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 (clem, liov) • fire is burning.

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MessageSujet: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeMer 23 Nov 2016 - 19:25

blood will flow into the ocean.
clementine, liov et trisha

Trisha, elle avait bien du mal à rester les bras croisés dans son coin et pourtant, y avait des moments où elle avait bien l’impression que c’était ce qu’on attendait d’elle. A quoi bon l’avoir entrainée à devenir une chasseuse pendant toute sa vie si c’était pour lui coller aux baskets maintenant et s’assurer qu’elle soit toujours en sécurité ? Elle en avait marre la brune, des jours qui passaient et de cette impression qu’encore et toujours, elle était cette pauvre petite fille qu’il fallait protéger. Ça avait toujours été comme ça, parce qu’elle avait été la cadette de la fille, la plus jeune, forcément la plus fragile, dans l’esprit de ses parents, comme dans ceux de ses frères et de sa sœur. Maintenant, le patriarche Lecter, il était dans le coma. Beatrix s’était tiré à l’autre bout du monde en abandonnant tout le monde derrière eux et Felix, il était ce traitre qui avait aidé les transmutants et qui avait été poussé à la fuite lui aussi. Maintenant, il semblait bien que les Lecter, c’était juste Desmond et elle. Leur mère aussi, bien qu’elle avait un peu l’impression, Trisha que cette dernière virait un peu plus paranoïaque de jour en jour. Peut-être que c’était parce que l’état de son mari ne s’améliorait pas et que sa fille aînée était aux abonnés absent et que son plus vieux fils avait trahi la famille et les principes les mieux ancrés dans leur sang. Comme la cadette, à une époque, la douce et innocente Trisha qui avait eu besoin d’aller vérifier d’elle-même comment était le monde en dehors de cette vie toute tracée qu’elle avait eue chez les Lecter. Une erreur, qu’elle regrettait jour après jour. Aujourd’hui, la matriarche Lecter, elle avait bien du mal à supporter tout ce qui lui tombait dessus et peut-être qu’elle avait bien peur de perdre ses deux derniers enfants, mais Trisha, elle en avait marre d’être encore couvée comme si elle avait dix ans.

Elle ne savait pas où il était Liov ce soir, après tout, il n’était pas non plus tout le collé à elle, encore moins quand elle rentrait tranquillement dans son appartement. Il était son garde du corps, ou une connerie du même genre, mais pas sa baby-sitter, alors quand elle était chez elle, elle avait bien le droit à être en paix. Des fois, elle se disait qu’il avait dû planquer des caméras quelque part pour savoir à chaque fois – ou presque – quand est-ce qu’elle quittait son appartement le soir. Maintenant que le couvre-feu n’était plus  en vigueur, elle en profitait pour sortir le soir, en se disant que Liov, si ça se trouve il était trop occupé à se taper une nana quelque part ou à emmerder quelqu’un d’autre, ou à chasser  ou même à se rouler à poil dans une piscine d’argent, parce que c’était le plus important le fric d’après lui, plus important qu’elle en tout cas et tant mieux. Enfin,  peu importait où est-ce qu’il était ou ce qu’il faisait, elle avait quitté son appartement dans la soirée, bien décidée à occuper sa soirée comme elle l’entendait. Tant pis pour ce que Liov ou maman Lecter penserait de tout ça. Elle aurait pu sortir pour aller dans un bar ou en boite, faire comme la plupart des autres filles de son âge et elle le faisait, bien souvent, parce qu’elle était jeune, célibataire et qu’il fallait bien profiter de la vie. Mais ce soir, ce n’était pas ça son plan. Ce soir elle avait des idées en tête qui allait l’éloigné des bars et de l’alcool coulant à flots. Quelques mois plus tôt, elle était partie après une transmutante pour finalement se faire offrir un bol de céréales par son mari, sur lequel elle avait fini par tirer, le laissant quand même en vie, parce que, quand bien même il l’avait agacée, elle n’avait pas de raison particulière de le tuer. Sa femme en revanche, c’était une transmutante, alors la tuer, ça ne pourrait qu’arranger le reste du monde. Un transmutant de moins sur cette planète, c’était forcément une bonne chose. Ça faisait partie de ces trucs qu’on lui avait appris quand elle était jeune et auxquels elle croyait encore aujourd’hui.

Alors, elle avait fait ses recherches Trisha et c’était vers le lycée de Radcliff qu’elle s’était dirigée. Elle avait poussé la grande porte, non sans un certain dégout. Ça faisait quelque chose comme six ans qu’elle avait quitté le lycée, alors ses souvenirs de cette époque étaient encore bien assez frais pour qu’ils lui reviennent en tête assez clairement. Ils n’avaient pas été malheureux, Trisha, c’était cette fille qui ne s’était jamais laissé marcher dessus par les autres et puis elle était une Lecter, ce n’était pas rien ici. Non, fallait quand même admettre que ses années lycée, c’était plutôt bien passées, ça ne voulait pas dire pour autant qu’elle était particulièrement ravie de remettre les pieds ici. Enfin, elle ne venait pas pour suivre un cours, c’était déjà ça. Heureusement, tout ça, c’était vraiment derrière elle, le lycée, la fac, maintenant elle avait sa vie, quand bien même elle avait l’impression d’être prisonnière des volontés de ses parents. Liov, il trouverait bien un moyen de lui faire comprendre que tout était de sa faute et qu’elle méritait bien son sort, m’enfin Liov, ce n’était pas comme si elle l’écoutait beaucoup. Pourtant, y avait toujours ses mots qui finissaient par se répéter dans sa tête. Une véritable malédiction sans doute. Au moins, elle était arrivée dans le bâtiment sans qu’il ne sorte de nulle part pour lui dire qu’elle ferait mieux de rentrer chez elle. Heureusement, elle n’avait pas envie de l’entendre lui dire ce qu’elle devrait faire, comme si elle n’était qu’une gamine de dix ans. Elle ne connaissait bien ce lycée, et comme elle savait exactement qui elle cherchait, ça n’avait pas été compliqué de se diriger vers les salles de science, professeur de biologie, ça devait bien trainer quelque part par là. Son arme main, elle poussa la porte d’une salle éclairée, bonne pioche, c’était bien la bonne salle. Elle n’aurait reconnue facilement, la transmutante, après le temps qu’elle avait passé chez elle à observer les photos encadrées, en plus, elle avait gardé le portable de son mari et ne s’était pas gênée pour fouiller dedans. « Salut toi. » Fallait bien attirer son attention, à la jeune femme après tout et avec un peu de chance, elle, elle comprendrait que l’arme, ce n’était pas juste pour faire beau. « Comment va ton mari ? J’espère qu’il peut marcher sans trop de problèmes » Elle haussa les épaules, elle s’en fichait dans le fond, elle lui avait tiré dans la jambe sans s’inquiéter des potentielles séquelles que ça pourrait avoir, tant pis pour lui, tant pis pour son épouse aussi, parce qu’elle, ce ne serait pas dans la jambe qu’elle se prendrait une balle ce soir.
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Harvey Sunderland

