accord. Ils m’auraient laissé crevé sous les coups de mes camarades s’ils en avaient eu l’occasion, je ne me souviens pas d’être un jour rentré chez moi sans de nouvelles marques sur le corps, et quand j’ai demandé de l’aide ils m’ont dit que ce n’étais pas leurs à faire que je n’avais cas en parler à mes parents. A ma mère morte ou bien à mon père alcoolique qui me battait aussi à l’époque ? Lequel des deux, ils n’ont jamais précisé ! J’en aurais presque les larmes aux yeux de l’entendre dire ça. Je serre les poings, elle ne pensait pas un mal en disant ça et pourtant… « Tu as quel âge, au juste ? Vingt-cinq, trente ans, non ? Et donc quoi… dix ans après, tu ressasses toujours les mêmes histoires, le même traumatisme sans essayer d’avancer, sans essayer de te définir toi-même ? Tu me dis que tu voles parce que tes enseignants n’ont pas fait leur devoir. Mais en volant et en te complaisant dans cette petite revanche stérile, tu leur donnes presque raison, tu sais. » Comment ose-t-elle ? J’avais un rêve quand j’étais gamin moi ! Je voulais étudier l’histoire, travailler dans un musée ou même être archéologue. Mais ça c’était avant que ma mère ne meurt et que ces rêves disparaissent. Avant que ma vie ne se transforme en cauchemar, avant que mon seul rêve ne soit que les coups s’arrêtent. Je renifle et j’essaie de lutter contre les larmes qui menacent dangereusement de couler.

« Ne dis pas ça, s’il te plaît. Je vaux mieux que ces gens-là ! Jamais je ne laisserais un enfant se faire battre sans rien faire. Personne n’a jamais été là pour moi. Une fois sortit du lycée, je n’ai pas trouvé de boulot, a seize an qui voudrait vous engager hein ? Alors ouais, j’ai choisis la facilité, j’ai préféré voler et survivre, plutôt que de laisser gagner tous ces gens que ça n’aurait clairement pas gêné de me voir crever. » J’essaie de respirer, mais je suffoquerais presque à cause de tous ces souvenirs. « J’ai 29 ans, et ça fait pour être exact quatorze ans que je « ressasse » comme tu dis, en même temps j’ai de quoi faire avec les marque que j’ai gardé de ce temps-là. Le jour où j’ai eu mon diplôme c’est le jour où je me suis promis que plus personne, ni mes camarades, ni mon père ne lèverait la main sur moi. J’aurais pu faire de grandes études pour être sûr d’avoir un boulot, mais j’en avais peur, peur que ce soit la même chose, le même enfer. Et les psys vous diront que j’ai un problème avec les figures d’autorités. Alors ouais, je choisis la facilité, parce que j’ai suffisamment de cicatrices qui montrent que j’ai fait face à suffisamment de difficulté pour un gamin ! » Et puis en quoi voler leurs donnent raison hein ? Raison de laisser un gosse rentrer chez lui avec des cicatrices, pour que là-bas il en obtienne encore plus ? Je veux bien être sympas cinq minutes, mais il y a des limites à ne pas dépasser. J’ai fait des efforts pour ne pas rejeter absolument tout le monde, et franchement je trouve que je m’en sors plutôt bien, je ne m’apitoie pas sur mon sort, du moins pas trop et je ne joue pas les dépressifs. Alors un peu de respect s’il vous plaît.

© Gasmask


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Now you see me- Feat. Clementine

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