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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeJeu 1 Déc 2016 - 21:05

fire is burning
trisha & liov & clémentine
Il y a ce petit être logé en ton sein. Il y a ces petits êtres qui grandissent en ton sein, il y a cette certitude future de devenir une mère à ton tour, d’élargir la famille des Stevens, il y a ces deux petits battements de coeur qui sont juxtaposés au tien depuis quelques semaines maintenant, guère plus d’un mois. Il y a, enfin, cette conviction profonde que même si tu ne sais plus où tu en es, où tu vas, vers quelles contrées inconnues tu te diriges, pas à un seul moment tu ne lâcheras la main de Dhan qui te guide et te soutient sans faiblir à chaque instant. Tu m’étonnes, Clémentine, parce que tu as refusé pendant des années de porter la vie et maintenant, tu les défends, ces deux petits êtres, avec une hargne dont je te croyais, te pensais, te savais dépourvue. Tu es faible, ma princesse, tu n’es qu’une bouteille en verre jetée dans une mer déchaînée, tu risques à chaque ressac de percuter des falaises, d’exploser sur les bords coupants d’un semblant de terre caché sous l’océan. Tu ne contrôles rien, tu ne vois rien, tu n’es déjà plus qu’une existence oubliée, éphémère, en sursis. Tu es faible, Clémentine, et pourtant ton mari te tient la tête hors de l’eau pour que tu respires, pour que tu ne te noies pas, quand moi je leste tes petites chevilles pour t’aider à t’enfoncer dans les eaux troubles, pour te faire rencontrer, aimer, saluer le monde des abysses.


C’est à ce monde que tu appartiens, Clémentine, c’est à cette réalité morte que tu dois allégeance, et ces enfants, ces enfants que tu portes, sur lesquels tu vas veiller pendant huit petits mois encore, tu les trahiras le jour où ils se rendront compte que tu n’existes pas. Tu le sais, ma princesse, tu le sais mieux que quiconque ce que l’absence d’une mère peut infliger, alors pourquoi, pourquoi est ce que tu poses tes mains sur ton ventre qui ne s’est pas encore arrondi, pourquoi est ce que tu crains que je puisse les atteindre ? De quoi as-tu peur, Clémentine, je ne peux rien leur faire et tu le sais. La seule personne qui puisse les détruire, c’est toi-même, en basculant dans une autre réalité sans qu’ils ne puissent te suivre. Tu as peur, je le sens, tu es terrifiée à cette seule pensée et tu t’appuies à ton bureau, indifférente aux regards des élèves. J’aime cet impact tangible que j’ai sur ta vie, j’aime cette nervosité que je crée en toi par le biais d’une seule petite pensée soufflée dans le creu de ton oreille.


Tu les libères, tes élèves, toi la plus stricte de leur professeur, à n’en pas douter, tu les libères avec une poignée de minutes en avance et guère de devoirs à rajouter à leurs agendas. Ce n’est pas que tu n’as pas envie de corriger leur bêtise et étourderie, lorsqu’ils prennent le temps de te rendre quelque chose, mais c’est que tu ne te sens subitement pas bien. Et qu’ils l’ont bien mérité, aussi, pour vous supporter, toi et ta mauvaise humeur.


Lentement, tu ranges derrière eux, tu ranges même tous les exemples que tu avais sorti pour l’occasion, ces schémas en trois dimensions, ces crânes des différents mammifères, ce squelette en polymère qui t’a permis d’expliquer le fonctionnement des articulations. Avec la minutie qui te caractérise, tu ranges tout ça, lentement, consciencieusement, prenant tout ton temps pour respirer et surtout agencer correctement selon tes tics, tes tocs, selon tes petites nevroses qui te rendent aussi agaçantes que désespérantes. « Salut toi. »


Tu sursautes. Nécessairement. Tu sursautes parce que plongée dans tes pensées, tu ne l’avais pas entendue entrer. Tes yeux accrochent sans y penser cette silhouette qui vient de te saluer, tu musèles ta nature pour rester tangible, rester visible, rester concrète. Ne t’évapore pas, petite puce, ne t’évapore surtout pas, tu risquerais de blesser tes enfants. Tes yeux accrochent l’arme qu’elle brandit alors que tu t’apprêtais à lui demander si tu pouvais l’aider, remonte sur son visage. « Comment va ton mari ? J’espère qu’il peut marcher sans trop de problèmes » Tes mains tiennent toujours un fémur, que tu allais remettre dans une boîte. Tes armes sont à la hauteur de tes capacités, Clémentine: dangereusement risibles. Tout comme toi, alors que tu te crispes autour de ce qui n’est que du plastique, garde donc ça en mémoire. « Tu viens pour finir le travail ? » Tu as réussi à ne pas bégayer, ma petite Clémentine, et pour ça tu auras un bon point.


Si, bien sûr, tu survis à tout ça. Tout ne dépendra que d’une chose, ma Clémentine, tout ne déprendra que de ta volonté, et des risques que tu es prête à prendre pour te sauver toi, ou les sauver eux. « Qu’est-ce que tu as contre moi, au juste, qu’est-ce que tu me reproches ? » Tu recules, ma petite Clémentine, tu recules déjà en la fixant. Et ta main, celle qui n’est pas serrée autour de ton ridicule petit os en plastique, se pose une nouvelle fois sur ton ventre. Inquiète, tu es, ma princesse, et inquiète tu as raison de l’être. Tu sais que si elle tire, ton corps réagira de lui-même pour laisser passer la balle, tu sais que si tu tentes de réfléchir, tu ne parviendras pas à reproduire sciemment une telle vivacité. Tu sais aussi que si elle tire, et que tu t’échappes de cette réalité, ce ne sera pas forcément juste la zone de l’impact qui se déphasera mais potentiellement tout ton corps. « Tu as tiré sur mon mari, qui ne t’avait rien fait. Est-ce que je peux au moins savoir pourquoi tu t’en es prise à un simple humain ? »


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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeVen 30 Déc 2016 - 18:04

blood will flow into the ocean.
clementine, liov et trisha

La chasse, tuer des transmutants, c’était la base de l’éducation que Trisha avait reçu étant plus jeune. C’était comme ça chez les Lecter et la cadette n’avait évidemment pas échappé à la règle. Non, Trisha était une chasseuse, elle avait déjà fait couler le sang à maintes reprises malgré son jeune âge. On pouvait bien facilement lui reprocher l’époque où elle avait laissé tout ça de côté et où elle s’était allé à s’amouracher d’un transmutant en se disant que finalement, ils n’étaient peut-être pas si mauvais que ça. Mais Trisha, elle avait appris de ses erreurs et aujourd’hui, elle n’avait plus l’intention de laisser le bénéfice du doute aux autres transmutants. Beatrix n’était que l’exception pour confirmer la règle, elle était une transmutante, mais elle était sa sœur aussi et si le vaccin ne fonctionnait pas sur elle, c’était qu’elle avait fait de nombreux tests, sur elle-même, pour qu’un jour, ce fameux vaccin voit le jour, alors sa sœur, elle n’était pas aussi horrible que les autres transmutants. Elle avait fait un énorme sacrifice pour que ce vaccin voie le jour. Tout ce qu’elle pouvait reprocher à Beatrix aujourd’hui, c’était la façon dont elle avait pris la fuite, la laissant tomber elle et le reste de la famille. Felix aussi, elle n’hésitait pas à le blâmer pour ça ; il avait trahi les siens, comme elle l’avait fait elle-même, des années auparavant et au lieu d’assumer ses erreurs et de revenir au sein de la famille, il avait pris la fuite. Elle n’aimait pas l’amère sensation de trahison qu’elle éprouvait à l’égard de son frère. Aujourd’hui, y avait plus qu’elle et Desmond pour faire honneur à la famille Lecter. Elle avait bien l’intention Trisha, d’être à la hauteur de la responsabilité qu’elle avait sur les épaules et ça commençait évidemment, par éliminer le plus de transmutants possible, retirer cette pourriture de la surface de la planète comme ses parents lui avait appris à le faire.

C’était bien pour ça qu’elle s’était pointée dans ce lycée ce soir, pas par nostalgie des années qu’elle avait passé en tant que lycéenne au lycée de Radcliff. Elle avait déjà traqué la transmutante auprès laquelle elle en avait, mais elle avait fait chou blanc la première fois, alors qu’elle avait voulu s’en prendre à elle, parce qu’elle n’avait pas été chez elle, du coup, Trisha avait eu l’occasion de faire connaissance avec son mari. Un humain, ni plus ni moins, mais un type soit trop gentil, soit trop idiot, elle ne savait pas trop la brune. Ce qu’elle savait en revanche, c’était qu’il avait encore été de ceux qui l’avaient prise à la légère, en se disant qu’une fille comme elle, ne pouvait pas être bien dangereuse, qu’elle avait plus l’air de la fille qui avait besoin d’aide que de quelqu’un à même de tuer une personne sans cligner des yeux. Elle n’aimait pas ça Trisha, être sous-estimée. C’était déjà trop souvent le cas dans sa famille, parce qu’elle était la cadette, la pauvre petite Trisha dont il fallait prendre soin. C’était également le cas dès qu’elle se retrouvait en face de Liov – quotidiennement, malheureusement – parce qu’il semblait bien que son garde du corps prenait un malin plaisir à dénigrer tout ce qu’elle faisait. Evidemment, quand elle se retrouvait en face d’autres personnes, qui à leur tour la prenait pour une pauvre fille, trop faible, ça avait tendance à l’agacer encore plus. Parce qu’elle ne disait trop rien dans sa famille et Liov, elle avait l’impression que lui parler était le truc le plus inutile du monde, de toute façon, à l’entendre, il aurait toujours raison. Alors, face à ce type l’autre fois, elle avait eu besoin de prouver qu’elle n’était pas une gamine innocente. Sans doute aurait-elle dû lui tirer une balle dans la tête, qu’on en parle plus, mais elle avait tiré dans la jambe. Pas par gentillesse, juste parce qu’elle ne tuait pas les humains.

Elle aurait moins de scrupule avec l’épouse de ce type, parce qu’elle était une transmutante. Elle était celle qu’elle était venue chercher à la base, alors maintenant qu’elle était là, dans cette salle de cours, elle avait bien envie de terminer le travail Trisha. D’autant plus qu’elle n’aimait pas trop l’ambiance de cette salle de classe, biologie, de quoi lui donner la nausée, ça n’avait jamais été son truc. Beatrix, elle en revanche, elle s’était toujours intéressée à ce genre de truc, elle était indéniablement la scientifique de la famille. Trisha elle, elle avait de l’ambition, dans un autre domaine, mais ce n’était pas à Radcliff qu’elle aurait une grande carrière à la radio. Enfin, là n’était pas la question de toute façon, elle n’allait pas y passer quinze ans dans cette salle de classe, juste le temps de se débarrasser de cette fille et elle retournerait vaquer à ses occupations, ailleurs. « Il le faut bien. » Qu’elle répondit à la jeune femme, parce qu’évidemment, pour elle, il semblait bien que c’était une obligation de terminer le travail. Elle était une transmutante, la jeune femme en face d’elle et elle était un hunter, alors forcément, elle était là pour la tuer. La brune haussa les épaules. [/color]» C’est pas personnel. C’est juste que tu es une transmutante, moi une chasseuse, la suite de l’histoire on la connait toutes les deux. » C’était la guerre entre les transmutants et les hunters après tout, une guerre essentielle, parce qu’ils étaient dangereux, les dégénérés avec leurs pouvoirs divers et variés. C’était un devoir important, de les éliminer. « Il était là, sur mon chemin, et j’ai bien eu l’impression qu’il ne me croyait pas capable de tirer, alors fallait bien que je lui prouve que j’en étais parfaitement capable. » Une question d’orgueil peut-être, ou un énervement passager, parce qu’encore une fois, quelqu’un l’avait sous-estimée. Qu’importait, l’essentiel, pour cette jeune femme et son mari, c’était qu’il était encore en vie non ? D’autres n’auraient pas été si cléments, mais forcément, la brune, elle savait d’avance qu’elle ne serait pas aussi gentille avec cette fille en face d’elle. Elle était venue pour la tuer, alors maintenant, pas question de reculer.
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Harvey Sunderland

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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeMer 11 Jan 2017 - 22:58

fire is burning
trisha & liov & clémentine
Tu es tendue, ma petite Clementine. Et c’est bien normal. Cette femme, cette jeune fille même, cette jeune adulte, cette femme est là pour te tuer. Vous tuer. Si tu ne tues pas tes enfants la première, en t’échappant dans une réalité où ils ne pourront pas te suivre. Tes yeux ne quittent pas son arme, tes mains se crispent sur cet os, ce faux os, que tu allais ranger dans sa boîte lorsqu’elle est arrivée. Pourquoi, Clementine, pourquoi avoir mis autant de temps à ranger tes affaires, à te plier à tes tics et tes tocs, à tout classer par couleur, par forme, par taille et par année, pourquoi avoir traîné dans l’établissement alors que seul ton appartement t’offre un véritable refuge ? Tu te poserais bien la question si tu n’avais pas maintenant d’autres chats à fouetter, n’est-ce pas ? Que c’est amusant, de te voir parler sans bégayer, alors que dans ton esprit - et je suis aux premières loges pour le dire - c’est la panique la plus complète. Finir le travail, en voilà une jolie réplique de film ! Dommage que tu ne sois pas aussi intimidante que tous ces acteurs qui t’ont précédée dans cette position malheureuse. « Il le faut bien. » Un frisson, tu serres les poings, tu cherches un moyen de fuir, tu cherches même une idée stupide, n’importe quoi, mais rien ne te vient. Rien. Si ce n’est de parler. Benjamin ne t’a-t-il pas confirmé que même le plus obtus des meurtriers pouvait être apaisé, qu’on pouvait lancer le dialogue avec tout le monde ? Que les hunters, finalement, n’étaient pas plus des monstres que toi et qu’on pouvait les raisonner ?

Tu veux caresser un loup, ma petite princesse. Tu veux caresser un grizzli et le confondre avec cet ours en peluche que tu traînais partout avant que je ne le découpe en morceaux pour cesser de le voir. Tu veux essayer de comprendre ces gens qui te craignent, te détestent ou que sais-je encore. Que tu es bête, ma Clementine. Que tu es bête. Il n’y a rien à comprendre. « C’est pas personnel. C’est juste que tu es une transmutante, moi une chasseuse, la suite de l’histoire on la connait toutes les deux. » Voilà, c’est aussi simple que ça. La suite de l’histoire, c’est ton cadavre, ou une balle déchirant tes vêtements, te traversant comme si tu n’existais pas, disparaissant derrière toi et éclatant la fenêtre dans ton dos. Ou percutant le mur. La fin de l’histoire, finalement, ressemble à la fin de mon histoire, qui aurait dû être la fin de la tienne. « Il était là, sur mon chemin, et j’ai bien eu l’impression qu’il ne me croyait pas capable de tirer, alors fallait bien que je lui prouve que j’en étais parfaitement capable. » Ses propos sont plutôt clairs. Je t’entends t’en faire la remarque. Clairs, nets, tu as l’impression qu’ils vibrent d’une absence de réflexion, d’une omniprésence de certitudes. Et d’un orgueil, d’un orgueil vexé qui n’est pas sans rappeler celui de tes élèves vexés. Qui n’est pas sans rappeler tes études, compliquées, lorsqu’un rien te faisait sursauter, lorsque tu lisais dans les yeux de tes proches et de tes camarades de classe de la pitié et de l’inquiétude. Eux aussi, ils ne te pensaient pas capable de décrocher ton master, puis ton doctorat. Eux aussi, ils ne te croyaient pas capable de surmonter le traumatisme de mon suicide.

Mais ne serais-tu pas simplement en train de te leurrer, Clementine ? Tu as l’impression de la comprendre, tu as l’impression de pouvoir lui parler, mais… a-t-elle seulement envie de parler avec toi ? « Le fait que tu me penses être une transmutante, ce n’est pas une raison. Je suis sûre que tu vaux mieux que ça, que tu vaux mieux que des préjugés stupides qu’on a pu t’apprendre. » Ecoute-toi, si moralisatrice, si parfaite, si gentille, si… niaise.

Tu es niaise, Clementine. Et tout ce que tu vas obtenir en récompense, c’est une balle dans le corps. Une balle qui te forcera à prendre un risque, quel qu’il soit. Qu’elle vise ton ventre, tes enfants, et tu disparaîtras de cette réalité, quitte à vous coincer, toi et tes deux petites qui grandissent en ton sein, hors du monde. Qu’elle vise tes jambes, ton épaule, tes bras, et là, là ma Clementine, tu veux te croire capable de lutter contre l’instant de ta mutation et ne pas courir le risque de la fausse couche à cause de ta mutation. « Cette haine, cette violence, je suis sûre que ce n'est pas toi. Tu n'es pas obligée de te définir par... ça. » De l’épée de ton pathétisme, tu pourfends l’eau de ses convictions. Regarde-la, Clementine, regarde cette jeune fille qui n’est pas beaucoup plus jeune que toi. Regarde-la et imagine-la un instant ranger son arme, s’excuser et faire demi-tour. Son orgueil est blessé lorsqu’on ne la pense pas capable d’aller jusqu’au bout, penses-tu que même si tu arrives à lui faire changer d’avis, elle aura l’humilité de reconnaître en face de toi s’être trompée ?

Non. Crois-moi, Clementine, non. « Il n’est pas trop tard. Tu t’appelles comment ? » Ecoute moi, écoute moi ma petite princesse ! Ecoute moi, bon sang, trouve une solution, fuis, mais écoute moi ! Elle, elle ne va pas t’écouter. Et si tu meurs, alors moi je meurs aussi. Et oublie tout ce que j’ai pu te dire avant. Je ne veux pas mourir. Et toi non plus. Nous ne voulons pas mourir. N’est-ce pas ? « Je ne veux pas mourir, je n’ai rien fait de mal. Qu’est-ce que nous t’avons fait, pour que tu considères qu’il est de ton devoir de tirer ? »


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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeLun 13 Fév 2017 - 15:39

blood will flow into the ocean.
clementine, liov et trisha

Trisha, elle était ce genre de personne qui n’était pas souvent prise au sérieux. Elle était encore bien jeune la cadette des Lecter, trop jeune pour pouvoir facilement passer pour une chasseuse expérimentée, avec des années et des années d’entrainement derrière elle. Pourtant, elle en avait. Elle était entrainée à devenir une chasseuse depuis son plus jeune âge, elle avait tué des transmutants quand elle n’avait été qu’une adolescente, la même adolescente que celle qui avait foulé le sol de ce lycée. Elle n’était pas débutante, elle avait déjà ôté des vies, de nombreuses fois même. Y avait des moments où ça avait été compliqué, trop dur à porter, si bien qu’elle avait fini par prendre la fuite, qu’elle avait laissé tomber la chasse pour essayer de n’être qu’une fille parmi tant d’autres et en un rien de temps elle s’était retrouvée manipulée, trompée par les transmutants. Elle avait retenu la leçon alors et maintenant elle faisait en sorte d’être à la hauteur de l’héritage de sa famille. Les Lecter ne pouvaient, de toute façon plus que compter sur elle et Desmond, vu que Beatrix et Felix avaient décidé de partir à l’autre bout du pays. Fallait bien que quelqu’un reprenne le flambeau et Trisha, elle ne pouvait pas juste se dire qu’elle était trop jeune pour ça. Elle n’était plus une enfant depuis longtemps et au moins, maintenant elle avait l’assurance que le type qui avait douté d’elle, quelques temps plus tôt, le mari de la transmutante qu’elle avait en face delle, il devait bien avoir compris la leçon. Qu’il s’estime heureux d’être encore en vie, il devait ça à ses gènes sans doute, parce qu’elle ne voyait pas l’intérêt Trisha, de tuer des humains. Ils étaient censés les protéger après tout. Alors elle n’était pas trop jeune, trop innocente ou trop faible, elle était juste réaliste et ceux qui ne perdait pas de vue le but initial des hunters : sauver l’humanité de la monstruosité des transmutants.

Peut-être que cette fille, elle ne valait pas beaucoup que son mari. Fallait croire que la règle qui disait qui se ressemble s’assemble était tout à fait justifiée dans leur couple. La brune alors, elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en entendant la réplique de l’enseignante en face d’elle. Elle aurait pu en rire sans doute. Voilà qu’elle était sûre qu’elle valait mieux que ça. Elles ne se connaissaient même pas, d’où est-ce qu’elle pouvait bien tirer ses assurances hein ? Elle savait ce qu’elle valait Trisha, elle était une hunter, l’une de ces personnes qui prenaient sur eux d’accomplir ce que d’autres n’avaient pas le courage de faire. Les Lecter, ils étaient braves, ils luttaient pour que l’humanité survivent, ils étaient prêts à mourir pour ça. C’était une noble cause aux yeux de Trisha, mais évidemment qu’une transmutante ne pouvait pas comprendre. Elle était née avec un gène muté, un gène dangereux, une abomination dans ses veines. C’était triste pour elle, elle n’avait jamais rien demandé à personne. Evidemment qu’elle ne pouvait pas comprendre et qu’elle essayait alors de se défendre avec des propos complètement idiots. On pouvait au moins lui accorder ça, elle n’hésitait pas à tenter le tout pour le tout pour essayer de s’en sortir. Aux cas désespérés, des solutions désespérées. Mais ça ne la sauverait malheureusement pas. « C’est pas comme si on se connaissait, alors je pense pas que vous soyez la personne la plus à même de juger ce que je vaux. » Elle haussa légèrement ses épaules. Ses parents, par exemple, ils pourraient et peut-être que s’ils étaient un peu moins paranoïaques, ils seraient même très fiers de la personne qu’elle était. En attendant, ils avaient tendance eux aussi, à douter de ses capacités, assez pour lui coller un garde du corps, qu’elle ne se fasse pas tuée et évidemment, ils avaient choisi le type le plus chiant du pays.

Liov n’était clairement pas un cadeau et c’était toujours compliqué de lui filer entre les pattes, alors peut-être qu’elle ferait mieux d’en finir vite avec cette chasse avant de rentrer chez elle comme si de rien n’était, elle pourrait même prétendre n’avoir absolument pas quitté son appartement de la soirée et Liov lui, il ferait comme s’il la croyait, histoire de mettre un terme rapide à toute sorte de discussion entre eux deux, la routine quoi. Moins ils se parlaient, mieux ils se supportaient. Fallait même avouer que la seule fois qu’elle l’avait trouvé intéressant ce type, ça avait été au fond d’un lit. Il était quand même pas mal, pour un vieux. Liov n’était de toute façon pas le sujet, ici et maintenant et elle préférait autant ne pas avoir à penser à ce type, y avait déjà assez de la blonde en face pour l’agacer, pas la peine d’en rajouter une couche. « Tu crois vraiment que tu vas réussir à me sensibiliser ou un truc du genre ? » Ça avait tout à fait l’air d’être ce qu’elle était en train d’essayer de faire, en attendant, elle avait son arme entre les mains et elle n’avait absolument pas l’intention de la lâcher, pour aller lui faire un câlin et le remercier de l’avoir aidée à comprendre qu’elle faisait fausse route. « Lecter. » Qu’elle répondit simplement à sa question, son prénom n’était pas important, le nom faisait largement l’affaire, ils étaient connu les Lecter dans la région, une famille de hunter qui avait une certaine réputation ici. C’était un nom qui suffisait presque à répondre à toutes les questions de la blonde. Elle était née comme ça, hunter dans le sang, elle ne connaissait que ça et ça lui allait très bien. « La seule et unique fois que j’ai laissé le bénéfice du doute à un gars comme toi, il a fini par se jouer de moi et au moment où il en a eu marre, il m’a juste effacé la mémoire comme si de rien n’était. » Elle aurait juré pourtant, qu’elle l’avait aimé ce type, qu’elle lui avait fait confiance, qu’elle avait changé pour lui. Mais à la minute où elle s’était rappelée de tout ça, elle avait compris son erreur et elle était restée seule, avec un cœur brisé. « C’est pour ça que je dois tirer. Vous êtes dangereux. » Manipulateurs en plus et dès qu’on leur laissait le bénéfice du doute, ils ne faisaient que prouver à quel point ils pouvaient être mauvais. Il fallait bien protéger l’humanité de ces monstres, alors c’était pour ça qu’elle devait tirer, pour ça qu’elle le ferait, avant de partir sans se retourner et sans regrets, juste persuadée qu’elle avait fait ce qu’il fallait.
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Harvey Sunderland

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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeDim 26 Fév 2017 - 13:00

fire is burning
trisha & liov & clémentine
Tu gagnes du temps. Tu gagnes du temps, Clementine, tu ne fais rien de plus. Parler, parler pour ne rien dire, questionner, questionner pour qu’elle se remette en cause ; attendre, attendre comme si tu avais la moindre chance qu’un salut inattendu vienne te sauver la mise. Tu parles, Clémentine, parce que tu as peur, parce que tu es terrifiée, parce que tu te demandes ce que tu as bien pu faire pour te transformer en cible, pour te transformer en monstre, pour te transformer en proie. Honnêtement, il suffit de te regarder dans un miroir pour savoir que tout ton être, que toute ta timidité maladive et ta manie de disparaître même sans utiliser ta nature spectrale, tout n’invite qu’à la moquerie, au rire et pour les plus stupides ou superstitieux, à la crainte. Tu gagnes du temps, lorsque tu lui dis qu’elle n’est pas comme ça. Tu gagnes du temps lorsque tu veux lui voir un avenir, lorsque tu veux la voir faire marche arrière. Mais tu gagnes du temps inutilement : tout ce que tu dis ne fait qu’affermir sa décision. Regarde là : tu gères des élèves chaque jour, ne me dis pas que tu manques ses certitudes, cette détermination dans son regard. Ne me dis pas que tu n’as pas l’impression de la comprendre, ce serait mentir et mentir, c’est mal, ma princesse. Surtout se mentir à soi-même. Mal, très mal. Ecoute-toi : elle vaut mieux que ça.

En es-tu aussi persuadée que ce que tu aimerais lui faire croire ? Après tout, tu ne la connais pas. « C’est pas comme si on se connaissait, alors je pense pas que vous soyez la personne la plus à même de juger ce que je vaux. » Regarde, même elle, elle le dit ! Alors cesse de parler, bon sang, cesse de parler et agis ! Agis, Clémentine ! Je ne veux pas mourir, pas plus que toi, tu le veux. Tu portes la vie, Clémentine, il n’y a pas que toi en jeu, il n’y a plus uniquement toi en jeu ! Il y a tes enfants, il y a ce qui subsiste de moi, il y a ta famille. Alors agis avant qu’elle-même ne le fasse et… tais-toi. Elle n’est pas obligée de se définir par cette violence ? Tu n’es pas obligée, toi, de te définir par ton pathétisme et pourtant tu le fais alors pourquoi n’aurait-elle pas le droit de faire ce qu’elle veut, elle ? Tu t’ériges en puissance moralisatrice alors que tu paniques dès que tes lacets sont mal faits, tu te poses en présence maternelle, rassurante, alors que tu n’as de souvenir de ta propre mère que ceux d’une folle vous précipitant contre un mur, contre un pont, pour vous tuer toutes les deux. Tu es instable, Clémentine, et tu le sais ; tu es instable, tu es ridicule, tu es pitoyable et si tu continues à t’obstiner dans cette voie du blabla inutile, tu vas mourir. Qu’est ce que tu te crois capable de faire ? Tu es à peine capable de te convaincre toi-même que les mutants ne sont pas des monstres issus de tes cauchemars, alors bon… « Tu crois vraiment que tu vas réussir à me sensibiliser ou un truc du genre ? » Elle n’a pas tort, cette gamine, et si elle ne menaçait pas aussi dangereusement ta vie et la mienne, je crois que je pourrais l’apprécier. Ça, c’est une fille comme celle que j’aurais aimé avoir. Une fille normale, déjà, autant que le puisse être une chasseuse clairement dérangée mais bon on ne peut pas tout avoir, et une fille avec un peu de jugeote, un peu de volonté, un peu de conviction… pas ce gros tas de guimauve que tu te plais à être en attendant d’être posée au-dessus d’un feu de camp. Elle n’a pas tort, dans tous les cas, et toi… tu te bats contre des moulins à vent. Et tu t’obstines, alors même que c’en est ridicule. « Peut-être bien, oui. » Tu en relèves même le menton. Ce n’est pas ce genre d’obstination que je veux, Clementine, ne comprends-tu pas ? Je veux que tu te battes. Pas que tu t’imagines réécrire le monde avec des crayons de couleur et un peu de mièvrerie. Il n’est pas trop tard : il est déjà trop tard, bien au contraire. Et ce « Lecter. » qu’elle te lâche en est la preuve.

Il est déjà trop tard. Et l’heure tourne. Tu as gagné du temps, Clementine, tu as gagné quelques minutes, mais le fait est que ta situation n’a pas changé. Tu pourras disparaître, tu pourrais te rendre intangible, tu pourrais t’enfuir de cette réalité, te déphaser, embrasser ta nature de fantôme mais tu as choisi de ne pas le faire ; Et il est trop tard pour négocier une fuite. Elle va tirer. Et toi tu vas soit mourir, soit risquer la vie de tes enfants. Soit découvrir une troisième option, qui me laisserait bien perplexe. Qu’attends-tu, Clementine ? Le prince charmant ? Ton stupide Dhan n’est pas là, il est inaccessible et vu son efficacité pour se faire tirer dessus, je doute qu’il te soit d’une grande utilité. « La seule et unique fois que j’ai laissé le bénéfice du doute à un gars comme toi, il a fini par se jouer de moi et au moment où il en a eu marre, il m’a juste effacé la mémoire comme si de rien n’était. C’est pour ça que je dois tirer. Vous êtes dangereux. » Tu la fixes avec tes grands yeux.

Bon sang, quand tu fais ça, on dirait une truite. Ou une carpe. Ou tous les animaux les plus stupides et les plus insignifiants auxquels on pourrait te comparer. Si encore ça pouvait te servir à quelque chose mais tout ce que tu trouves à faire, c’est commencer à paniquer. Enfin. Pas que tu ne paniquais pas déjà, Clementine, mais là… les signes physiques commencent à s’imposer réellement sur ton être : ces tremblements, cette nervosité, cette concentration que tu déploies pour ne surtout, surtout pas te déphaser bien que tous tes instincts te supplient de le faire. « Tu as dû être sacrément traumatisée à l’école pour qu’une professeur de biologie te paraisse dangereuse… » tu souffles encore, comme une bravade, sans plus oser faire le moindre mouvement. « S’il te plait… » Tu supplies maintenant. Mais fuis, fuis donc Clementine ! Arrête de lutter ! Fuis, évapore-toi dans une autre réalité ! Tu te crispes tellement que tu en as mal à l’estomac. Souhaites-tu à ce point faire une fausse couche ? Toutes les voies ne mènent qu’à ce terme, après tout, à celui-là ou à ton cadavre. Fuis, Clémentine, sauve ta vie… « Je suis enceinte, tu ne peux pas… je t’en supplie… » Tes bras se croisent sur ton ventre, dans l’espoir illusoire de le protéger.


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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeDim 26 Mar 2017 - 15:55


blood will flow into the ocean.
clementine stevens et trisha lecter

Elle parle, elle parle, elle parle. Ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Elle essaie de gagner du temps, peut-être qu’elle a l’espoir que quelqu’un rapplique pour la sauver. Peut-être qu’elle sait que quelqu’un doit venir. Quelle différence ça ferait ? Elle avait une arme pointée sur elle, il lui suffisait d’à peine une seconde pour appuyer sur la détente, plus de temps qu’il ne faudrait à son potentiel sauveur pour pousser la porte et entrer dans la salle. Alors parler, ça ne servait pas à grand-chose, certainement pas à pousser la chasseuse à remettre en cause ses choix de vie. Elle était une Lecter, la chasse, elle était dans ses veines, un héritage dont elle était fière et dont elle connaissait les bénéfices pour l’humanité. Les transmutants, c’était tous les mêmes, des monstres qui n’hésitaient pas à manipuler les autres pour arriver à leurs fins. C’était pas ce qu’elle essayait de faire la blonde en face d’elle ? Entrer dans sa tête pour la raisonner ou une connerie de ce genre. C’était ce qu’avait fait son ex-petit-ami, pour la convaincre qu’elle avait tort de se battre aux côtés des hunters. Peut-être que c’était même ce que Beatrix avait fait. Elle l’avait poussée à croire en ses belles paroles, à penser que ce n’était pas grave qu’elle soit une transmutante, parce qu’elle avait usé de cette malédiction pour participer à la création d’un vaccin, qu’elle en assumait lourdement les conséquences maintenant. Elle avait cru en Beatrix et pourtant, cette dernière s’était barrée sans se retournée. Peut-être que ça venait des transmutants ça, cette capacité à endormir les autres de belles paroles, avant de les trahir. C’était à se demander si Felix n’en avait pas été un aussi, puisque lui aussi, il s’était barré comme un lâche dès qu’il en avait eu l’occasion. Au moins, elle était certaine que Desmond et elle, ils étaient bien humains.

Il faudrait plus que quelques mots pour la faire changer d’avis. Elle n’avait pas l’intention de reculer, Trisha, elle faisait ce qui était juste, ce que trop peu de personnes osaient faire. Elle faisait ce qu’elle avait à faire, ce qu’on lui avait appris depuis qu’elle était toute petite. Elle avait déjà trahi les siens une fois, elle n’allait pas recommencer maintenant, pas après tout ce que ses erreurs avaient causées comme tort dans sa famille. Elle n’avait aucune raison d’avoir pitié de cette fille. Contrairement à son mari, qu’elle avait épargné quelques semaines plus tôt, qui avait été complètement humain, elle, c’était une transmutante. Alors, Trisha, elle ne put retenir un léger ricanement suite à la réponse de la prof en face d’elle. Elle avait vraiment eu l’espoir que ces mots suffisent à la sensibiliser ? Comme si une phrase, balancée par une inconnue, pouvait vraiment avoir son importance dans l’esprit de la brune. C’était les mots de ses parents, qui résonnaient avec plus de force que jamais au fond de son esprit. Son père, sa mère, ceux qui avaient fait d’elle ce qu’elle était. Eux ils étaient importants pour elle. Eux, ils étaient ceux qu’elle se devait d’écouter. Ils étaient des Lecter, ce nom qu’elle balança, comme la preuve de ce qu’elle était, une hunter, convaincue par ce qu’elle faisait, tout autant que le reste de sa famille, ou du moins, ce qu’il en restait aujourd’hui dans les rues de la ville de Radcliff. Elle n’allait pas changer en un claquement de doigts parce qu’une transmutante essayait d’avoir de belles paroles à son encontre, ça n’avait jamais marché ça, ça n’avait fait que l’aveugler à une époque où elle avait été bien plus naïve qu’aujourd’hui. C’était fini à présent, alors, tout ce qu’elle faisait Clémentine, c’était user inutilement sa salive.

A en juger la tête qu’elle tirait, elle commençait à comprendre, sans doute, qu’y avait rien qui la ferait reculer, qu’elle avait fait son choix depuis longtemps, pas seulement ce soir, mais depuis des années. Depuis toujours sans doute, alors que la chasse, ça faisait partie des bases de son éducation, celles qui étaient ancrée en elle depuis aussi loin qu’elle s’en souvienne. Elle leva les yeux au ciel quand cette dernière parla de biologie, comme si c’était le fait qu’elle soit prof de bio qui l’avait amenée dans ce lycée ce soir, une arme à la main. « Tu sais très bien que c’est pas pour ça que je suis là. » Peut-être qu’y avait bien une histoire de biologie là-dedans, mais ce n’était pas parce qu’elle l’enseignait, c’était parce qu’elle portait en elle, dans ses gènes une mutation qui représentait un véritable fléau et dont il était essentiel de se débarrasser. Si elle pourrait ce soir – ce dont Trisha ne pouvait évidemment pas douter – ce serait une transmutante de moins sur terre, en somme, un monstre de moins à fouler le sol de cette planète. Maintenant, elle suppliait, mais c’était trop tard, elle s’en fichait de ses plaintes et de ses ‘s’il te plait’ et peut-être que le reste de ses propos aurait dû la rendre plus sensible. Elle était enceinte. Et puis ? Qu’est-ce que ça pouvait lui faire à Trisha ? Au pire, si ça se trouve, son bébé ce serait une erreur de la nature, un transmutant, tout comme sa mère, alors autant en finir maintenant. « Désolée pour toi. » Qu’elle répondit en haussa les épaules, complètement insensible à cette histoire de bébé. Elle s’en fichait, alors son arme braquée sur la blonde, elle appuya sur la gâchette, un coup de feu qui vint briser le silence dans ce lycée. Au moins, ça c’était fait et ça ressemblait à une victoire, pour la cadette des Lecter.
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Harvey Sunderland

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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeMar 4 Avr 2017 - 22:06

fire is burning
trisha & liov & clémentine
Pas aujourd’hui. Un jour, tu comprendras. Un jour, tu grandiras. Un jour, tu m’oublieras. Mais pas aujourd’hui. Clémentine, je suis certaine qu’un jour, tu ouvriras les yeux et tu verras le monde tel qu’il est et non déformé par le prisme de mon hérésie, par le filtre de ta naïveté et ou encore par simplement les ombres de tes terreurs futiles, de tes tics, de tes tocs, de tout ce qui fait de toi une femme aussi adulte qu’enfant, aussi instable que stable, aussi intelligente que stupide. Et pour être stupide, tu l’es, ma princesse, actuellement. Tu parles, tu parles et tu parles encore, un jour tu cesseras de croire que tout peut s’arranger en parlant. Mais pas aujourd’hui. Peut-être même jamais. Et tu le sais, tu le sens, il te suffit de regarder celle qui a déjà tiré sur ton mari, celle qui va te tuer. Tu le sais, que peut-être que dans dix minutes, il sera trop tard. Trop tard pour attendre le jour où tu cesseras d’être pathétique, trop tard pour attendre le jour où tu prendras véritablement les devants. Trop tard pour continuer à espérer qu’un simple s’il te plaît face changer des personne comme cette Lecter. Il n’y a pas d’humour dans tes suppliques, il n’y a qu’un sursaut d’orgueil, qu’une tentative désespérée de tout tenter, absolument tout. De repousser l’inévitable, de semer l’inéluctable, comme si tes mots et tes phrases allaient pouvoir mettre de la distance entre ses décisions et ses actes. « Tu sais très bien que c’est pas pour ça que je suis là. » Ou, tu le sais bien, ma Clémentine. Tu le sais, tu le comprends, tu commences même à l’anticiper lorsque tu recules d’un pas, d’un pas ridicule.

Si tu veux vivre, Clémentine, alors fuis. Ou jette toi sur elle. Ne reste pas simplement figée là, comme une petite idiote. Ne reste pas à attendre, passive comme tu as toujours su l’être, comme si tes actions ne pouvaient tout simplement pas avoir d’effet sur le monde qui t’entoure. Qu’attends-tu, Clémentine ? Tu crois encore en la puissance cachée de quelques mots, de quelques aveux alors qu’il est évident que rien, strictement rien ne la fera changer d’avis ? Tu es enceinte, tu l’avoues, tu le confesses du bout des lèvres comme une manœuvre désespérée. Et tu l’es, ma petite puce : désespérée. Tu es enceinte, tu portes la vie, elle, transporte la mort au bout de ses doigts. A quoi t’attends-tu ? Qu’elle lève les mains, lâche son flingue et s’excuse en te disant qu’en effet ça change tout ? Elle t’exècre pour ce que tu es, tes enfants à naître seront certainement comme toi… à quoi, bon sang, t’attends tu comme réaction ? « Désolée pour toi. » Et moi aussi, moi aussi ma petite Clémentine, je suis désolée pour toi. Désolée de te voir fermer les yeux et laisser une larme glisser sur ta joue, désolée de voir que tu n’as aucune combativité. Strictement aucune. Passive, passive jusqu’au bout. Tu tressautes au coup de feu, les yeux fermés alors que la balle déchire ton chemisier, déchire ton tricot de peau, traverses ta chair. C’est brutal, c’est immédiat, autour de toi, le bruit est assourdi. Lointain. Lorsque tu rouvres les yeux, c’est pour ne voir que le néant. Une fraction de seconde. Avant que tu ne te rephases avec la réalité, avant que tu ne te dévoiles, totalement nue devant elle, ton ventre légèrement arrondi mis en avant, indemne. Complètement indemne. Tes mains se précipitent sur ta poitrine, sur ton ventre, comme pour le protéger. Tes doigts récupèrent ta chemise trouée avec nervosité, tu abandonnes l’idée de la remettre lorsqu’elle te glisse entre les doigts. Et tu deviens translucide, autre refuge à ta nudité.

Le déphasage à son apogée : tu n’appartiens plus à cette réalité, tu es ailleurs et si sur tes iris s’étirent un filtre obscurci, comme pour te rappeler que plus le temps passera, plus tu t’éloigneras, tu continues à la fixer. « Tu ne peux pas me toucher » Résonne ta voix désincarnée, distante. Lointaine, désespérément lointaine. Es-tu un fantôme, ma petite Clémentine, ou n’es-tu qu’un écho que l’on a arraché à son enveloppe, une âme sans carapace, aussi volubile que l’air mais aussi dense qu’un peu de rosée qu’un rayon de soleil suffit à faire disparaître ? Ta substance devient de plus en plus transparente, mais tu ne la quittes toujours pas des yeux. Ou plutôt, tu ne la quittes des yeux que pour contempler tes affaires que tu vas être contrainte de délaisser. « Laisse-moi passer, tes armes ne peuvent rien contre moi. Tu vois, c’est voué à l’échec. » Loin de moi l’idée de faire ma rabat-joie, mais n’es-tu pas en train de la provoquer, malgré ta voix douceur et dépourvue d’ironie, dépourvue de moquerie ? Ne serais-tu pas, par hasard, en train de jouer avec son orgueil, d’une quelconque manière ? « En revanche, le coup de feu a dû attirer quelqu’un. Il n’est pas si tard pour que même les alentours du lycée soient déserts. » Tu vas vivre, Clémentine. Ou plutôt, tu n’es pas en vie, donc tu ne peux pas mourir. Nous l’avons oublié toutes les deux, ou du moins tu t’es crue capable de contrôler ta véritable nature au point de préférer la douleur au risque, à ce risque que tu fais courir à tes petits bébés. Mais ta spectralité, ma Clémentine, tu n’as pas à forcer pour la maintenir. C’est pour être dense, c’est pour être , c’est pour être réelle que tu dois lutter en temps normal. Là… tu respires librement. Tu bouges librement. Tu es déphasée.

C’est le moment de fuir. Pas de rester dans le coin. C’est le moment, Clémentine, et tu te diriges vers elle dans la ferme intention de la contourner ou de la traverser, pour mieux sortir, te déphaser complètement, perdre la vue, perdre l’ouïe, perdre l’odorat, perdre le toucher, perdre tout sauf un lien tenu, sous tes pieds, pour suivre un chemin et retrouver ton appartement.


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MessageSujet: Re: (clem, liov) • fire is burning.   (clem, liov) • fire is burning. Icon_minitimeMar 18 Avr 2017 - 17:17


blood will flow into the ocean.
clementine stevens et trisha lecter

Tuer des transmutants, c’est ce qu’elle a passé sa vie à faire, Trisha. C’est ce qu’on lui a appris à chacun des entrainements qu’on l’a forcé à subir dès son plus jeune âge. Elle était faite pour ça, elle était née pour ça, toute sa destinée, elle avait été tracée par le nom de son père, celui de sa mère et l’héritage qu’ils avaient choisi de laisser en ce monde. Elle était une chasseuse, une vraie. De ceux qui ne s’adoucissent pas pour une raison ou pour une autre, de ceux qui tirent avec des vraies balles et non des doses de NH25. Elle était une Lecter et elle avait trop longtemps renié ses origines pour se permettre de le faire encore aujourd’hui. Elle voulait que ses parents soient fiers d’elle, qu’ils voient bien que toutes les erreurs qu’elle avait pu commettre par le passé, elles étaient loin derrière elle. Il avait toujours été plus facile pour ses parents de croire en Felix, en Beatrix ou même en Desmond, plutôt qu’en elle. Elle était même certaine qu’à une époque, ils avaient été plus à même de croire en les capacités d’Alec Lynch qu’en les siennes. Pourtant il n’était qu’un étranger à la famille, le meilleur ami de Felix que ce dernier avait conduit jusque dans le monde de la chasse. Tout le monde avait toujours été plus estimé qu’elle, parce qu’elle était la cadette, la petite fille qu’on voulait protéger avant tout, comme si son statut de petite dernière la rendait indéniablement plus fragile que les autres. C’était pas le cas, elle n’était pas fragile Trisha, elle était forte et elle au moins, elle était toujours là, ce n’était pas le cas de Felix ou de Beatrix.

Elle était là, bien décidée à se faire remarquer, bien décidée à se rattraper et qu’on puisse enfin voir qu’elle était la digne fille de ses parents, par une gamine qui avait besoin d’un garde du corps pour la protéger. Il était où de toute façon Liov ce soir ? Elle se serait presque attendue à le voir débarquer de nulle part juste pour l’emmerder. Il était doué pour ça celui-là. Mais bon, il devait bien avoir une excuse, du style qu’elle était trop chiante, qu’il en avait marre de se la coltiner, qu’elle n’était qu’une gamine qui ne comprenait rien à rien. M’enfin, en attendant, c’était lui qui faisait son boulot n’importe comment. Tant mieux, sans doute, parce qu’elle était fatiguée de l’avoir tout le temps sur le dos celui-là. Elle était venue dans ce lycée toute seule, comme une grande, après avoir suivie une piste, comme une grande encore. Maintenant, elle voulait juste tuer cette transmutante et en finir avec cette histoire. Qu’elle soit enceinte, elle s’en fichait, Trisha, peut-être que ça faisait d’elle un monstre, ou quelque chose dans ce genre-là, mais elle s’en fichait. Elle faisait ce qu’elle devait faire et les véritables monstres, c’était les transmutants, certainement pas ceux qui risquaient leurs vie pour débarrasser le monde de ce fléau. Alors, elle n’avait pas hésité au moment de presser la détente de l’arme qu’elle avait en main, tirant sur la prof de biologie en face d’elle, en se fichant bien du reste, du bébé qu’elle pouvait porter ou bien du mari qui l’attendait gentiment à la maison, celui qu’elle avait rencontré quelques semaines plus tôt et à qui elle avait tiré une balle également, moins mortelle que celle qu’elle venait de lâcher.

Elle recula de quelques pas, confuse face au spectacle qui se jouait devant ses yeux. Merde qu’est-ce qu’il venait de se passer ? La balle était passée à travers ? C’était bien ce qu’elle disait, les transmutants étaient des monstres. Elle, elle venait de survivre à une balle en pleine poitrine. Est-ce que son don, elle pourrait s’en servir pour s’échapper d’une prison ? C’était bien le problème avec les transmutants, ils étaient dangereux et en plus, ou ne pouvait pas les maintenir enfermés. « Qu’est-ce que … ? » Ce fut les premiers mots qui passèrent les lèvres de la jeune femme face à la scène en face d’elle et pourtant, elle savait très bien ce qui était en train de se passer. C’était une transmutante, elle avait un pouvoir bien évidemment. Elle n’allait pas la laisser s’en tirer comme ça, comme si de rien était. « Va te faire foutre. » Elle n’allait pas la laisser passer gentiment quand même. Elle ne pouvait pas la tuer ? Ça ne l’empêchait pas d’essayer et si quelqu’un avait entendu le coup de feu, Trisha savait qu’elle serait bien loin avant que les flics n’arrivent, alors, elle appuya sur la gâchette une nouvelle fois et puis encore une fois  et une autre, sans être sûre que la jeune femme était encore là en face d’elle ou même dans la pièce, qu’importait, elle continuait de tirer, quitte à vider son chargeur, ça n’avait pas d’importance, ça la rendait folle de rage cette histoire et bizarrement, tirer, entendre les coup de feu retentir comme un bruit abrutissant sans un coin de son crâne, ça l’aidait à évacuer sa rage, sa frustration, alors elle tirait encore, alors que ce monstre venait de lui voler sa victoire.
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